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Coeur de Highlander, Tome 1 : Lyra MacArthur de Demi MCGOWAN

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Coeur de Highlander,
Tome 1 : Lyra MacArthur
de Demi MCGOWAN
Rebelle,
2014, p. 278

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : sur le site de l’éditeur !

Née dans le sud de la France, Demi aime à se décrire comme un étonnant mélange français. Elle revendique ses origines bretonnes sans pour autant en oublier le lieu où elle a grandi. Demi a toujours été le joyeux trublion de la famille. Elle aime faire rire et se cache aisément derrière son sourire. Toujours dans la lune à s’inventer une autre vie inspirée des films de cape et d’épée, forte de 15 ans d’escrime et de l’influence paternelle, Demi attrape vite le virus du clavier et se laisse porter par les mots. Elle signe aujourd’hui son premier roman, une Romance Historique se déroulant en Écosse, dans laquelle elle a su mêler tout ce qui la personnifie, Amour, Fragilité, Humour, escrime et… tête de mule comme dirait son père.

♣ ♣ ♣

Fille, sœur et veuve de Highlander, Lyra MacArthur est belle, fougueuse et manie les armes comme un homme. Elle veut être une femme libre de décider de son avenir et ne plus jamais se remarier. La vie auprès de ses frères, Ethan et Erwan, lui suffit amplement !William MacRae, laird d’Eilean Donan a décidé de la courtiser. Ce guerrier au passé douloureux se retrouve face à un refus qu’il n’accepte pas. Lyra sera sa femme. Le tout est de le lui faire comprendre ! Mais dans les Highlands, un complot se trame qui pourrait bien changer la vie de nombreuses personnes et surtout du peuple écossais. À moins qu’une association inattendue ne vienne le mettre à mal. Toutefois, le passé de William pourrait bien compliquer les choses. Un homme couvert de cicatrices peut-il rassurer et protéger une femme plus fragile qu’elle ne veut l’admettre ?

Soyons clairs : je n’ai pas aimé. Coeur de Highlander premier du nom n’a pas non plus été une torture à lire mais je n’y ai pas pris beaucoup de plaisir et deux semaines plus tard, je n’en ai aucun souvenir. Cette chronique risque donc d’être beaucoup plus courte que d’habitude, n’ayant pas beaucoup de matière pour la rédiger.
Précisons tout de même que je ne suis pas le public idéal pour ce genre d’ouvrages. Les romances historiques, ça ne marche quasiment jamais avec moi. Et pourtant je vous jure que j’ai envie que ça passe, j’ai envie de lire une romance qui me transporte dans une époque plus ou moins ancienne… mais généralement, je ne fais que lever les yeux au ciel, exaspérée par la personnalité des héros et pas du tout convaincue par la teneur historique (quand le contexte est assez développé pour qu’on le remarque) de l’intrigue.
J’espérais vraiment que Demi McGowan réussirait à me convaincre. J’étais partie sans trop d’a priori, plutôt contente de me plonger dans une lecture légère et divertissante après avoir enchaîné pas mal de titres imaginaires. Eh bien non. Sans non plus tomber dans le cliché insupportable, Lyra MacArthur m’a ennuyée, les héros ne m’ont pas du tout séduite et je ne parle même pas de l’absence totale (ou presque) de contexte historique. Encore raté.

Ce que je reproche généralement aux romances historiques c’est que d’historique, justement, elles n’ont que le nom. Les personnages pourraient être déplacés dans n’importe quel contexte, dans n’importe quel pays (ou presque) et surtout à n’importe quelle époque, ce serait exactement la même chose. Et malheureusement, c’est un peu le cas ici.
Alors certes, Demi McGowan utilise quelques mots de vocabulaire dans les premiers chapitres, notamment pour décrire la tenue typique du Highlander, mais c’est très ponctuel, juste histoire de balancer quelques images fortes aux lecteurs (en bref : le héros est en kilt, avec des couleurs et un blason particuliers) et un peu plus tard, me semble-t-il, pour parler d’armes traditionnelles (et peut-être même d’instruments). C’est une bonne idée et je félicite l’auteure pour l’utilisation de ce vocabulaire précis, mais c’est trop furtif entre les pages pour qu’une atmosphère soit créée. On a plus l’impression que l’auteure s’est sentie obligée de justifier son contexte en offrant quelques détails aux lecteurs, histoire de faire croire qu’on est bien en Ecosse dans la deuxième moitié du XVIIe siècle. Et moi, personnellement, ne pas avoir un décor riche, un contexte bien présent, lorsque je lis un texte (romance ou non) historique, ben ça me gêne.
Alors Demi McGowan tente également d’insérer une mini-intrigue politique dans son histoire (en gros : le conflit ancestral entre les écossais et les « envahisseurs » anglais) mais on en parle quasiment pas tout au long de l’histoire, à part sur les derniers chapitres (comme si l’auteure s’était enfin réveillée et s’était rendue compte que, mince, elle avait oublié de parler de ça). En deux chapitres l’affaire est réglée. De toute façon, ce qui compte ici, c’est la romance, le reste on s’en fout.

Je pense qu’il faudrait que j’arrête d’espérer autre chose qu’une bête romance pas crédible quand je lis une romance historique. J’ai l’impression que ça ne sert à rien parce que toutes celles que j’ai pu lire n’apportaient absolument rien historiquement parlant. C’est juste un homme et une femme qu’on installe dans des costumes et dans des lieux que les lecteurs connaissent (donc pas forcément en phase avec la réalité historique). A croire que le lecteur a juste envie de lire une histoire de c** avec des tableaux un peu « exotiques » derrière (genre un vieux chateau écossais).
Moi je suis un peu bête, quand je lis un truc « historique », j’ai envie d’apprendre des choses vraies, de me cultiver, de voyager dans le temps et dans l’espace et d’être vraiment plongée dans un contexte avec une réalité tangible. Et si en plus la romance fait vibrer, oui, j’achète. Mais en fait, ça n’arrive jamais. En tout cas, je ne suis jamais tombée sur une romance historique m’ayant apporté tout ça. Je crois que je me fourvoie définitivement sur la définition de « romance historique ».

Bon par contre, là où Demi McGowan ne joue pas trop mal, c’est au niveau de ses personnages principaux, à savoir Lyra et William. Alors certes, c’est bourré de clichés : elle est forcément la seule femme forte et indépendante (qui a de la répartie et qui sait se battre avec des dagues) à des centaines de kilomètres à la ronde (toutes les autres sont bien ancrées dans leur temps donc forcément illétrées et seulement bonnes à tenir la maison tout en baissant les yeux face aux hommes) et lui est forcément le héros mystérieux car torturé dans son enfance mais finalement au coeur tendre (et en kilt, obviously). C’est naze. Mais bon, si on est pas trop trop regardant, ça fonctionne.
Encore une fois, il me faut, personnellement, des personnalités beaucoup plus complexes et beaucoup moins linéaires pour que je leur trouve un quelconque intérêt et que je m’attache à elles. Mais, il faut rendre justice à l’auteure, ses deux héros ne sont pas « si pires ». Lyra notamment qui évite l’erreur habituelle : être décrite comme une femme forte et indépendante au début du livre et qui perd tous ses neurones et son indépendance dès la rencontre avec le beau et grand mâle trois pages plus tard. Là, au moins, l’héroïne continue à garder son répondant, son « intelligence » et son indépendance. Franchement, c’est appréciable. Finalement, Lyra et William m’ont parfois agacée mais je n’ai quand même pas trop levé les yeux au ciel et je n’ai pas eu trop de mal à suivre leurs aventures amoureuses.

demi mcgowan rebelle éditionsLes aventures amoureuses, parlons-en. Comme d’habitude, le jeu du chat et de la souris qui se termine évidemment sur un mariage et des gosses. Contrairement à d’autres romances historiques qui m’avaient fait hurler d’indignation, Demi McGowan ne force pas trop le trait du chat et de la souris, alors merci. Bon, c’est évidemment cousu de fil blanc (en même temps c’est le principe de la romance) et c’est souvent absolument pas crédible, mais encore une fois, si on n’est pas trop regardant, ça reste assez divertissant.
Malgré tout, certaines scènes m’ont particulièrement fait tiquer. Je pense notamment à celle où Lyra fait démonstration de ses super capacités de guerrière avec des lames, devant une assemblée de mecs complètement sans voix. On dirait le fantasme d’une adolescente couché sur papier. Non mais je vous jure, moi quand j’avais 13 ans, je rêvais de montrer un de mes talents à tout le monde (généralement sur scène) et de récolter des regards émerveillés de toute la gent masculine (manque de confiance en soi, tout ça tout ça). On se croirait dans une fanfiction qui, à mon goût, est le meilleur support pour se laisser aller à ses fantasmes un peu débiles. Autre scène absolument « what the fuck?! » et attention, je spoile un max… [il faut surligner la suite]Lyra, alors qu’elle est enceinte de 9 mois à la fin du livre, se rend sur le champ de bataille, protège son mari des ennemis (parce que ce grand Highlander au coeur d’artichaut est en difficulté et tous les membres de son clan, que des guerriers forts et braves, ne parviennent pas à lui venir en aide) et butte le grand méchant en un tour de main. Et finit par accoucher en deux secondes chrono sur le dit champ de bataille, entre deux cadavres ennemis. MAIS BIEN SUR. Bon en fait si, j’ai levé les yeux au ciel sur ce bouquin, au moins deux fois.

Je ne suis pas faite pour les romances historiques – en tout cas celles qu’on nous propose actuellement sur le marché – ce n’est pas la faute de Demi McGowan. Mais malheureusement, elle ne m’a pas du tout fait changer d’avis sur la question, même si je reconnais que son histoire est loin d’être la pire découverte dans le genre. Je ne lirai pas la suite, évidemment.

Illustration : portrait de Demi McGowan trouvé sur le site de Rebelle éditions.

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[VIDEO] TOP 5 – Books that feature traveling !

Les livres cités, si vous souhaitez lire les chroniques détaillées :

5 – Card Captor Sakura, CLAMP
4 – Morwenna, Jo WALTON
3 – Les romans de Jane Austen
2 – L’Epouse de bois, Terri WINDLING
1 – Les Dames à la licorne, René BARJAVEL et Olenka de VEER
Bonus – Un Pingouin sous les étoiles, Jackie LANDREAUX-VALABREGUE

Et vous ?

 


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Outlander, Tome 1 : Le Chardon et le tartan de Diana GABALDON

outlander tome 1 le chardon et le tartan diana gabaldon j'ai lu
Outlander, Tome 1 :
Le Chardon et le tartan
de Diana GABALDON
J’ai lu,
2014, p. 852

Première Publication : 1991

Pour l’acheter : Outlander, Tome 1

Diana Gabaldon, née le 11 janvier 1952 à Flagstaff en Arizona, est une romancière américaine d’origine mexicaine et anglaise. Elle a écrit la série populaire Le Chardon et le Tartan. Ses romans sont assez difficiles à classifier par genre puisqu’ils empruntent tant au roman d’amour qu’au roman historique et à la science-fiction (sous la forme du voyage dans le temps). Ses premiers essais d’écriture furent postés sur le forum d’écriture de CompuServe. Des commentaires positifs de la part d’autres membres du forum la persuadèrent de finir et de publier le premier roman de la série Le Chardon et le Tartan.

♣ ♣ ♣

Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

C’est en visitant les Skyblog des copines blogueuses il y a plusieurs années de ça que j’avais eu vent de la saga Le Chardon et le Tartan, alors dans les anciennes éditions poche de J’ai lu. Avec la sortie de l’adaptation télévisuelle en 2014, la maison a décidé de rééditer le texte dans son format d’origine en vo, c’est-à-dire que cette première intégrale reprend les deux premiers tomes de l’ancienne édition J’ai lu (La Porte de pierre et Le Bûcher des sorcières.
J’ai entendu tellement de bien de ce pavé de 850 pages que j’avais fixé la barre assez haute. Trop haute sans doute puisque je sors déçue de cette découverte. Une romance qui ne m’a pas embarquée, un héros masculin dont je ne suis pas tombée amoureuse (contrairement à beaucoup de lectrices) et surtout, un contexte écossais bien trop pauvre visuellement parlant. Je voulais de l’Ecosse à toutes les pages mais outre les kilts et les conflits avec les anglais, je n’en ai pas vu grand-chose ! En revanche, grâce à la série adaptée, le manque contextuel est comblé ! Je vous parle de celle-ci (en tout cas des premiers épisodes visionnés) en fin de chronique.

Une infirmière anglaise en seconde lune de miel avec son mari dans les Highlands en 1945 qui se retrouve propulsée dans l’Ecosse du XVIIIe siècle après avoir touché la pierre d’un dolmen, voilà qui avait de quoi m’intriguer et qui avait matière à faire rêver plus d’un lecteur grâce aux images fortes de l’Ecosse d’antan.
A vrai dire, et c’est le point le plus négatif de ma lecture : d’images de l’Ecosse, je n’en ai que peu vues. Diana Gabaldon place bien quelques noms de plantes que l’on peut trouver dans ces paysages sauvages, cite quelques collines, rochers et évidemment dolmens, utilise deux ou trois mots (toujours les mêmes) de gaélique écossais ; mais ça s’arrête là. Je n’ai jamais réussi à m’imaginer ne serait-ce qu’un décor. Je ne voyais que le chemin emprunté par les chevaux, chemin qui aurait pu se situer en Auvergne ou en Allemagne, ça n’aurait pas changé grand-chose. Et pourtant ! L’Ecosse, comme l’Irlande, sont des pays connus pour la beauté de leurs paysages sauvages et préservés ! Où sont les descriptions des plaines vallonnées, des vallées encerclées de montagnes arides ou d’une nature foisonnante, des falaises bordant les cotes, de la pluie et du vent qui se faufile dans les cheveux ? J’aurais tellement aimé voyager jusque là-bas, être complètement dépaysée… mais malheureusement non. Quel dommage de passer à côté ! Je ne dis pas que je souhaitais des descriptions interminables de coucher de soleil dans la bruyère mais quelques phrases offrant des détails sur le décor auraient tout de même été les bienvenues. Là, franchement, niveau descriptions des lieux ou même des tenues des personnages (à part les kilts), c’est bien pauvre ! Snif !
En revanche, l’auteure s’étend un peu plus sur le côté historique du contexte apportant quelques détails sur l’histoire du conflit entre l’Angleterre et l’Ecosse et notamment au sujet d’une période assez ciblée pour les clans de Highlanders (le Jacobisme). C’est vraiment intéressant d’avoir des éléments qui ancrent l’histoire dans un environnement palpable, et réel pour le coup. Je regrette juste que Diana Gabaldon nous propose tout ça de façon assez brouillonne dans l’ensemble. Je ne suis pas du tout au fait de cette période historique des pays anglo-saxons et là, je serais bien en peine de vous expliquer quoi que ce soit, parce que je n’ai pas retenu grand-chose ! L’introduction de faits réels est une très bonne idée en soi, mais c’est un peu maladroit ici.

Outlander 2014L’autre élément que j’attendais au tournant, c’est évidemment la romance. Jamie, le héros, semble avoir rallié à sa cause un clan de groupies acharnées, et j’avais vraiment envie d’en faire partie à mon tour (parce que c’est toujours bon pour le moral de tomber sous le charme d’un personnage et ça m’arrive malheureusement trop rarement) mais ce n’est pas encore cette fois que mon cœur battra pour un héros de roman. Pour tout avouer, il est clair que je ne suis pas le cœur de cible, ça partait donc assez mal. Je n’éprouve aucun intérêt particulier pour les hommes en kilt et je ne suis pas du tout attirée par les hommes un peu ours/brutaux/macho/guerriers/dominants, bien au contraire ! Tous les traits de caractère de Jamie ne m’ont pas déplu mais aucun ne m’a assez séduite pour me faire oublier ce qui me gênait. Alors je sais, autre temps autres mœurs donc la personnalité du jeune James est en accord mais vraiment, c’est le genre de héros qui n’est pas fait pour moi.
J’ai notamment eu pas mal de mal avec sa conception de sa sexualité, très paradoxale. Diana Gabaldon le présente tantôt naïf et maladroit (il est puceau, ça doit être le seul Highlander de 23 ans dans ce cas !), tantôt (trop) dominant (ils sont au milieu du camp, entourés par tous les hommes mais il en a envie et ça ne sera pas long alors… hop !). Mouais. Je ne suis pas fan des scènes érotiques à la base (pour moi, une scène de complicité/échange de paroles-regards/tendresse est beaucoup plus intense) mais si en plus elles n’émoustillent même pas, elles ne servent à rien. Et là, clairement, il y en a beaucoup qui manquent de raison d’être à mon avis. Je n’ai pas cru en la connexion entre les deux personnages et j’en suis la première déçue.
Claire, en revanche, m’a plu. Je ne l’ai pas adorée mais globalement, je suis convaincue. C’est une héroïne mature (elle a 27/28 ans), qui a vécu l’horreur de la guerre et qui sait s’adapter à son étrange voyage dans le temps. Je l’ai trouvée assez intelligente et réfléchie dans ses actes tout en laissant passer juste ce qu’il faut d’émotions lorsqu’elle se retrouve face à Jamie. C’est une héroïne crédible et qui a beaucoup de potentiel.

Finalement, je me rends compte que je pourrais assez difficilement vous résumer l’intrigue avec force détails car je n’ai pas eu l’impression qu’il se passait beaucoup de choses la majeure partie du moment. Il y a des sursauts d’actions et de rebondissements mais entre eux, beaucoup d’allers et venues qui donnent l’impression de tourner en rond. Claire se retrouve au XVIIIe siècle, tente tant bien que mal de retrouver son époque mais en est empêchée à cause des membres du clan MacKenzie qui ne lui font pas confiance. Et finalement, quand elle peut enfin tenter une évasion, elle se sent trop liée à sa nouvelle vie pour repartir en arrière (ou dans le futur ?).
Les conflits avec les anglais et les manipulations des oncles de Jamie jalonnent le récit. Diana Gabaldon donne l’impression qu’elle tente de créer un contexte riche dans lequel le lecteur pourra se plonger. On pourrait donc lui pardonner les longueurs qui aident à la mise en place de l’univers mais malheureusement, là encore, je trouve que c’est maladroit. Quitte à vouloir bien installé son lecteur dans un contexte particulier et précis avec moult personnages et moult ramifications, tenants et aboutissants, autant le faire jusqu’au bout en nous abreuvant de détails.

Cette première intégrale manque de finesse et de précision. Les bases sont là, solides et intéressantes mais l’auteure se contente, à mon goût, de survoler son intrigue, son cadre, ses personnages… ce qui me laisse une impression de fadeur amère. Tant de potentiel si peu exploité !

 

Merci à J’ai lu pour cette lecture !

Mon avis sur la série (qui me plait bien davantage) à venir très vite…


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Les Etoiles de Noss Head, Tome 2 : Rivalités de Sophie JOMAIN

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Les Etoiles de Noss Head,

Tome 2 : Rivalités
de Sophie JOMAIN
Rebelle Editions,
2012, p. 353

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : Sur le site de l’éditeur !

Sophie Jomain est écrivain français née en 1975 à Villefranche-sur-Saône de romans fantastiques pour jeunes adultes et adultes. Elle a, à ce jour, publié 11 romans et nouvelles.

 Les Etoiles de Noss Head, Tome 1  Tome 3  Tome 4  Tome 5 
 Felicity Atcock, Tome 1 

♣ ♣ ♣

Pour moi, une nouvelle vie commençait : l’université à St Andrews avec Leith, mon petit ami loup-garou. J’avais espéré que le calme était revenu, que je vivrais ma première année de fac comme n’importe quelle jeune fille, ou presque. Douce utopie, rien ne se passe jamais comme on le voudrait.
Il fallait qu’ils se fassent la guerre, c’était plus fort qu’eux. Leur haine ancestrale allait les pousser à bout. J’étais dépassée.
Je n’en avais aucune idée alors, mais les forces qui devraient s’affronter allaient au-delà de tout ce qu’on peut imaginer.
J’étais au moins sûre d’une chose : tôt ou tard, je paierais les pots cassés. Peut-être même que je ne m’en sortirais pas indemne.

 

/!\ Risque de spoilers sur le premier tome ! /!\

Le premier tome – Vertige – avait été un véritable coup de cœur lors de sa découverte en novembre 2012. J’ai mis un long moment avant de me décider à lire la suite mais avais envie d’une lecture du genre pour ces vacances de Noël. Je n’avais plus beaucoup de souvenirs de l’intrigue précédente, gardant simplement en tête que l’héroïne m’avait convaincue, que le héros masculin avait réussi à me séduire (et c’est jamais gagné avec moi !) et surtout, que l’histoire placée dans la campagne écossaise m’avait ravie. J’avais vraiment accroché et j’étais curieuse de découvrir la suite des aventures d’Hannah et Leith qui se déroulent cette fois à Saint Andrews, petite ville de la cote écossaise qui abrite une des universités les plus renommées du Royaume Uni.
Finalement, sans être une déception – parce que j’ai quand même passé un agréable moment – ce deuxième tome est en deçà du premier, à mon goût : j’ai eu davantage de mal à apprécier les héros et je n’ai pas retrouvé l’ambiance qui m’avait tant plu précédemment. Il y a du bon dans Rivalités, c’est indéniable, mais pas assez pour tenir la comparaison avec le premier. Je lirai la suite malgré tout parce que j’ai une certaine tendresse pour cette saga et parce que je suis curieuse de découvrir quel chemin Sophie Jomain choisit d’emprunter.

J’ai vu passer plusieurs fois sur la toile, des avis plutôt mitigés vis-à-vis des Etoiles de Noss Head car les lecteurs trouvaient que Sophie Jomain s’est trop inspirée de Stephenie Meyer et de son Twilight. Si je trouvais le parallèle assez peu pertinent pour le premier tome (Stephenie Meyer n’est pas la première à mettre en scène les créatures surnaturelles que l’on connait), j’avoue que oui, la réflexion se prête un peu plus avec Rivalités.
Relativisons, encore une fois, le schéma basique du conflit entre deux races ennemies au milieu duquel se retrouve coincée une jeune héroïne qui aimerait bien réconcilier les deux partis car elle est attachée aux deux (amoureusement et amicalement)… je ne pense pas que l’on puisse accorder la pleine originalité à la créatrice de Twilight ni donc accuser Sophie Jomain d’avoir copié qui ce soit. Ce sont des éléments assez fréquents dans la littérature « YA », souvent repris plus ou moins de la même façon, pouvant certes lassés… mais force est de constater que cela fonctionne. Alors oui, par contre, le fait que l’amoureux de l’héroïne soit plein aux as (il aurait pu être l’étudiant fauché type), hyper protecteur (bon, cela peut s’expliquer par sa nature non humaine) et qu’il repousse le moment de la mettre dans son lit de peur de la blesser… Edward Cullen n’est pas loin, j’en conviens. Malgré ces parallèles possibles, je n’ai pas été gênée outre mesure, ai été happée par l’univers créé par Sophie Jomain et ai vécu les aventures de ses personnages complètement, sans trop penser à d’autres livres.

Non, ce qui m’a finalement un peu déçue dans ce deuxième tome, ce sont les héros en eux-mêmes. Et notamment Leith. Je l’avais vraiment apprécié en le découvrant en 2012 et il était vraiment un des rares jeunes héros masculins à me convaincre… mais là, il m’a gonflée. Certes, Leith est un jeune loup-garou, ce qui implique certains traits de caractère particuliers : hyper protecteur, très territorial et, n’ayons pas peur des mots, presque macho. Ben moi, ça ne me plaît pas. J’ai l’impression que toutes ses apparitions dans ce tome consiste à réprimander Hannah parce qu’elle ne fait pas ce qu’il voudrait qu’elle fasse et malgré toute la tendresse qu’il semble lui porter, j’ai trop eu l’impression d’avoir affaire à un couple dominant-dominée. En plus de ça, il faut aussi ajouter que Leith est un jeune homme particulièrement buté et convaincu de ses opinions, les dernières pages le confirment et n’ont fait qu’accentuer le fait qu’il m’avait déçue. Vraiment dommage, parce que je me souviens encore de la scène du colin-maillard dans le premier tome, dans laquelle il m’avait autant séduite que l’héroïne. Snif !
Hannah, quant à elle, suit son bout de chemin. Elle tente de concilier sa première année à l’université non seulement avec sa cohabitation avec une colocataire elle aussi nouvelle étudiante – Tarja -, mais aussi avec son histoire d’amour et enfin avec les nouvelles rencontres, qui ne sont pas du tout au goût de Leith. La situation s’avère difficile pour elle : d’un côté l’amour de Leith et de la meute, de l’autre l’amitié avec Darius et Minah. Hannah n’a pas du tout envie de choisir et on la comprend parfaitement. Je n’ai eu aucun mal à percevoir ses doutes et j’ai compris ses réactions. Je trouve même qu’elle s’en sort assez bien la majeure partie du texte. Les dernières pages annoncent un tournant dans la suite de l’intrigue, il me tarde de voir comment la jeune héroïne appréhendera l’avenir. La rouquine n’est pas un personnage que j’adore (en tout cas pas pour le moment) mais j’aime la suivre et je suis assez attachée à elle pour avoir envie de connaître la suite.

les-étoiles-de-noss-head,-tome-2---rivalites- sophie jomain france loisirsLes deux héros sont entourés de nombreux personnages secondaires qui portent eux aussi l’intrigue et globalement, je les ai trouvés très bien croqués. C’est un peu LE point positif de ce deuxième opus.
Les membres de la meute apportent une touche familiale bienvenue, ils sont un peu les bras entre lesquels on a envie de se réfugier au cœur de la tempête, ceux qui soutiennent et apportent réconfort. J’ai particulièrement apprécié Jamie et Julia, deux figures sur lesquelles on peut compter et qui ont elles aussi leur histoire (notamment la deuxième). Georgia fait office d’électron libre incontrôlable et assez haïssable, le personnage que l’on aimerait étrangler si l’on pouvait entrer dans le bouquin… mais elle est utile à l’intrigue, elle n’est pas juste là pour agacer (même si elle y arrive très très bien !).
Darius et Minah appartiennent à un autre clan (une autre race même), vous vous en doutez… On les rencontre en même temps que l’héroïne, on se méfie tout comme elle et puis on apprend à faire leur connaissance et à creuser un peu plus derrière leur physique parfait. Darius se révèle être un personnage assez extraordinaire et attachant, je l’ai trouvé beaucoup plus mature et réfléchi que tous les autres. Son passé et son présent m’ont plu et j’ai vraiment apprécié sa façon de se comporter envers Hannah. C’est la vraie belle surprise de Rivalités et j’espère bien le retrouver dans le tome suivant !

Je ne vous ai pas encore parlé de l’intrigue ici mise en place… à vrai dire c’est assez simple, elle est assez bien résumée par le titre : Rivalités. La première centaine de pages m’a paru un peu longue car installe Hannah dans son nouvel environnement et j’avoue que Saint Andrews et son université m’ont paru beaucoup moins attrayants que la campagne écossaise (avec ses paysages magiques) que l’on avait pu découvrir dans Vertige… Les choses mettent du temps à arriver et se concentrent essentiellement autour du conflit qui perdure depuis des siècles entre les loups-garous et les… je ne vous en dis pas plus. Les passages expliquant la nature de ces nouveaux personnages sont assez intéressants et soignés et changent un peu de ce que j’ai pu lire jusque là. Je ne sais pas si Sophie Jomain a encore des choses à nous apprendre mais pour le moment, je trouve sa « mythologie » claire et plutôt passionnante.
Bien sûr, conflit intergénérationnel oblige, tout ne sera pas rose dans le quotidien d’Hannah, il y aura son lot de combats et de pertes qui entraîne des révélations (que j’avais vu venir mais je me suis tout de même prise au jeu) et un dénouement assez intense. En y réfléchissant, il ne pouvait pas en être autrement mais j’aime assez la difficulté ainsi promise pour la suite. Sophie Jomain ne tombe pas dans la facilité, c’est agréable.

Vous l’aurez compris, dans ce deuxième tome, de très très très bonnes choses côtoient des éléments un peu décevants… la lecture n’est donc pas aussi enthousiasmante qu’avait pu l’être celle de l’opus précédent mais elle apporte tout de même son lot de surprises et d’émotions. Je lirai la suite, c’est une évidence. Et en 2015 normalement, le troisième volet est d’ores et déjà dans ma bibliothèque !

Illustration : Réédition chez France Loisirs.