Bazar de la Littérature


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What’s up weekly ? 2015 – 15 (du 22/06 au 05/07/15)

Bien le bonjour,

Il fait 31° dans mon appartement. J’envisage à nouveau de m’expatrier définitivement en Irlande (maximum 20° sur le pays en ce moment). Plus que 19 jours et c’est les vacances. Plus que 21 jours et je suis à la campagne. On y croit.

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Les vidéos de ces deux dernières semaines :

Ma Soeurette (danseuse de son état) a partagé cette vidéo dernièrement. La chorégraphie n’est pas aussi extraordinaire que d’autres vidéos que j’ai pu vous partager dernièrement, mais l’ensemble est juste « wow » !

 

Il y a 11 mois, nous nous envolions pour Dublin. Pendant notre tour de l’île, nous avons eu l’occasion de nous trouver à Sligo au moment du Fleadh Cheoil (qui se prononce [Fla Kiol]), le festival annuel de musique et danse traditionnelles irlandaises (dans une ville différente à chaque fois). Très très bons souvenirs. Je viens de tomber sur ces vidéos, en plusieurs épisodes, qui font le tour de plusieurs sessions éparpillées un peu partout dans la ville. La magie de la musique et danse irlandaises… 🙂

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Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 15 service presse albums éditions courtes et longues

Les éditions courtes et longues m’ont contactée il y a quelques jours pour me proposer de découvrir trois de leurs albums et je les remercie infiniment. Le choix a été extrêmement difficile, tous semblent magnifiques. J’ai tenté de varier un peu les auteurs/illustrateurs et les thèmes en sélectionnant les trois que vous pouvez découvrir en photo. Ils sont véritablement magnifiques et valent le coup. Je les ai dévorés et vous invite vous aussi à le faire !
Fanfan de Marie SELLIER et Iris FOSSIER, Heure bleue de Isabelle SIMLER et Fadoli de Marie-France CHEVRON ZEROLO et Mathilde MAGNAN.

 

 

what's up weekly 2015 15 service presse rodolphe fontaine hafid aggoune plon

♣ Moment(s) de vie(s) de Rodolphe FONTAINE. L’auteur m’a gentiment proposé de découvrir son nouveau-né (merci encore !). J’ai déjà eu l’occasion de lire Nostalgie, quand tu nous tues (que j’avais aimé !) et Mortelle tutelle attend toujours dans ma bibliothèque…
Anne F. de Hafid AGGOUNE. Sortie prévue fin août pour la rentrée littéraire 2015, l’occasion de découvrir la plume du très apprécie Hafid Aggoune et de redécouvrir l’histoire d’Anne Frank. Merci aux éditions Plon !

what's up weekly 2015 livres emprunt troc achat bd sf

Niki de Saint Phalle, le jardin des secrets de Dominique OSUCH et Sandrine MARTIN. Emprunt à la bibliothèque, je continue de piocher dans le fonds BD.
Les Enfants de l’O, Tome 3 de Vanessa du FRAT. Oui, je n’ai toujours pas lu le tome 2 mais le premier m’avait tellement plu que je n’ai pas hésité ! Vous pouvez d’ailleurs vous procurer la version numérique de celui-ci pour moins de 1€, aujourd’hui seulement !
Le Science-fictionnaire, Tome 2 de Stan BARETS. Trouvé dans le pilon de la bibliothèque, il s’agit d’un dictionnaire de la science-fiction qui date un peu maintenant (début 90′) mais qui peut servir de base.
Contes des Royaumes, Tome 2 : Charme de Sarah PINBOROUGH. Troc grâce à Troczone. Aujourd’hui quasiment introuvable, je suis bien contente d’avoir mis la main dessus !

J’en profite pour vous montrer les dernières dédicaces récoltées (celle de Jan Van Aal date un peu mais j’avais oubliée de vous la glisser sur le blog et j’ai seulement vu celle de Sophie Audouin-Mamikonian en ouvrant le livre !).

Je ne vous montre pas les deux paquets envoyés par ma petite Maman (des fringues) ni la petite carte de ma meilleure amie Marie… mais je les remercie. 🙂

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Les publications de ces deux dernières semaines :

Le premier roman para-austenien publié (1913) !
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

Un premier tome qui m’a agréablement surprise !
contes des royaumes tome 1 poison sarah pinborough milady

Le bilan du mois de juin…
dames baroques collectif éditions du riezles femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarionnew victoria lia habel france loisirs

La deuxième et dernière partie de l’Update Lecture du 18 juin…

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Les lectures de ces deux dernières semaines :

J’ai fini de lire et j’ai lu…
le voyage de simon morley jack finney denoël  la survie de l'espèce paul jorion gregory makles futuropolis  totems ils incarnent un peuple ateliers henry dougier  fadoli chevron zerolo magnan éditions courtes et longues
fanfan sellier fossier éditions courtes et longues  heure bleue isabelle simler éditions courtes et longues  la fille de belle tara duncan sophie audouin mamikonian la martinière jeunesse

Je lis…
nageur de rivière jim harrison j'ai lu

Je vais lire…
niki de saint phalle le jardin des secrets dominique osuch sandrine martin casterman  outrepasseurs 1 cindy van wilder gulf stream

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Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p

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Lune Mauve, Tome 3 : L’Affranchie de Marilou AZNAR

lune mauve 3 affranchie marilou aznar casterman
Lune Mauve,
Tome 3 : L’Affranchie
de Marilou AZNAR
Casterman,
2014, p. 314

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : Lune mauve, Tome 3

Passée successivement par l’univers de la musique et l’adaptation audiovisuelle, Marilou Aznar signe avec Lune mauve son premier roman.

Le Blog de Lune Mauve
Tome 1 : La Disparue
Tome 2 : L’Héritière

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– Laisse tomber, souffla Nora. Tu n’as rien à te reprocher.
Je lui rendis son sourire, touchée par sa confiance. Mais hélas, j’étais loin d’être aussi catégorique qu’elle. Il y avait tant de choses qu’elle ne savait pas. Tant de choses que je leur cachais à tous ! Un vertige me saisit.
Petit à petit, j’avais reconstruit ma vie, mais les fondations reposaient sur des sables mouvants. Malgré tous mes efforts, Viridan refusait de se laisser oublier.

Attention, risque de spoilers sur les deux premiers tomes !

Je pensais, en recevant ce troisième tome, qu’il s’agirait du dernier, persuadée alors que Lune Mauve serait une trilogie. Mais non, c’est bien d’une tétralogie dont il s’agit. Ce découpage plutôt soudain (apparemment, la trilogie était bien l’idée de base) explique sans doute la faible épaisseur (comparé aux deux autres) de L’Affranchie. Trop long pour ne faire qu’un seul troisième et dernier tome, on se retrouve donc avec deux petits volets (si le quatrième est similaire à celui-ci) pour conclure l’aventure.
Souvenez-vous, après un premier opus en demi-teinte, le deuxième m’avait suffisamment séduite pour m’entrainer dans son univers ; ce n’était pas complètement gagné mais c’était sur la bonne voie. J’étais donc plutôt confiante en découvrant les premières lignes de L’Affranchie mais j’ai tourné la dernière page avec un sentiment mitigé. Je n’arrive pas à mettre le doigt sur ce qui m’a gênée, exactement. J’ai été un peu déstabilisée par le chemin emprunté par l’intrigue et par l’absence d’approfondissement au sujet du monde « parallèle ». J’ai ressenti comme un manque de cohésion entre les différentes étapes narratives… mais malgré tout, ma lecture a été rythmée et j’apprécie davantage les personnages, dorénavant. Du bon et du moins bon dans cette aventure, donc. Le prochain tome sera déterminant et je me demande comment l’auteure parviendra à tout boucler en si peu de pages !

Un premier tome centré sur la mise en place de l’univers et de ses personnages, un deuxième numéro qui approfondissait les informations liées au monde parallèle de Viridan et lançait une première problématique (le virus mortel)… je ne sais pas ce que j’attendais de L’Affranchie mais certainement pas ce que j’y ai trouvé. J’aurais sans doute apprécié continuer ma découverte de Viridan – ce monde surmonté d’une lune mauve et « dirigée » par la déesse Ishtar -, et j’aurais surtout aimé que Séléné, notre héroïne, poursuive sur sa lancée et prenne enfin ses responsabilités.
A la place, le lecteur retrouve, une nouvelle fois, la jeune fille et ses états d’âme dans son lycée huppé. Si j’avais fini par apprécier l’ambiance adolescent des lieux dans le tome précédent, c’était essentiellement grâce aux personnages secondaires mais je les ai trouvés bien trop absents ici. On les croise un petit peu (je pense à l’amusant Rimbaud par exemple) mais ils ne servent pas à grand chose si ce n’est jouer les figurants pour remplir un peu l’espace. Que c’est dommage !

Et puis, bien vite, Marilou Aznar nous fait quitter le lycée et ses murs presque rassurants et amène son intrigue sur un tout autre chemin. Je n’arrive pas à dire si j’ai aimé ce changement un peu brutal (le voyage du dernier tiers, notamment) ou si je le trouve trop décousu et soudain. Malgré tout, et je le reconnais, ce troisième tome ne manque pas de rythme grâce à son aspect « chasse au trésor ». L’héroïne part en effet à la recherche d’un antique objet possédant le pouvoir de détruire Viridan et ses habitants. La guerre contre Marduk est définitivement déclarée et ses disciples sont bien plus nombreux que prévu !
Le Dieu « maléfique » semble d’ailleurs bien présent dans le quotidien de Séléné… le danger est partout et Alexia, la cousine de notre héroïne, en fait les frais. A ce sujet, je suis plutôt déçue. La jolie blonde était une peste qu’on adorait détester dans les tomes précédents, elle perd ici tout son panache et se retrouve dans le rôle de la poupée de chiffon seulement utile dans le rôle d’appât. Ses répliques et son comportement m’agaçaient sérieusement, mais je préférais largement sa morgue à son apathie !

Séléné m’a également déçue. Avec les épreuves, je la trouvais grandie et j’avais finalement réussi à l’apprécier (difficilement mais j’y étais arrivée !) et là, à nouveau, je trouve ses choix et réactions stupides, à la limite du supportables. Je pense évidemment à sa façon d’être avec Thomas, son (futur) (ex) petit-ami rockeur auquel elle ne veut rien avouer (alors que franchement, si elle le faisait dès le départ, bien des problèmes seraient évités !) et qui fonce droit dans le mur. Les « je t’aime, moi non plus », « tu m’as menti, je te pardonne mais surtout, à partir de maintenant tu me dis toute la vérité » (chose qu’elle ne fait évidemment pas), ça a le don de me gonfler… J’ai l’impression que malgré les centaines de pages qui défilent, à la fin de ce troisième tome, on est toujours au point mort du côté de cette romance ; romance qui me fait ni chaud ni froid, en plus ! J’espère sincèrement que Thomas ira vivre sa vie de son côté et sera heureux parce que je le plains, vraiment !
Outre son comportement immature envers le jeune homme, je commence à me lasser un peu du fait qu’elle ne trouve rien de mieux à faire que de fuir son destin. Qu’elle le fasse une fois, qu’elle refuse d’être un pion dans l’aventure et qu’elle soit finalement rattrapée par la force des choses, d’accord et je trouve même ça assez logique. Mais recommencer le processus une nouvelle fois, je trouve ça répétitif. Et la conclusion est la même de toute façon ; elle ne pourra pas y couper ! Alors au lieu de perdre de l’énergie à fuir et à mentir à tout le monde, elle ferait mieux de faire face une bonne fois pour toutes !

Malgré tous ces points un peu mitigés, je ne peux que souligner le joli style de Marilou Aznar, auteure définitivement prometteuse, à mon avis. Les scènes sont visuelles et joliment décrites et les dialogues, assez peu nombreux, suffisent amplement à rythmer le texte et apportent parfois un peu de légèreté à l’ensemble.
L’auteure utilise les temps traditionnels du récit (le passé simple et l’imparfait), ce qui devient si rare dans la littérature pour adolescents et jeunes adultes que je ne peux m’empêcher de le noter ! Les belles formules au passé simple, ça m’emporte quand même beaucoup plus dans l’imaginaire (merci les contes de fées de mon enfance !) que le présent et le passé composé tellement « vulgaires ».
Je terminerai cette chronique en demi-teinte en relevant la présence de plusieurs chapitres dispersés dans tout le roman, rédigés d’un point de vue externe centré sur Cléo à Viridan (Séléné est la narratrice des trois quarts du texte). On peut percevoir cette jeune femme comme une ennemie de l’héroïne, mais je la trouve vraiment très intéressante à suivre. Totalement dévouée à sa déesse Ishtar, Cléo va tenter de déjouer les plans des partisans de Marduk, également présents à Viridan. Mature et déterminée, elle nous offre quelques chapitres passionnants dans le monde « parallèle »… je regrette même qu’ils ne soient pas plus nombreux !

Le rythme et les mystères sont bien présents dans ce troisième tome mais l’ensemble un peu décousu et l’héroïne qui me tape légèrement sur le système, ont entaché légèrement l’enthousiasme que j’avais ressenti à la lecture du volet précédent. J’attends beaucoup du quatrième (et dernier) tome, j’espère qu’il saura conclure convenablement toutes les pistes lancées jusque là !

Merci à Casterman pour cette nouvelle découverte !


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Le Coin des BD [5]

Après les biographies illustrées d’écrivains, je me suis tournée vers des bandes-dessinées traitant de sujets plus « contemporains », ayant envie d’un peu plus d’actualité voire de fraicheur. Mes dernières incursions n’ont pas toutes été des réussites mais dans l’ensemble, cela reste plutôt positif.

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premières chaleurs intégrale jp peyraudPremières chaleurs. L’intégrale de Jean-Philippe PEYRAUD.
Casterman, 2011, 244 pages. Pour l’acheter : Premières Chaleurs, Intégrale

Delphine, Nina, Abie (sa demi-soeur), Véro, Nini (enceinte de Globule), Charlotte (qui vient de quitter Gaby), Gaby, Marco, Jean-Bath : voilà une sympathique bande d’amis, trentenaires et parisiens.
L’appartement des filles est transformé en salon de coiffure.
Abie, Véro, Nina et Delphine (en voix off par haut-parleur de téléphone) papotent. Tous les sujets y passent : la rupture entre Charlotte et Gaby, les pubs avec des filles à poil, les magazines pour hommes, le fils exhibitionniste de la voisinne d’en face, la liaison sans espoir de Nina avec son patron, les yaourts à 0% et le play-boy du 6 ème…
Côté garçons, c’est du même cru, au rythme d’une petite virée et d’une cuite chez Nini et Globule : le premier baiser, le désir ou non de paternité, la rupture entre Gaby et Charlotte.

En ouvrant cette intégrale, je m’attendais à découvrir les aventures d’une bande d’amis parisiens, un peu dans le genre de Friends, mais en France. On peut effectivement rapprocher la vie de ces jeunes adultes à celles des six New-yorkais, les éclats de rire et l’empathie en moins, à mon avis.
planche premières chaleurs peyraudLe couple de futurs parents, les demi-sœurs d’origines différentes, l’éternelle célibataire obsédée par son poids, le couple qui bat de l’aile, les amoureux qui se voient en secret… Autant de situations que de personnages… c’est trop pour le lecteur (en tout cas pour moi). Je me suis très très vite sentie perdue entre toutes ces personnalités, notamment masculines car même si le dessin permet une différenciation, je ne l’ai pas trouvée assez prononcée. Cela dit, je n’étais pas non plus très concentrée et pas vraiment désireuse de scruter le moindre détail de la coupe de cheveux de ces messieurs pour pouvoir reconnaître qui est qui. C’est beaucoup plus net du côté des filles, à mon goût mais il est peut-être plus facile de proposer plus de coupes de cheveux et tenues différentes pour ces demoiselles. Bref, tout ça pour dire que face au nombre important de figures mises en scène ici, j’étais larguée et j’ai eu du mal à intégrer la place et le rôle de chacune.
Outre cette première difficulté, l’affluence de personnages m’a empêché de m’attacher à eux. Certaines scènes, certains passages sont amusants et émouvants, je me suis même parfois reconnue dans certaines situations, mais je suis globalement restée étrangère au quotidien de ce grand groupe d’amis.
Enfin, et c’est là que je place ma plus grosse déception, la fin ne me paraît pas en être une. J’ai beaucoup de mal avec les fins ouvertes généralement et là, elle m’a paru tellement ouverte qu’après avoir tourné la dernière page, j’ai du faire des recherches pour voir si un sixième tome existait. J’étais vraiment persuadée qu’il y avait une suite. Mais non, rien du tout et a priori rien de prévu (le cinquième tome commence à dater donc je pense qu’on peut définitivement faire une croix sur un tome 6).
En revanche, et pour terminer sur une note positive, j’ai bien aimé le coup de crayon et la colorisation. Le rendu me semble agréable à l’œil, c’est frais et plutôt dynamique, dans l’air du temps.

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le chien qui louche davodeau bdLe Chien qui louche d’Etienne DAVODEAU.
Futuropolis, 2013, 135 pages. Pour l’acheter : Le Chien qui louche

Fabien est surveillant au Louvre. Il aime son métier. Il aime aussi Mathilde. Celle-ci le présente à sa famille, dans la vaste maison de campagne près d’Angers. Non sans appréhension, car le clan Benion est un peu spécial. Il y a son père, Louis, qui est à la tête depuis 1975 de l’entreprise familiale de meubles, fondée en 1947, et ses deux frères, Maxime, l’aîné, et Joseph. Ils ne sont pas méchants, plutôt maladroits et ont un humour qui n’est pas forcément subtil. Le fait que Fabien travaille au Louvre est une coïncidence bienvenue, puisqu’ils viennent de retrouver au grenier, le tableau d’un aïeul, peint au XIXe siècle. C’est une affreuse toile représentant un pauvre clébard qui louche. Que vaut le travail de l’ancêtre ? demandent les Benion. Est-ce une croûte ou un chef-d’œuvre ? Fabien, bien emmerdé, botte vaguement en touche. Alors, pour les Benion, la cause est entendue, tant que l’inverse n’est pas prouvé, nul doute que le tableau ait sa place sur les cimaises du musée du Louvre !

Une des dernières bande-dessinées arrivées à la bibliothèque, je me suis pratiquement jetée dessus dès sa mise en rayon. Et je ne regrette pas car, même si ce n’est pas extraordinaire, j’ai passé un excellente moment, divertissant mais pas que. Je vais surveiller Davodeau d’un peu plus près !
planche chien qui louche davodeauUn homme gardien au musée du Louvre, quel rapport avec le titre – Le Chien qui louche – ? Eh bien cet employé modèle va voir son petit quotidien pépère changer après avoir fait la connaissance de sa belle-famille. Belle-famille qui peut paraître un peu caricaturée (et je ne dis pas le contraire) mais qui m’a quand même arraché quelques sourires. On n’est pas loin de la famille Bidochon, pour résumer. Peut-être pas très futés que les membres du clan Benion, mais ils soulèvent tout de même une question intéressante : comment et par qui sont choisies les œuvres exposées au Louvre ? Est-ce que le tableau de Monsieur Dupont, peintre du dimanche, a moins sa place qu’un Leonard de Vinci ? Pourquoi ? Parce que le second est mondialement célèbre alors que le premier n’a pas les ficelles et les relations qu’il faut ? Parce que nous n’avons pas assez de recul sur l’œuvre de Monsieur Dupont ? Qu’est-ce qui fait qu’une œuvre mérite d’entrer au Louvre ? Sa beauté ? Et dans ce cas, qu’est-ce qui est beau ? Qui définit le Beau ? Vous la trouvez belle vous La Joconde ? Pourquoi un Chien qui louche ne pourrait-il pas être installé dans une des salles de ce musée ?
J’ai aimé trouver la réflexion derrière la comédie légèrement franchouillarde et caricaturale parce que c’est ce que je préfère lorsque je lis un ouvrage (bande-dessinée ou roman, c’est la même chose) : réfléchir et/ou apprendre deux ou trois trucs tout en ayant un fort aspect divertissant. Lire un essai de 300 pages de Panofsky va m’endormir mais parcourir une bande-dessinée comme Le Chien qui louche va réveiller en moi quelques questions. Bien sûr, la réflexion est ici limitée mais loin d’être dénuée d’intérêt. Bref, ça me plaît.
J’ai, qui plus est, particulièrement apprécié le coup de crayon de Monsieur Davodeau. La bd précédemment présentée était colorisée, toutes les planches sont ici en noir et blanc… mais c’est très appréciable car permet de se focaliser davantage sur les détails. Et les détails, il y en a un paquet, surtout lorsque le Louvre nous ouvre ses portes. Des décors muraux aux œuvres exposées, l’illustrateur ne laisse rien passer. J’ai, enfin, bien aimé les silhouettes toutes en courbes des différents personnages. C’est généreux, à mon goût.
Un fond léger mais pas que, habillé d’un visuel travaillé et très agréable à parcourir. Je conseille.

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coupdecoeur

nex-york-trilogie-eisnerNew York. Trilogie, Tomes 1 à 3 de Will EISNER.
Delcourt, 2008, 144, 167 et 112 pages. Pour l’acheter : New York Trilogie, Intégrale

L’avenue C connecte l’east side au west side de la « grosse pomme », surnom affectueux que donnent les new-yorkais à leur ville. Un canal au milieu d’une mer de béton. Entre les deux, une grille d’aération se fait le spectacle de bien des scènes e la vie quotidienne, et le réceptacle de nombreuses offrandes involontaires. Une bague refusée par une jeune femme… une pièce de monnaie… le couteau d’un tueur des rues… Un véritable trésor pour deux gamins qui récupèrent le tout à l’aide d’une ficelle et d’un chewing-gum. Le quartier de Brooklyn est également célèbre pour ses perrons, servant tantôt de gradins, tantôt d’escaliers, tantôt d’estrades… De même, les lampadaires, les bornes à incendie, les poubelles, les boîtes aux lettres, les feux tricolores (…), sont souvent détournés de leurs rôles initiaux. Les scènes de la vie quotidienne alimentent aussi les journées des voisins d’immeuble ou les couloirs des métros, sous l’asphalte. Des inconnu(e)s s’y côtoient, s’y entassent et supportent ou fantasment sur la faune bigarrée qui s’y déverse. Dans le bruit ou la musique, New-York vibre de mille façons…

Plusieurs personnes dans mon entourage sont fascinées par les Etats-Unis et notamment par la ville de New York… ce qui n’est absolument pas mon cas. Trop de monde, trop de bruit, trop de pollution, trop de stress, trop de trop. Alors pourquoi avoir emprunté cette trilogie ? Ce sont les illustrations des trois couvertures qui m’ont intriguée et séduite. Et j’ai bien fait de sauter le pas car j’envisage maintenant d’acquérir l’intégrale pour l’ajouter à ma propre collection.
immeuble eisner new york trilogieWill Eisner revient sur le quotidien de cette grande ville, véritable fourmilière sans cesse en activité. Il choisit quelques personnages et dépeint tantôt rapidement un mini-épisode du quotidien, tantôt l’aventure d’une vie résumée sur une poignée de planches. Qu’elles m’aient fait sourire ou m’aient émue, chacune de ces – plus ou moins longues – aventures a su me toucher. Pendant quelques (dizaines) de minutes, chaque individu sort de la masse pour devenir un personnage unique. J’ai franchement ri aux mésaventures subies dans le métro bondé (même si Lyon ne peut être comparé à New York, les métros bondés et toute la faune qui y évolue, on connait !), j’ai aimé découvrir les quatre vies qui ont gravité autour d’un vieil immeuble avant (et après) sa démolition, j’ai été touchée par le devenir de ces deux jeunes couturières prisonnières du feu… Autant d’histoires, de peintures, de souvenirs… que de personnages.
J’ai cru lire à plusieurs reprises que les critiques reprochaient à Will Eisner un aspect trop larmoyant. Ce n’est évidemment pas joyeux mais plus que larmoyant, j’ai trouvé l’ensemble très juste, authentique. Et particulièrement marquant. Je serais vraiment très heureuse de pouvoir relire l’intégrale, à l’occasion (d’où mon envie de la faire entrer dans ma bibliothèque).
Encore une fois, l’auteur-illustrateur fait le choix du noir et blanc. Et vraiment, j’adhère. J’ai trouvé les illustrations magnifiques, qu’elles soient de taille réduite dans les vignettes ou que l’on puisse en profiter en pleine page. Les jeux d’ombre et les détails sont sublimes. Un trait de génie, à mon humble avis !


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Le Coin des BD [4]

Avec ce quatrième numéro, je me concentre plus particulièrement sur trois biographies illustrées… et trois biographies qui m’ont, dans l’ensemble, énormément plu, aussi bien dans le fond que dans la forme ! C’est si rare que les deux aspects me séduisent que je ne peux m’empêcher de le noter et de me féliciter pour ces choix de lectures !

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rimbaud l'indésirable xavier coste castermanRimbaud l’indésirable de Xavier COSTE.
Casterman, 2013, 128 pages. Pour l’acheter : Rimbaud l’indésirable

« Comme moral et comme talent, ce Rimbaud est une monstruosité. Il a la mécanique des vers comme personne, seulement ses oeuvres sont absolument inintelligibles et repoussantes. » Voici comment Arthur Rimbaud est décrit dans un rapport policier de 1873. Arthur Rimbaud est ancré dans l’imaginaire collectif, mais son histoire réelle est méconnue du grand public. Il n’a jamais connu le succès, ses poèmes ne lui ont jamais rapporté le moindre sou, et il est pourtant aujourd’hui l’un des poètes les plus connus et reconnus dans le monde. Cette bande dessinée de 120 pages prend le parti de raconter les deux vies de Rimbaud : le jeune poète arriviste, en mal de reconnaissance, qui vit une liaison sulfureuse et destructrice avec Paul Verlaine, et le trentenaire fatigué d’écrire et de vivre, qui se tue à la tâche en Afrique.
J’ai souhaité dépeindre le poète tel qu’il était décrit par ses proches : tour à tour manipulateur, sans-gêne, parfois carrément grossier. Bien loin de l’image trop lisse et réductrice du jeune poète romantique… Romantique, celui qui poussa Verlaine à bout, jusqu’à ce que ce dernier craque et tire deux balles dans sa direction ?

Jeune poète généralement connu pour ses frasques et sa relation avec Paul Verlaine, Arthur Rimbaud reste une personnalité assez mystérieuse et souvent incomprise. Je ne savais rien de sa vie avant cette lecture et ai donc été particulièrement surprise par ce que j’ai découvert, notamment dans la seconde partie de l’ouvrage. Je suis heureuse d’avoir succombé à la curiosité, texte et illustrations m’ayant beaucoup plu. Malgré tout, la figure ne me sera jamais sympathique et je n’adhère toujours pas à ses œuvres (je lui préfère largement son aîné Verlaine).
planche rimbaud indésirable xavier coste castermanVie courte mais particulièrement riche, le jeune Arthur a vécu intensément. Première fugue à 16 ans pour rejoindre la capitale française et devenir poète, entrée fracassante dans les cercles d’artistes parisiens après plusieurs essais infructueux, passion ravageuse pour Verlaine, homme marié et futur père de 10 ans son aîné… puis départ précipité en Afrique où il vivra une dizaine d’années du trafic d’armes avant de s’éteindre précocement et subitement d’un cancer à l’âge de 37 ans, amputé d’une jambe.
Rimbaud semble avoir vécu deux vies en une. La première : jeune amoureux obsédé par la poésie qu’il veut révolutionner (auprès de Verlaine), la deuxième : trentenaire qui renie son passé de poète à des milliers de kilomètres, vivant un quotidien totalement différent. Xavier Coste apporte une cassure assez nette en différenciant bien les couleurs utilisées pour chacune des deux vies. A Paris, Londres et Bruxelles, les teintes sont plus sombres, les décors « urbains » plus chargés alors qu’en Afrique, l’illustrateur choisit des couleurs proches du jaune. Je ne sais pas si on peut y voir une symbolique là-dedans puisque je ne sais pas si la première partie de la vie de Rimbaud fut vraiment plus sombre que la dernière… restons-en donc au simple désir de réalisme lié à l’environnement dans lequel évoluait alors le jeune homme.
J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur cet Arthur plutôt antipathique, imbu de lui-même et arriviste ; et je trouve que Xavier Coste offre là une biographie illustrée particulièrement intéressante et pertinente. Basés sur des faits avérés et contenant plusieurs petites anecdotes, c’est une façon agréable d’en apprendre plus sur le poète. Sans compter que le coup de crayon m’a séduite dès la première vignette. Une belle découverte donc !

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coupdecoeurMARTHA JANE CANNARY

Martha Jane Cannary, Tomes 1 à 3 de Christian PERRISSIN et Matthieu BLANCHIN.
Futuropolis, 2008 à 2012, 108 à 128 pages. Pour l’acheter : Martha Jane Cannary, Tome 1

Née le 1er mai 1852 dans le Missouri, elle est l’aînée d’une famille de six enfants. Ses parents, de pauvres agriculteurs décident de tout abandonner pour aller vers l’Ouest, à Salt Lake City, où vit la plus grande communauté mormone. Elle a 15 ans quand ses parents meurent. Élevant seule sa fratrie, elle se retrouve contrainte de les abandonner pour ne pas avoir à se marier avec un homme qui la convoite. Sa vie aventureuse commence. Un peu partout sur les territoires des Wyoming, Dakota et Montana, on repérera le passage de cette extravagante jeune femme, cocher de diligence un jour, serveuse de saloon le lendemain, cow-girl, sage-femme, poseur de rails… mille petits boulots qui contribueront à lui tailler une réputation sulfureuse dans un Ouest à la fois sauvage et puritain et qui lui vaudront son surnom.

Si j’avais en tête quelques éléments de la vie d’Arthur Rimbaud, je ne savais en revanche rien du tout de l’histoire de Martha Jane Cannary plus connue sous le nom de Calamity Jane (si ce n’est qu’elle portait des pantalons et avait des habitudes assez « masculines » pour l’époque). En trois volumes, Blanchin et Perrissin tentent de retracer les aventures de la jeune femme, des toutes premières années de sa vie à sa disparition cinquante ans plus tard. Pour faire court avant de développer un peu plus en détail : j’ai absolument tout aimé dans cette trilogie !
Peu de sources sur le sujet sont parvenues jusqu’à nous. Ou disons plutôt que peu de sources « fiables » peuvent être utilisées. De son vivant, Martha Jane Cannary avait déjà l’habitude d’embellir son histoire lorsqu’elle avait à la raconter. Aujourd’hui, plus d’un siècle plus tard, il paraît difficile de démêler le vrai du faux et l’on ne sait plus où s’arrête le mythe, où commence la réalité… mais après tout, est-ce bien important ? Les auteurs de cette série ont choisi de se baser sur certaines sources, ont-ils fait le bon choix ? Des historiens spécialisés les contrediront peut-être, de mon côté, j’ai apprécié ce que j’ai lu et découvert.
MEP_Martha3.inddMartha Jane est l’aînée de six enfants. Ses parents décident de quitter le Missouri pour se diriger vers l’Ouest américain mais ils meurent tour à tour. Seule pour élever ses cinq frères et sœurs alors qu’elle n’est encore qu’une jeune adolescente, elle fuit et abandonne sa famille afin d’éviter un mariage avec un voisin insistant. C’est le début de l’errance et de l’aventure, entre plaines peuplées d’indiens et villes remplies de soldats. Tour à tour cuisinière, infirmière, lingère mais aussi convoyeuse, Martha Jane ne fait rien comme les autres et se forge très vite une réputation qui la précède où qu’elle aille. Souvent habillée en homme, sur le dos d’un cheval, un fusil à la main et éprise de liberté, elle choque les femmes et fascine l’autre sexe. Elle dit avoir eu une relation avec Wild Bill Hickock de laquelle serait née la petite Janey (d’autres sources indiquent que seule l’amitié existait entre les deux adultes, l’enfant aurait un autre père). Bien plus tard, après la perte d’un petit garçon en bas âge (d’un autre homme), elle met au monde une petite Jessie qu’elle présente comme sa petite-fille. Elle participe à plusieurs shows dont elle est la vedette, mettant en scène sa propre vie, développant un peu plus le mythe autour de Calamity Jane. Elle meurt finalement d’une pneumonie, cinquantenaire, alcoolique et pauvre… mais libre de ses choix !
Le fond m’a plu, c’est certain. Mais qu’en est-il de la « forme » ? Dans des teintes sépia, les illustrations précises et détaillées m’ont ravie. Les planches sont parfois divisées en vignettes bien distinctes mais sont également habillées de dessins et de leurs « légendes » un peu plus aléatoirement de temps en temps. Visuellement c’est particulièrement attractif. A noter également que la police de caractère utilisée dans les « bulles » diffère selon le narrateur et/ou celui qui donne la réplique, toutes donnant l’impression d’être écrite directement à la main. Je trouve que c’est une petite touche qui donne un certain cachet à l’ensemble et c’est très appréciable.
Calamity Jane fait partie de ces personnalités aux aventures riches et passionnantes. On ne saura certainement jamais la vérité vraie, le spectacle et l’exagération ayant toujours fait partie de sa vie, d’une certaine façon. Mais le mythe continue d’être entretenu, des décennies après… et n’est pas prêt de s’éteindre, à mon avis ! Tout m’a plu dans cette trilogie et j’espère pouvoir l’acquérir un prochain jour pour l’installer dans ma bibliothèque !

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CézembreStevenson, le pirate intérieur de FOLLET et RODOLPHE.
Dupuis (Aire Libre), 2013, 71 pages. Pour l’acheter : Stevenson, le pirate intérieur

Doté d’une faible constitution, Robert Louis Stevenson, né en 1850, passa une partie de son enfance alité, en proie à une succession de maladies pulmonaires dont il eut à pâtir tout au long de son existence. Très tôt attiré par la littérature, il poursuivit néanmoins des études d’ingénieur puis d’avocat, selon le désir de son père, avant de décider de rompre avec toute idée de carrière dans ces domaines. Grand voyageur, il commença à publier de bonne heure. Profondément original et anticonformiste, il connut succès critiques et commerciaux qui firent de lui un écrivain reconnu de son vivant. L’aventure et le fantastique habitent cette oeuvre dont les titres les plus connus sont sans doute « L’Étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde », « Le Maître de Ballantrae » ou encore « L’île au trésor ». Installé à partir de 1890 à Vailima, dans les îles Samoa, en compagnie de sa femme Fanny, il y passe la fin de sa vie, jusqu’à la crise d’apoplexie qui l’emporta à l’âge de 44 ans.

Troisième et dernière biographie illustrée présentée ici, et troisième personnalité que je ne connaissais finalement que très peu avant de parcourir l’ouvrage. Pour moi, Stevenson était l’auteur de L’Etrange cas du Docteur Jekyll et de Mister Hyde, de l’Ile au trésor et du Maître de Ballantrae… et je savais vaguement qu’il était écossais, point. Rodolphe et Follet choisissent ici de retracer la (courte) vie de l’auteur, de son enfance malade à ses dernières heures dans les îles Samoa. On peut regretter une certaine brièveté (la bande-dessinée ne comporte « que » 71 pages) mais l’ensemble reste tout de même très agréable à parcourir, notamment visuellement parlant.
planche stevenson pirate intérieur follet rodolphe dupuisRobert Louis Stevenson a vécu toute sa vie avec des problèmes respiratoires lourds qui lui ont gâché son enfance (il devait rester au lit et souffrait de son environnement trop humide) et le poursuivront durant toute sa vie d’adulte. Il développe, en parallèle, ce qui semble être des hallucinations auditives et visuelles liées à ses lectures et à son imagination débordante (il est poursuivi par un pirate). Rodolphe et Follet lient cet état instable, ces visions et cauchemars, aux futurs écrits de l’auteur (L’Ile au trésor ou Docteur Jekyll et Mister Hyde pour ne citer que ces deux-là). Malgré tout, souvent affaibli, Stevenson se relève toujours et va de l’avant. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Fanny, femme mariée de dix ans son aînée, pour laquelle il traverse l’Atlantique et les Etats-Unis d’est en ouest. Avec elle il continue les voyages du côté du Pacifique, persistant envers et contre tout, toujours un crayon à la main et une histoire en tête.
Difficile de donner beaucoup de détails lorsque l’on ne possède que 70 planches pour le faire, difficile de retracer plus de 40 ans d’une vie dans ce petit espace… oui, j’ai parfois ressenti comme de la précipitation entre deux évènements, certains passant vraiment très rapidement ; mais je me demande finalement si développer davantage certains passages aurait été pertinent. Trop de détails peuvent casser le rythme (rappelez-vous, ce fut mon cas pour Olympe de Gouges) et sont vite noyés sous la masse.
Plus que le fond, c’est la forme que je retiendrai de ma lecture. Les illustrations, signées Follet, m’ont en effet beaucoup séduites par le mouvement qui s’en dégage, par le « coup » de crayon. L’application des couleurs possède un quelque chose plus proche des grandes œuvres picturales que des vignettes de bande-dessinées, en tout cas selon ma propre conception. Expressions des visages, décors extérieurs… c’est visuellement très beau !
Si peu d’éléments de la vie de Robert Louis Stevenson me resteront en tête, j’ai en revanche, après cette lecture, plus que jamais envie de lire l’œuvre de l’auteur (L’Ile au trésor et Le Maître de Ballantrae notamment) et envie de découvrir d’autres ouvrages illustrés par Follet ! Bilan plus que positif pour cette belle découverte !


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What’s up weekly ? 2014 – 2 (du 06/01 au 12/01/14)

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(Vous pouvez cliquer sur chaque image pour agrandir !)

Bonsoir !

Cette semaine a été peu productive livresquement et bloguesquement parlant. Un microbe s’est invité chez moi et s’est manifesté par des maux de tête et de la fièvre, quasiment tous les jours. J’ai donc troqué la lecture et la rédaction d’articles contre les séries télé, les émissions anti-neurones et mes deux aiguilles à tricoter (oui, je sais, cette image du tricot devant la télé n’est pas très avantageuse… dites-vous que vous êtes encore loin du compte – vous pouvez ajouter le petit châle sur les épaules et la tisane avec du miel à côté !).
J’ai donc séché le cours de danse mardi soir (les 45 minutes de transport en commun avant et après, après la journée de boulot, ça me bottait moyen-moyen) mais j’ai trouvé le courage d’affronter la populace lyonnaise pour récupérer mon colis France Loisirs. Et hier matin, j’ai pris mon courage à deux mains pour m’extraire de mon appartement afin de voir Philomena au cinéma (qui était assez bon !).

Toujours pas de vidéo cette semaine… mais j’avoue que je ne sais pas quoi faire à ce sujet. J’aime tourner, ça m’amuse et l’exercice est intéressant mais je passe des heures ensuite pour couper/monter (avec un logiciel merdique) et finalement, du côté des viewers, je ne retrouve pas l’enthousiasme du début. Il fut un temps où mes vidéos étaient vues 600, 700… voire 1000 fois en moins d’une semaine… et là, les 300 arrivent difficilement. Je sais que les statistiques ne comptent pas… mais en fait si. Ce serait mentir que de dire que ça ne compte pas. Bien sûr qu’au départ, si je fais des vidéos c’est parce que c’est un plaisir ; mais si « personne » ne les regarde, je trouve que ça ne sert à rien. Je connais ma trombine (je la vois quotidiennement dans la glace et dans le reflet du métro !) et ce que je raconte, je le sais déjà (et le dis souvent sur ce blog en parallèle). Je suis peut-être impatiente, peut-être faut-il un peu de temps pour que la chaîne retrouve les viewers des mois précédents, peut-être que vous n’avez pas le temps (quoi que, j’ai testé la vidéo d’une durée de moins de 6mn et ça n’a pas attiré plus de monde que ça), peut-être que trop de chaînes existent dorénavant et donc c’est normal de faire le tri… Mais je me dis que puisque tant de chaînes existent, est-ce que ça vaut le coup que je continue la mienne ? A priori je n’apporte rien d’original et de neuf au concept puisque les vidéos publiées intéressent de moins en moins… alors à quoi bon ? Je me questionne. Vraiment. D’un côté j’aime tourner mais s’il n’y a pas un « rendement » derrière, ça me freine un peu. Je suis une adepte du « le temps c’est du rendement (et non de l’argent) ». Alors passer 3h devant mon ordi pour une vidéo qui au final n’apportera rien à personne (sauf un mini-plaisir pour moi), ça me laisse sceptique.

Je termine ce blabla ici et vous laisse avec les photos des nouveautés de la semaine… ce qui vous intéresse beaucoup plus, je pense !

ACQUISITIONS 2014 2 EMPRUNTS LIVRES
Je continue les emprunts de BD à la BU.

Premières chaleurs (intégrale) de Jean-Philippe PEYRAUD. Une étudiante l’a rendue alors que j’étais à l’accueil, elle m’a dit que c’était vraiment sympa. Je lui ai fait confiance !
Stevenson, le pirate intérieur de FOLLET et RODOLPHE. Une biographie illustrée de l’auteur, si je ne dis pas de bêtise. Je trouve ça intéressant d’en apprendre plus sur des écrivains que j’ai lus (ou compte lire un jour) !

 

ACQUISITIONS 2014 2 LIVRESEn fin de semaine, je suis allée chercher ma commande à France Loisirs (je commande en ligne et vais récupérer en boutique : ainsi je ne paye pas de frais de port et ai affaire le moins possible aux vendeurs, quoique cette fois-ci, les deux jeunes femmes que j’ai croisées étaient très sympathiques).
Ma Bible des huiles essentielles. J’utilise les huiles quasiment quotidiennement mais j’en ai marre d’aller vérifier des trucs sur internet. Je me dis qu’un guide papier est plus facile à feuilleter, en cas de besoin ! Et je sens que je vais rapidement compléter ma collection !
Rose, T. 1 et 4 de Holly WEBB. J’ai pris le quatrième et dernier opus de la série pour compléter cette dernière… et je me suis dit que c’était quand même bête d’avoir 3 tomes dans le format France Loisirs et le premier dans l’édition d’origine (Flammarion) alors j’ai racheté le premier chez France Loisirs pour harmoniser toute la série dans ma bibliothèque ! ^^
Lune Mauve, T. 3 de Marilou AZNAR. Réception d’un service presse grâce à Casterman (que je remercie). Souvenez-vous, le premier tome m’avait un peu déçue mais le deuxième avait franchement remonté le niveau ! Je me demande de quel côté se placera cet opus (j’espère du bon !).

ACQUISITIONS 2014 2 LAINE
Quand je vous disais que je tricote..

Cette semaine j’ai reçu une commande de laine : à savoir, du noir et de l’ocre (il me manquait une pelote de chaque pour terminer deux écharpes commencées) et plusieurs pelotes de « vert fougère » pour avoir enfin un truc vert et chaud à me mettre autour du cou ! Pour le moment, j’aime et je maîtrise la fausse cote anglaise… alors je fais toutes les écharpes comme ça ! Mais bon, un jour il faudra que je change de point ! :p

 

Les articles de la semaine :

Pas le meilleur de la série mais quand même agréable…mercy thompson 5 le grimoire d'argent briggs

Moins séduite qu’avec Charlotte Collins mais quand même sympa…caroline bingley becton

J’ai mis à jour l’article qui présente les trocs/ventes et l’article qui résume toutes les séries chroniquées sur le blog (pour le moment) !

Les lectures de la semaine :

J’ai fini de lire et j’ai lu…
les haut conteurs 1 la voix des rois oliver peru patrick mcspare   rimbaud l'indésirable xavier coste casterman

martha jane cannary bd matthieu blanchin tome 1   martha jane cannary 2   Orianor_Ep3 jean avril cima editions

Je lis…
les voyageurs des miroirs 2 les chats d'argent kriss f gardaz

Je vais lire…
martha jane cannary 3 blanchin perrissin   la voleuse de livres markus zusak pocket jeunesse

Bonne nouvelle semaine à toutes et tous !