Bazar de la Littérature

Merlin, Tome 1 : La Colère d’Ahès de Eric LAMBERT, Jean-Luc ISTIN et Bruno STAMBECCO

4 Commentaires

merlin-copie-1
Merlin, Tome 1 :
La Colère d’Ahès

de Eric LAMBERT,
Jean-Luc ISTIN et
Bruno STAMBECCO

Soleil Productions,
2008, p. 50

Première Publication : 2000

Pour l’acheter : Merlin, Tome 1

Sa passion pour la bande dessinée devenue primordiale, Eric Lambert décide, en 1997, de répondre à une petite annonce publiée par Zone Créative. Immédiatement séduite, cette maison d’édition lui propose de participer au BD Clip numéro 2, un collectif d’auteurs qui n’est hélas jamais paru… Mais en 1999, Jean-Luc Istin le contacte et lui propose un projet d’une grande ampleur : Merlin !

Jean-Luc Istin est un auteur de bande dessinée né le 1er août 1970. Il est actuellement directeur de la collection Soleil Celtic éditée chez Soleil Productions.

Ahès, grande déesse du monde « féérique », veut sauver son peuple de la disparition suite à l’apparition de la nouvelle religion au dieu unique. Pour se faire, elle décide de créer un « libérateur », un sauveur. Elle fait donc appel à Elaüm, un esprit des airs, et le charge de séduire une jeune femme vierge pour qu’elle porte son enfant.
Maëlle, jeune paysanne bretonne subissant les mauvaises fréquentations de sa soeur, reste pure en toutes circonstances. Pourtant, elle fait des rêves étranges et finit par tomber enceinte… par l’opération du saint esprit !
Rejetée par tout le village, seul Père Blaise, un ancien druide « reconverti » ne lui tourne pas le dos et l’aide à s’enfuir. Tous deux se réfugient dans la forêt et y élèvent le nouveau-né baptisé Merlin…

J’ai décidé il y a peu, de m’intéresser un peu plus à la BD pour élargir mes horizons. Le problème, c’est que je n’y connais absolument rien et que, vu le prix d’un volume, il vaut mieux ne pas se tromper ! J’avais quelques euros qui restaient sur un bon d’achat et j’avais envie d’en profiter pour m’offrir cette chose que je n’ose jamais acquérir : une BD ! J’ai un peu farfouillé de-ci, de-là, me basant sur les couvertures, les noms des éditeurs et les résumés…
Et je suis tombée sur ce premier tome de la saga Merlin. Un titre qui annonçait un thème qui me passionne, le nom de Jean-Luc Istin qui ne m’est pas inconnu, le logo de Soleil Productions qui fait partie des rares maisons d’édition BD que je connais et surtout, une offre à 4,95€ ! Il ne m’en fallait pas plus pour me décider.

Après cette découverte, j’avoue que je suis mitigée et je me demande si je lirai la suite qui n’existe pas à 4,95€… J’ai aimé le thème, évidemment, l’utilisation de plusieurs versions du mythe,… mais j’ai vraiment eu du mal avec les dessins (et les couleurs) surtout ceux des personnages… et c’est quand même dommage quand on lit une BD ! ‘
Si j’ai choisi ce titre plutôt qu’un autre, ce n’est pas seulement pour le faible prix mais aussi et surtout pour son thème et son genre. En effet, l’histoire de Merlin, qui me passionne, entraîne un monde magique qu’on pourrait presque qualifier, j’imagine, de fantasy ; genre qui fait partie de mes préférés.

La conception de Merlin est ici mise en scène avec un esprit de l’air pour géniteur. Jean-Luc Istin (le scénariste), privilégie donc une version « païenne », témoin des anciennes traditions. Il oublie le côté trop « chrétien » des autres versions qui veut que Merlin soit le fils du Diable ; mais il ne met pas pour autant la christianisation du mythe (très présente dans les romans arthuriens après le XIIème siècle) de côté, puisqu’il introduit la figure du Père Blaise en tant que tuteur, père « spirituel » de l’enfant.
Les druides côtoient la nouvelle religion et les créatures « féériques » (Elaüm, l’esprit de l’air, par exemple). Et c’est ce « mélange » de  versions qui m’a le plus séduite puisque parfois, j’ai cru retrouver des éléments de textes que j’ai lus et aimés : L’Enchanteur de René Barjavel, Le Pas de Merlin de Jean-Louis Fetjaine, Le Cycle de Pendragon de Stephen Lawhead ou encore Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley. La lutte entre ancienne et nouvelle religion en pays « celte » est effleurée dans ce premier tome, et franchement, j’adore !

istinVenons-en maintenant au point « faible » de cette BD, et non des moindres : le dessin signé Eric Lambert. Autant j’ai réussi à apprécier le trait des illustrations des paysages, autant j’ai eu beaucoup de mal avec la représentation des « êtres humains ». Je trouve le trait dur, presque « vulgaire » (désolée, je ne trouve pas de mot plus approprié pour ce que je veux dire). J’aurais aimé un tracé « fluide », un peu « aérien », plus « mystique » (pour aller avec le thème, Merlin n’est quand même pas le paysan du coin !) ; là, c’est très marqué, très « terre-à-terre ». Je peine à exprimer mes impressions, c’est difficile de mettre des mots là-dessus ; mais j’espère que vous aurez saisi l’idée générale.
De même pour les couleurs, signées Bruno Stambecco, qui m’ont plu lorsqu’elles sont liées à des paysages (forêt, mer déchaînée,…) mais m’ont semblé trop « crues », trop « vives », trop… trop, lorsqu’elles colorisent les personnages, les êtres humains surtout (car Elaüm, l’esprit de l’air, est plutôt réussi dans son genre). J’ai aussi été gênée par leurs expressions, lorsqu’ils sont en colère, ont du chagrin… encore une fois, j’ai trouvé ça trop « brute de décoffrage » avec un manque de sensibilité.
Bref, vous l’aurez compris, niveau dessin, c’est pas trop ça, alors quand on lit une BD, c’est une peu bête ! Et dans ce cas-là, si j’ai envie de retrouver l’histoire de Merlin, autant choisir un bon roman…

Bon, comme pour toutes les BDs, c’est très court : 50 planches, donc le temps de lecture est lui aussi très court ! Si en plus, comme ici, je ne réussi pas à savourer les images, la lecture se fait vitesse grand V ! Alors il faut sans doute avoir à portée de mains les volumes suivants, histoire de pouvoir profiter un peu plus de l’histoire, mais il faut avoir la possibilité de les acheter ou de les emprunter.
Comme je le disais un peu plus haut, je ne sais pas si j’achèterai et lirai la suite. Certes, en tant qu’objets (extérieurement notamment), ce sont de beaux ouvrages (en format habituel pour une BD) à mettre dans une collection dans une bibliothèque, mais presque 13€ chaque volume suivant (10 en tout, actuellement), seulement pour le plaisir de la « collection », non merci !
En bref, si je tombe sur la suite d’occasion ou si j’ai des bons d’achat, je me lancerai peut-être, mais sinon, ce ne sera absolument pas une priorité !

Publicités

4 réflexions sur “Merlin, Tome 1 : La Colère d’Ahès de Eric LAMBERT, Jean-Luc ISTIN et Bruno STAMBECCO

  1. Pingback: Auteurs (A – L) | Bazar de la Littérature

  2. Pingback: Premières publications | Bazar de la Littérature

  3. Pingback: Titres (L – Z) | Bazar de la Littérature

  4. Pingback: Des sagas dans la bibliothèque ! | Bazar de la Littérature

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s