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Le Monde de Narnia, Tome 1 : Le Neveu du magicien de C. S. LEWIS

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Le Monde de Narnia, Tome 1 :

Le Neveu du magicien
de C. S. LEWIS
Editions Gallimard Jeunesse,
2005, p. 113

Première Publication : 1955

Pour l’acheter : Le Monde de Narnia, Tome 1

Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C. S. Lewis, né le 29 novembre 1898 et mort le 22 novembre 1963, était un écrivain et universitaire irlandais. Il est connu pour ses travaux sur la littérature médiévale, ses ouvrages de critique littéraire et d’apologétique du christianisme, ainsi que pour la série des Chroniques de Narnia parues entre 1950 et 1957.
Il était un ami très proche de J. R. R. Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux, aux côtés duquel il a enseigné à la faculté de littérature anglaise de l’université d’Oxford ; ils faisaient tous deux partie du cercle littéraire des Inklings.
Les œuvres de C. S. Lewis ont été traduites en plus de 40 langues et le recueil des Chroniques de Narnia s’est vendu à plus de 120 millions d’exemplaires dans le monde et continue à se vendre au rythme de plus d’un million d’exemplaires par an. Le Monde de Narnia a également été adapté à plusieurs reprises au théâtre et au cinéma.

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♣ ♣ ♣

Polly trouve parfois que la vie à Londres n’est guère passionnante… jusqu’au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère malade et un vieil oncle original. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu.Commence alors la plus extraordinaire des aventures…

Après le premier tome du Seigneur des Anneaux il y a quelques jours, voilà le billet sur le premier tome du Monde de Narnia écrit par Monsieur C. S. Lewis, grand ami de ce cher J.R.R. Tolkien. Bref. Je possède le gros pavé qui réunit les sept tomes de l’histoire, car je l’ai trouvé d’occasion à 5€ environ, donc ça valait plus le coup que d’acheter les sept volumes séparément, et en plus, ça prend moins de place dans la bibliothèque. Par contre, dur de s’enfiler les sept histoires d’un coup, et c’est pour cela que nous avons décidé – avec un bon nombre de Livraddictiens -, de fragmenter la découverte (un tome par mois). Voilà qui motive cette lecture plutôt lourde !
Encore une fois (après la Joueuse de Go lu juste avant), il s’agit d’une relecture pour moi car je m’étais déjà attaquée à ce pavé lors de son achat (il y a presque deux ans maintenant), mais je m’étais arrêtée après trois tomes et une indigestion, n’en pouvant plus ! Une nouvelle fois, arriver au bout de ce premier tome a été difficile… et je n’arrive pas à comprendre d’où vient le problème ; l’histoire sans être tout à fait extraordinaire est plutôt mignonne, le style (enfin la traduction) pas plus horrible que d’autres,… je suspecte le caractère trop enfantin et manichéen d’être à l’origine de mon ennui… Développons tout ça ; peut-être qu’en rédigeant, j’arriverai à mettre le doigt sur ce qui cloche !

cslewisPolly et Digory vivent à Londres dans des maisons mitoyennes. Enfants curieux et aventureux, ils décident un jour pluvieux de visiter les maisons voisines (et surtout celle abandonnée un peu plus loin), en passant par les greniers reliés entre eux, sautant de poutres en poutres. Ils arrivent devant une petite porte, l’ouvrent, confiants dans leurs calculs, pensant atterrir dans la maison « hantée » ; mais il n’en est rien, les voilà arrivés tout droit dans le grenier secret de M. Ketterley, vieil oncle de Digory, que tout le monde pense fou.
Le vieillard séduit la petite Polly et parvient à lui faire enfiler une bague jaune, et pouf, la voilà qui a disparu, emportée dans un univers parallèle. Digory n’a pas le choix, il doit lui aussi enfiler une bague de la même couleur (et apporter deux bagues vertes avec lui – destinées au retour) pour rejoindre son amie et ensuite rentrer tous les deux, sains et saufs… Les deux enfants semblent avoir atterri dans un bois habité par plusieurs petites mares, qui conduisent chacune vers un monde différent.
Après quelques tests peu concluants, les voilà dans un château silencieux, tout le monde semble endormi depuis des dizaines d’années. Digory ne peut s’empêcher de taper avec un marteau sur la cloche présente dans la grande salle, réveillant ainsi une belle géante, qui se révèle vite avoir le caractère d’une dictatrice… La Reine blanche est réveillée et est bien décidée à conquérir le monde des deux enfants, en rentrant avec eux à Londres. Les ennuis ne font que commencer pour les deux enfants, mais aussi et surtout, pour le vieil oncle qui malgré tous ses efforts pour séduire la belle reine, ne parvient qu’à devenir son esclave…

Il faut savoir que ce premier tome a en fait été rédigé en sixième position, pour, à mon avis, donner une introduction aux volumes suivants (d’ailleurs, les adaptations cinématographiques suivent les dates de rédaction des tomes, le premier ayant été Le Lion, la Sorcière blanche et l’Armoire magique). Une introduction, c’est tout à fait le terme approprié pour ce premier tome.
L’auteur met en place le monde de Narnia ; on découvre le Lion, créateur et roi des lieux qui, devant les enfants, fait naître chaque brindille, chaque arbre, chaque fleur et chaque animal de ce monde, qui devient le monde de Narnia. On découvre également la Reine blanche, personnage important pour la suite des évènements ; mais aussi les premiers roi et reine humains de Narnia. Les dernières lignes de ce premier tome font le lien avec le suivant, on comprend alors comment les deux histoires peuvent être liées, et surtout, comment l’armoire magique de cet opus se retrouve à Londres, dans la propriété d’un vieux professeur… Comme je connais l’histoire du tome suivant (adapté en film, souvenez-vous), j’ai aimé découvrir la mise en place de tous ces éléments ; mais ça n’a pas été suffisant pour me charmer.
Un des « problèmes » du récit tient à la personnalité des enfants que je n’ai pas du tout su apprécier ; à aucun moment je ne me suis attachée à eux… Il y a de la magie, de jolies scènes… mais je me suis ennuyée ! Pourtant, j’aime beaucoup les histoires magiques pour enfants habituellement, mais là, rien, aucune étincelle. Est-ce trop manichéen pour moi ? Sans doute. Très moralisateur également, surtout lorsqu’on se penche sur le passage de la pomme interdite sur l’arbre (ça ne vous rappelle pas un passage biblique par hasard ?)… C’est clairement un texte pour les enfants, alors peut-être suis-je tout simplement trop « vieille » pour pouvoir le savourer pleinement…

narnia001Pourtant, je sais apprécier des textes destinés aux plus jeunes habituellement (les ouvrages enfantins de Roald Dahl, les premiers opus de la saga Harry Potter,…). Alors où est le problème ? Peut-être dans le style. Je ne peux parler ici que de la traduction (signée Cécile Dutheil de la Rochère) qui n’est pas offerte par les mêmes personnes selon les tomes ; peut-être que le « style » des prochains opus me séduiront plus, peut-être que les traductions me convaincront davantage… Bref.
L’auteur s’adresse parfois aux lecteurs, leur faisant quelques clins d’œil (très visible dans les premières phrases du texte, par exemple : « C’est une histoire qui s’est passée il y a très longtemps, à l’époque où votre grand-père était un petit garçon. »), mais encore une fois, je n’ai pas été emportée par ce lien. C. S. Lewis tente également de mettre un peu d’humour dans son récit, mais non, ça ne prend pas non plus (contrairement aux textes de Roald Dahl). Les descriptions sont maladroites et même parfois contradictoires ; je n’ai jamais réussi à m’imaginer les lieux, les personnages (heureusement que les films sont là pour me donner une idée de la tête de la Sorcière blanche par exemple)… Quant aux dialogues, ils n’apportent pas grand-chose à mon goût, surtout ceux entre les deux enfants… Encore une fois, l’ensemble est clairement destiné aux plus jeunes !
En revanche, petit point positif : l’épaisseur de ce tome (à peine 115 pages et heureusement !) et la taille des chapitres. Ces derniers sont courts (huit/dix pages en général), ce qui permet des pauses fréquentes (et croyez-moi, malgré la brièveté de cet opus, j’en ai eu besoin !) et ce qui permet également aux enfants de pouvoir s’arrêter chaque soir, après un petit chapitre (du moins j’imagine, je n’ai pas testé !).

Je dois avouer que je regrette un peu, maintenant, d’avoir acheter ce volume qui rassemble les sept tomes ; oui, c’était une affaire niveau prix, mais le livre n’est pas du tout pratique ! Il est d’une telle épaisseur qu’il est impossible de le transporter à moins que vous vouliez tester la résistance de votre sac à main (il est sacrément lourd et encombrant !). Peut-être vaut-il donc mieux (même si c’est plus cher et prend plus de place dans la bibliothèque) se procurer chaque tome séparément…
Pour terminer sur un élément très agréable de l’ouvrage – quand même, il y a des choses agréables ! -, je vous parlerai des illustrations qui sont très jolies. Bon, oublions celle de la couverture (cette tête de lion n’est absolument pas appropriée à mon goût !) et concentrons-nous un peu sur celles qui accompagnent le texte : une grosse en introduction sous le titre du tome (ici les deux enfants volants sur un « pégase ») et des plus petites en tête de chaque chapitre (donc au nombre de quinze pour ce premier volume, car quinze chapitres). Ce sont de petites images en noir et blanc (type gravures) qui rappellent une scène clef du chapitre qu’elles introduisent (la réunion des animaux autour du lion par exemple). Elles sont les bienvenues, surtout pour ceux qui, comme moi, ont eu vraiment du mal à mettre des images sur les descriptions de C. S. Lewis. Bien sûr, elles ne sont pas assez nombreuses pour nous renseigner sur tout (pour cela, regardez les films !) mais elles aident bien. Je pense que les enfants doivent apprécier cette petite attention qui leur remémore les livres qu’ils pouvaient feuilleter plus jeunes tout en leur rappelant (par leur petit nombre) que maintenant, ils sont grands, et lisent donc des livres avec beaucoup de textes et pas beaucoup d’images !

Pour conclure, je ne suis pas fâchée de ne lire qu’un tome à la fois, c’est suffisant car assez indigeste à mon goût. Et je suis également ravie de cette lecture commune qui me motive à continuer et à aller au bout ; sans elle, je crois que ce pavé aurait dormi encore quelques années dans ma PAL…

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Une réflexion sur “Le Monde de Narnia, Tome 1 : Le Neveu du magicien de C. S. LEWIS

  1. J’avais adoré à ma première lecture, et quelques années plus tard c’est moins passé. Surtout certains tomes qui sont trop tournés ‘religion’.

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