Bazar de la Littérature


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Nageur de rivière de Jim HARRISON

nageur de rivière jim harrison j'ai lu
Nageur de rivière
de Jim HARRISON
J’ai lu,
2015, p. 282

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : Nageur de rivière

Jim Harrison, de son vrai nom James Harrison, est un écrivain américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling dans le Michigan aux États-Unis.

♣ ♣ ♣

Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l’amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu’en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l’art distingué mais artiste raté, revient à contrecoeur dans la ferme familiale du Michigan pour s’occuper de sa mère. Et pourtant, à soixante ans, ce retour dans sa maison d’enfance va lui offrir une vraie cure de jouvence. Sur les bords du lac Michigan, Thad vit quant à lui dans une ferme isolée. Confronté à l’injustice et au difficile passage à l’âge adulte, il se prépare à traverser le lac pour rejoindre Chicago. C’est le début d’un long périple et d’un apprentissage décisif pour ce jeune homme jusqu’alors plus à l’aise dans l’eau et les rêves que sur la terre ferme.

Lors d’une des dernières opérations Masse Critique de Babelio, j’ai décidé de laisser un peu de côté mes habitudes pour me plonger dans la littérature américaine que je ne connais que trop peu. Le nom de Jim Harrison sonnait agréablement bien à mes oreilles et le synopsis de cette réédition poche me parlait assez pour me décider à cocher la case.
Finalement, je me rends compte que malgré mes nombreuses et différentes incursions, la littérature contemporaine dite « blanche » a tendance à m’ennuyer. Alors pas tous les titres évidemment, certains ont su m’émouvoir et m’accrocher mais ça reste finalement rare. Ce que je reproche à ce genre – et Nageur de rivière ne fait pas exception à la règle – c’est que les héros se regardent beaucoup trop le nombril… quel égocentrisme !

A travers deux novellas, Jim Harrison nous présente deux hommes à un instant -T de leur vie, au moment de prendre une décision importante pour la suite.
Le premier – Clive – a la soixantaine et vient de quitter New York, vexé d’avoir reçu un pot de peinture jaune lancé par une journaliste lors d’une de ses conférences. Historien d’art qui ne peint plus depuis 20 ans, l’homme se retrouve coincé pendant un mois dans la ferme familiale, forcé de s’occuper de sa mère octogénaire passionnée d’ornithologie et adepte de nourriture sans épice. Au milieu d’une nature généreuse, Clive redécouvre son amour d’adolescent et reprend la peinture par petites touches, songeant à sa vie passée, au présent et au futur qu’il se construit.
Thad est lui aux prémices de sa vie. A 17 ans, il est passionné par l’eau et la natation et ne voit pas son avenir sans cet élément. Malheureusement, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Fort de ses convictions et des rencontres qui se présentent à lui, l’adolescent ne lâche rien. Il nagera d’un fleuve à l’autre et étudiera les océans, un point c’est tout.

Autant le dire tout de suite : ces deux destins de deux êtres passionnés ne m’ont malheureusement pas… passionnée. Je ne suis pas du tout contre l’introspection, la quête de soi, les questionnements sur son avenir (c’est d’ailleurs un des plus gros moteurs des livres de fantasy et de littérature jeunesse) mais là, pour le coup, ça m’a ennuyée. Pire encore, si je peux m’attacher aux personnalités en quête de réponses dans les romans imaginaires, là, je trouve juste les personnages insupportablement égoïstes et égocentriques, complètement tournés et fermés sur eux-mêmes.
Ils décortiquent – surtout Clive dans Au pays du sans-pareil – quasiment tout et s’écoutent beaucoup trop. Le peintre raté pleure sur son existence, se plaint de sa relative pauvreté (c’est vrai qu’à 300 000 dollars par an, difficile de payer le loyer d’un appartement de 150m² en plein cœur de Manhattan), se questionne sur les sentiments (surtout sur sa libido) qu’il éprouve envers la fille qu’il avait failli culbuter dans une voiture alors qu’il était adolescent et fait une fixette sur ce moment particulier.
Thad m’a paru plus frais, plus naïf – certainement du fait de sa jeunesse – et donc plus agréable à suivre sur la centaine de pages que contient la novella Nageur de rivière (qui donne son titre au « recueil ») mais en même temps, son histoire en elle-même m’a encore moins plu que la précédente.

jim harrisonCe qui me manque surtout dans cette littérature, c’est un but, une intrigue. En imaginaire il y a une quête et généralement une confrontation entre le Bien et le Mal, dans les polars/thrillers il y a une enquête, en jeunesse on aborde finement des questionnements importants pour les plus jeunes, en romance on peut rêver de vivre l’histoire d’amour racontée (même si c’est généralement particulièrement peu crédible)… mais en littérature blanche, on se contente de suivre l’introspection de héros souvent paumés, mal dans leur peau, dans un quotidien particulièrement déprimant.
Alors certes je pourrais me reconnaître dans ces personnages lambda qui témoignent de notre siècle et de ses difficultés. Mais non, ça m’ennuie et ça me déprime. Et surtout, les pages défilent sans qu’on ait une véritable réponse ou avancée notable à la dernière page. Alors certes, les héros semblent avoir évolué et compris des choses sur la vie, sur eux-mêmes… voui, certainement. Mais généralement je me dis « eh ben, 280 pages pour ça… ». Ce n’est pas pour moi.

Malgré tout, et c’est ce qui m’a plu et ce qui m’a permis d’aller au bout de ce petit livre sans trop de problème, j’ai apprécié le style de Jim Harrison, généralement classé en auteur de « nature writing ». Les grands espaces, les descriptions de paysages, moi ça me plaît beaucoup. J’avoue même ne pas en avoir eu assez ici, ça reste très léger. J’aime l’idée que les héros soient liés aux éléments (c’est assez flagrant pour Thad et son amour de l’eau) et que les deux avancent ensemble. Dommage que les personnages prennent trop de place dans ces deux novellas, au détriment de celui que je voulais voir sur le devant de la scène : la nature.
J’ai aimé, bien que l’auteur insère des flash-back qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. En effet, le personnage est en pleine introspection, un souvenir lui passe par la tête, il nous le raconte sans nous l’annoncer ce qui peut être un peu brutal parfois, on ne sait plus trop où on est. Mais finalement, on entre sans problème dans le texte, happé par le contexte. Dommage que les « intrigues » ne m’aient pas plu car la manière de les exposer m’avait séduite.

Je découvre Jim Harrison avec ce recueil de deux petites novellas. J’avais très envie de changer mes habitudes de lectures mais j’en ressors mitigée. J’ai apprécié le style de l’auteur et cette incursion dans le genre « nature writing » mais le fond m’a globalement ennuyée. J’ai vraiment trop peu d’empathie pour ces personnages trop centrés sur eux-mêmes, trop éloignés de mes propres questionnements.

Illustration : Portrait de Jim Harrison.

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[VIDEOS] Update Lecture – 18 juin 2015

Pour éviter l’unique vidéo interminable, j’ai divisé cet « Update Lecture » en deux parties… dans lesquelles je vous présente pas moins de 10 livres :

Une histoire de possession en Irlande, une romance dans l’Ecosse du XVIIe siècle, un pacte avec le démon, le conflit mortel entre deux frères ennemis du Néolithique, le rassemblement de tous les personnages de Jane Austen en un seul roman, un essai illustré sur les femmes qui lisent, une réécriture de contes de fées, un voyage dans le temps, un roman YA dans l’univers de Tara Duncan et un collectif de textes qui fait le tour de nombreux peuples !


 

Et les chroniques déjà rédigées, c’est là :

La Mort peut danser de J.-M. LIGNY 
Coeur de Highlander, T. 1 de D. MCGOWAN 
Anders Sorsele, T. 1 de V. SCHILLI
Le Premier de N. COSTE 
De Darcy à Wentworth de S. G. BRINTON


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Le Premier de Nadia COSTE

le premier nadia coste scrineocoupdecoeur

Le Premier
de Nadia COSTE
Scrinéo,
2015, p. 312

Première Publication : 2015

Pour l’acheter : sur le site de la maison !

Nadia Coste est née en 1979, près de Lyon.  Moyenne à l’école malgré son imagination débordante, elle délaisse les livres jusqu’à ses dix-huit ans, année où elle découvre les littératures de l’imaginaire. Le déclic se fait alors, et ses propres histoires commencent à mûrir. En 1998 (la semaine où la France gagne la Coupe du Monde de football !), elle s’autorise enfin à coucher ses histoires sur le papier. Elle travaille ses premiers romans comme des exercices avant de passer aux choses sérieuses en 2004. Six ans et neuf versions plus tard, le premier volume de « Fedeylins » est publié chez Gründ. Après la parution des trois tomes suivants, la tétralogie est complète. Nadia se consacre alors à d’autres univers pour les plus jeunes, dont la trilogie « Les Yeux de l’Aigle » à destination des lecteurs de 8 à 12 ans, publiée entre 2012 et 2013 chez Gründ. Elle est membre de CoCyclics, un collectif de jeunes auteurs qui s’entraident pour améliorer leurs manuscrits grâce à la relecture critique, où elle sévit sous le pseudonyme NB. Elle est également membre de la Charte des Auteurs et Illustrateurs Jeunesse. Nadia vit toujours près de Lyon, elle est mariée, mère de trois enfants, et elle travaille actuellement sur d’autres histoires pour la jeunesse, les adolescents, ou les adultes, dont certaines seront signées « N.B. Coste ». [Son blog]

Fedeylins, Tome 1 

♣ ♣ ♣

À l’origine, il était humain….
Vaïn n’est pas mort. Pourtant, son frère l’a tué. Est-il ressuscité ? Pourquoi le soleil brûle-t-il sa peau ?
Alors que son désir de vengeance augmente, Vaïn ne tarde pas à imaginer que la Nature l’a sauvé de la mort et rendu différent pour éliminer son frère et sa descendance maudite…
La quête d’un immortel depuis le néolithique jusqu’au début de Rome.

J’ai découvert Nadia Coste il y a quelques années avec le premier tome de sa saga jeunesse Fedeylins, premier tome que j’avais adoré (et je me demande pourquoi je n’ai pas encore pris le temps de continuer). J’étais très curieuse de retrouver l’auteure dans un texte au thème complètement différent et à l’atmosphère beaucoup plus sombre.
A vrai dire, l’illustration de couverture assez sanglante (signée Aurélien Police qui fait un magnifique travail) et le résumé de quatrième ne me tentaient qu’assez peu de prime abord, c’est vraiment le désir de lire Nadia Coste dans autre chose qui m’a convaincue de cocher Le Premier lors de l’avant-dernière opération Masse Critique de Babelio. Et vraiment, je ne regrette pas cette petite impulsion. J’ai dévoré ce roman, à nouveau sous le charme de la plume simple mais percutante de l’auteure et complètement happée par cette intrigue originale et bien menée. Une vraie réussite, de A à Z !

Difficile de vous résumer cette histoire sans spoiler le point le plus important de l’intrigue, à savoir la nature particulière des deux frères ennemis, qui sont tous les deux les deux « premiers » à subir ce sort. J’ai parcouru plusieurs chroniques et la plupart éventent le mystère et je trouve que c’est dommage. Alors même si vous pouvez largement vous douter de quoi il s’agit, je vais tout de même tenter ici de ne jamais employer les mots qui qualifient le mieux les deux hommes.
Tout part du conflit largement ancré entre Urr et Vaïn, deux frères de la fin du Néolithique que tout oppose. Urr est un homme quasiment accompli, puisqu’il ne lui reste plus qu’une épreuve d’initiation à la chasse pour pouvoir s’installer avec la jeune femme qu’il a choisie. Tout lui sourit : il est beau, grand, fort et aimé de tous. C’est le fils idéal et le futur homme dont rêvent toutes les femmes de la tribu. Vaïn, plus jeune de quelques années, est au contraire la bête noire du clan : maladroit, frêle, incapable de chasser et donc reléguer à la cueillette des fruits, le fils de l’ombre. Une jalousie fraternelle extrêmement violente l’anime et sera le moteur de la plupart de ses futurs actes. Et c’est d’ailleurs lors d’un affrontement plus brutal que d’habitude que les deux frères acquièrent l’un après l’autre leur « malédiction » et que la séparation entre eux est définitivement consommée. Ils seront dorénavant ennemis mortels et Vaïn n’aura de cesse de poursuivre son aîné et les descendants de celui-ci pour les éliminer un par un.

Le roman est séparé en trois grandes parties. La première s’attarde sur la « naissance » de Urr et Vaïn dans leur nouvelle condition et les premières années de chasse ; la deuxième insiste plus particulièrement sur la solitude ressentie par le plus jeune frère, complètement seul (ou presque) pour mener à bien sa mission, il envisage donc de « procréer » pour avoir un compagnon de route, un fils… le troisième et dernier tiers du texte est sans conteste le plus « mélancolique » mais aussi le plus violent puisqu’il touche aux derniers moments de Vaïn, qui est parfaitement conscient des choses.

J’ai cru voir que plusieurs lecteurs avaient été un peu décontenancés par les personnages auxquels ils ne s’étaient pas du tout attachés. Cela n’a pas du tout été un frein pour moi. Alors évidemment, difficile de s’identifier aux deux frères et notamment à Vaïn, le héros principal (il n’est pas narrateur mais on suit l’aventure essentiellement de son point de vue) mais en même temps, vu leur nature et la violence de leur vie… mais je n’en ai pas moins ressenti beaucoup d’émotions à leur encontre.
Vaïn est carrément détestable au début. Une vraie tête à claques, l’adolescent en rebellion, égoïste et égocentrique. Vous savez, le petit frère insupportable qui suit son aîné partout, le jalouse et est persuadé que tout le malheur vient forcément de lui… Insupportable et je compatissais vraiment pour le pauvre Urr. Au début. L’un des intérêts du Premier réside notamment dans son héros qui connaît une évolution assez impressionnante au fil des pages, et surtout que l’on apprend, sinon à apprécier, au moins à comprendre et à respecter. Je ne dis pas que je me suis attachée à Vaïn, qui reste un être extrêmement violent qui n’hésite pas à éliminer femmes et enfants pour mener sa mission à bien mais derrière son égoïsme premier, on entraperçoit un homme seul, blessé et finalement décidé à protéger le monde d’une malédiction se répandant beaucoup trop vite. Je n’ai pas aimé Vaïn mais j’ai aimé le suivre (il expérimente petit à petit ses nouveaux pouvoirs et connaît quelques désillusions assez soudaines) et puis, malgré toute la noirceur de ce héros, j’ai été émue par son destin.

Nadia Coste s’attarde un peu moins longuement sur les autres personnages – en même temps, on les découvre généralement sous l’angle de Vaïn qui n’est pas des plus sociables – mais ils ne sont pas absents du récit. Urr, évidemment, figure primordiale à l’origine de tout. Difficile de s’attacher à lui et à son destin, on ne le suit que trop peu et notre avis est biaisé par les considérations de son jeune frère qui le déteste.
Dans la dernière partie, le héros « justicier » chasse une jeune femme bien particulière et je lui ai finalement trouvé un lien bien plus grand avec Vaïn ou en tout cas une intensité qui n’existait pas (ou moins) entre les deux frères. Il faut dire aussi qu’on sent très bien que le héros est conscient qu’il mène ici sa dernière traque, tout revêt donc une certaine mélancolie, une certaine émotion très palpable. Clairement, Vaïn est un « méchant » mais un méchant qui en a bavé et qui touche un peu. Et puis, la jeune femme traquée, forte et déterminée jusqu’au bout ne laisse pas non plus indifférent.
Le seul « personnage » qui me laisse assez sceptique est celui que Vaïn baptise « Qu’une corne ». Il s’agit en fait du crâne (dont une corne est cassée, comme sur l’illustration de couverture) qu’il revêt depuis qu’il a tué l’auroch auquel il appartenait (le premier auroch qui l’a fait devenir un homme, un vrai). Une seule corne, un crâne un peu déséquilibré, un peu brisé, une seule moitié… ce qui définit assez bien Vaïn lui-même. Si je qualifie ce crâne de « personnage » c’est non seulement parce qu’il porte un nom mais surtout qu’il intervient dans le récit sous forme d’une voix conseillère (parfois moqueuse). Je ne suis pas convaincue par ce côté surnaturel du récit, alors que les pouvoirs et la nature des deux frères ne m’ont en aucun cas gênée. Je suis sceptique parce que je n’arrive pas à « comprendre » l’apparition de cette voix d’outre-tombe… et l’explication surnaturelle ne me convainc pas totalement cette fois (je préfère y voir une preuve de la solitude du héros). En même temps, heureusement Qu’une corne est là, apportant un peu de compagnie à Vaïn pendant de nombreux siècles…

Le Premier est différent de Fedeylins dans le thème et dans le public visé. Si la première saga de Nadia Coste – publiée chez Gründ – apportait son lot de poésie et de jolis moments tout doux, il n’en est rien ici. Dans ce one-shot, la brutalité et l’animalité est de mise. Certaines scènes sont particulièrement crues et peuvent gêner la sensibilité de certains lecteurs. L’indication « jeunesse » n’apparaît pas sur la couverture et je pense qu’effectivement, cette histoire n’est pas faite pour les plus jeunes lecteurs. On y trouve quand même des passages décrivant le meurtre d’enfants (certes pas tout à fait humains mais quand même) ou encore le viol explicite d’une jeune femme. Peu de choses sont épargnées aux lecteurs, il vaut mieux avoir le coeur bien accroché.
En même temps – et c’est là que l’on reconnaît bien la plume de Nadia Coste -, comme pour Fedeylins, le texte est très imagé et carrément immersif. J’ai dévoré ces centaines de pages, quasiment d’une traite, complètement transportée dans une époque et un monde différents. Je trouve d’ailleurs que l’époque néolithique permet peut-être plus facilement de s’imaginer les décors et les rites (funéraires notamment) que l’époque romaine ensuite abordée. Malgré tout, les images apparaissent sans difficulté dans notre tête, c’est fort, intense… et on en redemande !

Un grand bravo à Nadia Coste qui m’a totalement convaincue avec cette réutilisation de plusieurs mythes et de passages religieux (nul doute que la figure de Caïn est à l’origine de celle de Vaïn) ancrés dans notre imaginaire. L’auteure fait de l’original avec des choses pourtant déjà maintes fois décortiquées… et apporte même une explication à un certain fait, à l’origine de la civilisation romaine (Remus et Romulus, pour les citer). Mais contrairement à d’autres lecteurs, je me satisfais pleinement d’un one-shot (je trouve ce choix parfait) ; il aurait été inutile d’étendre cette aventure sur plusieurs tomes (ce qui aurait occasionné quelques longueurs).
Vivement le prochain roman de Nadia Coste, je serai au rendez-vous, c’est sûr… et en attendant, je vais continuer la saga Fedeylins (que je vous conseille grandement également !).

Merci à Babelio et Scrinéo pour cette excellente découverte !


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What’s up weekly ? 2015 – 13 (du 01/06 au 14/06/15)

Hey,

Point (ou presque) de blabla aujourd’hui. La chose la plus importante à retenir c’est que je suis… en vacances ! Bon, seulement pour quelques jours mais je préfère ne pas penser tout de suite au retour en ville. Lecture sur la chaise longue au milieu du jardin (et coups de soleil improbables malgré le tartinage régulier de crème indice 50+), promenade au milieu de la campagne, papouillage de moutons (ce n’est pas un chaton que je veux adopter, mais un agneau), barbecue, multiples cafés après les repas sur la table de jardin… Bref, la vie est belle. Je ne veux pas rentrer sur Lyon.

Déjà deux semaines depuis les Imaginales, je ne suis toujours pas vraiment redescendue de mon nuage. J’ai déjà envie d’y retourner. Vu le craquage indécent de ces quatre jours de festival, je pensais que le mois de juin serait beaucoup plus calme mais c’était sans compter sur les éditeurs qui me gâtent beaucoup trop (je vais finir par mourir, ensevelie sous la pile de services presse qui s’accumulent). La preuve en images.

♣ ♣ ♣

Je suis allée voir Inside Llewyn Davis il y a quelques semaines, et depuis, j’alterne entre la bo du film, quelques morceaux de Dave Van Ronk et Simon and Garfunkel. Et je n’oublie pas Dire Straits, rien de mieux pour se sentir bien. 

 

♣ ♣ ♣

Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 13 sp albums nathanAu secours ! Un dragon scrogneugneu de Orianne LALLEMAND, illustré par Caroline HUE. Par l’auteure de la série du Loup que j’adore !
Lily mène l’enquête. Cherche et trouve dans Paris de Peggy NILLE. J’ai adoré l’autre livre-jeu de Lily qui faisait voyager tout autour du monde.
Lulu-Grenadine perd une dent de Laurence GILLOT, illustré par Lucie DURBIANO. Je ne connais pas cette petite héroïne… découverte !
Trois albums pour enfants reçus grâce aux éditions Nathan que je remercie. Bon, l’enveloppe n’a toujours pas été envoyée à la bonne adresse mais il y a du progrès. Il y a deux mois, ils envoyaient toujours à mon ex-ex-adresse. Dans un an ça devrait être au point.

what's up weekly 2015 13 sp babelio j'ai lu ateliers henry dougierNageur de rivière de Jim HARRISON. Reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes de lecture mais ces opérations sont justement l’occasion de découvrir de nouveaux horizons. Et je connais l’auteur de nom alors…
Totems, ils incarnent un peuple (+ un petit dépliant + le marque-page de la collection). Recueil de témoignages de « personnages au parcours improbable, mais bel et bien ancré dans l’histoire de leur patrie. Emblématiques, et pourtant si différents des représentations traditionnelles de leur pays… ». Les ateliers Henry Dougier – que je remercie infiniment pour cet envoi – sont à l’origine d’une collection de petits titres revenant sur de nombreux « peuples ». Il y en a notamment un sur les irlandais… et il va vite atterrir dans ma bibliothèque ! 

what's up weekly 2015 13 achats france loisirs

♣ Chi, une vie de chat, T. 7 et 8 de Konami KANATA. Je continue doucement mais sûrement pas collection…
♣ New Victoria, l’intégrale de Lia HABEL. J’avais 100 points chez France Loisirs, j’ai choisi ce titre gratuitement en échange de ceux-ci. Et je suis bien contente de cette édition (qui reprend le visuel de Bragelonne) parce que les couvertures de l’édition Castelmore ne me plaisaient pas du tout.

what's up weekly 2015 13 dvd disney

Plus j’approche de mes 28 ans et plus je régresse. Quand j’aurai 30 ans je me ferai la collection des dvd de Dora l’exploratrice.

 

 

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Les articles de ces trois dernières semaines :

 Un excellent premier tome !
rois du monde tome 1 même pas mort jean philippe jaworski moutons électriques

 ça se passe en Irlande et ça parle de Dead Can Dance !
la mort peut danser jean marc ligny folio sf

 Je ne lirai pas la suite…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle

♣ Le bilan (énorme) du mois de mai…
la mort peut danser jean marc ligny folio sfle bleu est une couleur chaude julie maroh glénatles fées ont une histoire claudine glot ouest france

 CONCOURS pour les 9 ans du blog, voilà les 7 premiers lots à gagner…
david atlant livre des royaumes d'uln lune etelkale mystère de la tête d'or 1 le trésor de l'isle catherine cuenca gulf streaml'épouse de bois terri windling

La vidéo qui vous présente les achats des Imaginales…


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Les lectures de ces trois dernières semaines :

 J’ai fini de lire et j’ai lu…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle   schilli   le premier nadia coste scrineo

 Je lis…
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

♣ Je vais lire…
le voyage de simon morley jack finney denoël   les femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarion

Bonne semaine !

♣ ♣ ♣

Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p

 


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[Bilan] Mai 2015

En mai, j’ai lu…

7 livres complets + 2 morceaux dont :

  • 5 nouvelles séries, 1 suite (et fin) et 3 one-shot. Préparation des Imaginales oblige, j’ai découvert pas mal de nouveaux auteurs !
  • 7 romans (6 titres imaginaires et 1 romance historique), 1 recueil de contes et 1 bd.
  • 1 lecture commune.
  • 5 « petites » maisons d’édition.
  • 1 titre qui entre dans le Challenge ABC Imaginaire, 1 titre qui entre dans le Challenge irlandais et 6 dans le Challenge Imaginales 2015.

 

  • Deux très très belles lectures en mai avec les Contes du grenier et le troisième tome de la trilogie Soeurs sorcières, deux livres qui m’ont enchantée et m’ont procuré beaucoup d’émotions. Deux petits coups de coeur !
  • Une excellente découverte – qui frise le coup de coeur – avec le premier tome de Rois du Monde de Jean-Philippe Jaworski. Un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais une fois que j’ai eu les deux pieds bien ancrés dedans, impossible à lâcher. Une plume que je retrouverai très vite (j’ai acheté tous les autres romans de Jaworski aux Imaginales !).
  • Le premier tome des Herbes de la Lune, le premier tome du Puits des mémoires, la bd Le Bleu est une couleur chaude et La Mort peut danser m’ont tous les quatre fait passer d’excellents moments. Lecture douce et apaisante pour la première, plein de mystère pour la suivante, plein d’émotions pour la troisième et carrément mystique pour la dernière… il y en a pour tous les goûts.
  • Le premier tome de Coeur de Highlander est finalement la seule déception – en tout cas lecture en dessous des autres – du mois. On ne peut pas vraiment parler de déception car je n’en attendais pas grand chose mais ce titre ne me réconcilie pas avec la romance historique. Je crois que c’est un genre qui n’est définitivement pas fait pour moi !
  • Je n’ai lu qu’une moitié du premier tome de Par le sang du démon donc ne peux pas encore me prononcer sur ce roman… j’aime assez l’écriture en revanche, je ne suis pas encore convaincue par l’intrigue. Affaire à suivre !

Malgré deux week end prolongés et pas mal de jours fériés en ce mois de mai, je n’ai finalement pas tant lu que ça puisque le total s’élève à environ 2500 pages (dont 150 de bd). Je crois que je passe plus de temps qu’avant devant mon écran (séries et films sont au programme) et beaucoup plus à faire autre chose, ce qui n’est pas plus mal. Pour éviter d’engranger des kilos et pour éliminer un peu les tensions, j’ai décidé de remplacer les cours de danse par quelques séances de jogging et de fitness. Il ne me reste qu’à aller m’acheter de bonnes baskets de runing pour éviter de me faire une troisième entorse (ou une périostite). J’ai très très hâte d’être en vacances à la campagne pour faire du vélo et passer quelques heures à la piscine du coin (et lézarder sur une chaise longue au milieu du jardin, à l’ombre du robinier familial, un bouquin à la main). Le soleil est là, ça sent l’été, j’ai de moins en moins envie de bosser et de plus en plus envie d’aller prendre des cafés à l’extérieur.
Si d’un point de vue littéraire tout va bien, d’un point de vue personnel, ce mois de mai reste un peu mitigé. Plein de bonnes choses sont arrivées (côté relationnel notamment, famille et amis en or !) mais d’autres sont venues un peu entacher la bonne humeur. Bah, c’est la vie, on relève la tête et on essaye d’avancer. J’aimerais bien que le mois de juin m’apporte un peu de sérénité côté professionnel (la perspective d’un boulot en septembre ?) et amoureux (faut que j’arrête de craquer pour des étudiants !). Rendez-vous début juillet pour un petit bilan !

♣ ♣ ♣

+27… je n’ai toujours pas réussi à ranger la pile de livres ramenés des Imaginales… j’envisage de faire un tri certain dans ma PAL, histoire de virer ceux que je ne lirai jamais, pour faire un peu de place aux nouveaux !

Et 4 petits cd…
Parce qu’en juillet je vais groupiser devant Damien Rice (j’essaye de monter un plan pour me glisser dans sa valise à la fin du concert) et parce que j’ai enfin pu trouver ce cd de Loreena McKennitt d’occasion à tout petit prix !

♣ ♣ ♣

 

Alors cette fois-ci, SerieBox m’annonce que j’ai vu 78 épisodes de série et 6 films soit, environ 55 heures devant mon écran. C’est un peu moins varié que le mois dernier niveau séries télé mais je continue sur ma lancée au cinéma… par contre, de façon générale, je privilégie quand même les trucs détente et pas prise de tête (après le boulot et les lectures SF, j’ai le droit de m’abrutir devant 7 à la maison).

Les séries :
The Big Bang TheorySaison 8, épisodes 23 et 24 (à jour !)
Criminal MindsSaison 10, épisodes 22 et 23 (à jour !)
Cauchemar en cuisine – 2 épisodes aléatoires
L’Instit – 1 épisode aléatoire
Breaking BadSaison 1, épisodes 1 à 3
7 à la maisonSaison 10, épisodes 7 à 22 + Saison 11, épisodes 1 à 6
Koh Lanta – il ne me reste qu’un épisode pour être à jour
ElementarySaison 3, épisodes 13 à 19
Joueur du grenier – 28 épisodes aléatoires
Papy grenier – 7 épisodes aléatoires

+ les films :
10 bonnes raisons de te larguer (j’avais jamais vu cette comédie avec Heath Ledger !) – Avalon (j’ai rien compris !) – Cinquante nuances de Grey (la curiosité me perdra…) – Hunger Games, La Révolte, Partie 1 (un peu longuet mais j’aime bien) – Austenland (je sais pas quoi en penser… la fin rattrape le ridicule excessif du début) et Inside Llewyn Davis (vu à l’Institut Lumière, c’était cool… j’aime la musique folk !).

♣ ♣ ♣

Et les tops…

Depuis l’ouverture du blog sur WordPress (février 2013) :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 2013 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 1111 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 859 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 849 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 795 vues

Le mois passé :
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 158 vues
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 141 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 124 vues
Outlander, T. 1 de Diana GABALDON (bof…) – 92 vues
L’Enchanteur de René BARJAVEL (je ne m’en lasse pas !) – 81 vues

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Et deux vidéos en mai…



 

En juin, on va essayer d’être raisonnable…