Bazar de la Littérature


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[VIDEOS] Update Lecture – 18 juin 2015

Pour éviter l’unique vidéo interminable, j’ai divisé cet « Update Lecture » en deux parties… dans lesquelles je vous présente pas moins de 10 livres :

Une histoire de possession en Irlande, une romance dans l’Ecosse du XVIIe siècle, un pacte avec le démon, le conflit mortel entre deux frères ennemis du Néolithique, le rassemblement de tous les personnages de Jane Austen en un seul roman, un essai illustré sur les femmes qui lisent, une réécriture de contes de fées, un voyage dans le temps, un roman YA dans l’univers de Tara Duncan et un collectif de textes qui fait le tour de nombreux peuples !


 

Et les chroniques déjà rédigées, c’est là :

La Mort peut danser de J.-M. LIGNY 
Coeur de Highlander, T. 1 de D. MCGOWAN 
Anders Sorsele, T. 1 de V. SCHILLI
Le Premier de N. COSTE 
De Darcy à Wentworth de S. G. BRINTON

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La Mort peut danser de Jean-Marc LIGNY

la mort peut danser jean marc ligny folio sf
La Mort peut danser
de Jean-Marc LIGNY
Folio SF,
2014, p. 383

Première Publication : 1994

Pour l’acheter : La Mort peut danser

Jean-Marc Ligny est un écrivain français de science-fiction, fantastique né le 13 mai 1956. Il a écrit près d’une quarantaine de romans, dont une dizaine pour la jeunesse.

Mal-Morts 

♣ ♣ ♣

Irlande, 1181. Alors que sévit l’invasion anglo-normande, une sorcière est brûlée vive au sommet d’une falaise. Une sorcière aux yeux de l’Église, mais pour le peuple elle était Forgaill, leur poétesse, la prophétesse…
Irlande, 1981. Un couple de musiciens, Bran et Alyz, s’installe dans un manoir du XIIe siècle. Sous le nom de La Mort Peut Danser, ils donnent des concerts dont le succès va grandissant. Mais quelle puissance surnaturelle anime la voix d’Alyz, cette voix qui ouvre les esprits, qui semble venir d’un autre monde?…
Roman inspiré des légendes celtiques et des recherches musicales du groupe Dead Can Dance, riche des couleurs et de la beauté sauvage de l’Irlande, La mort peut danser renouvelle magistralement le thème de la possession.

A vrai dire, je ne suis pas une grande fan de Dead Can Dance. Non pas parce que je n’aime pas (parce que des trucs un peu « bizarres », j’en écoute, donc ça ne me fait pas peur… je pense que Daemonia Nymphe gagne la palme du groupe mystique) mais tout simplement parce que je n’ai jamais vraiment eu l’occasion de me pencher véritablement sur la question. Mais il faudrait que je creuse puisque les quelques morceaux écoutés m’ont intriguée et qu’ils semblent parfaitement entrer dans mes habitudes musicales.
En tout cas, si l’un des buts de Jean-Marc Ligny était de pousser le lecteur à la (re)découverte de Dead Can Dance, c’est réussi ! D’ailleurs, quelques vidéos tournent en ce moment-même sur mon ordinateur, histoire de me mettre dans l’ambiance et de m’inspirer. L’inspiration (divine ?) et la musique, voilà de quoi cause La Mort peut danser. Et en plus ça se passe en Irlande. C’était fait pour moi, non ?

Jean-Marc Ligny a choisi de construire son histoire à partir de deux axes qui semblent ne pas avoir grand chose à voir l’un avec l’autre, en tout cas au départ, mais ils se révèlent bien vite liés. Ces deux « intrigues » sont matérialisées dans deux groupes de chapitres différents car traitent de deux époques éloignées l’une de l’autre par 800 années. Le lecteur passe ainsi régulièrement des années 1980 à la deuxième moitié du XIIe siècle (entre 1160 et 1185 environ).
Les bonds peuvent déstabiliser au départ mais l’on s’y fait finalement assez vite et l’on sent facilement la différence contextuelle – quoiqu’un manoir perdu sur la cote ouest irlandaise au XXe siècle n’est peut-être pas si éloigné de ce qu’il était huit siècles plus tôt ?

Je n’ai pas compté le nombre de chapitres dédiés à chacune des intrigues mais il m’a semblé – en tout cas c’est le ressenti qu’il me reste – que l’on passe plus de temps auprès de Forgaill au XIIe siècle. Ce n’est pas désagréable, loin de là, mais c’est assez dépaysant. Il n’est pas forcément aisé de s’attacher – et encore moins de s’identifier – à une poétesse/prophétesse de l’Irlande médiévale, encore proche de ses traditions druidiques et gaéliques. Malgré tout, malgré son essence divine qui devrait la rendre intouchable, la jeune femme est finalement bien ancrée dans son univers, sur cette terre irlandaise balayée par les vents et envahie par les Normands.
Bizarrement, alors qu’elle est plus proche de nous par l’époque (les années 80) et par sa vie moderne, Alyz semble au contraire, complètement sur une autre planète, complètement ailleurs et donc totalement inadaptée à notre vie quotidienne. Ses transes régulières la rendent encore plus intouchable et incompréhensible, trop proche du mystique pour les humains lambda que nous sommes.

Moher ireland burren

Difficile donc de trouver sa place, en tant que lecteurs, auprès de ses deux femmes liées par le chant, par cette voix étrange venue d’ailleurs. On ne peut que rester spectateurs, envoûtés par ce qui se joue sous nos yeux mais gardant toujours une certaine distance.
Je ne me suis donc pas attachée aux personnages, ni à Forgaill, ni à Alyz, ni même à Bran le compagnon de cette dernière. En revanche, j’ai voyagé en Irlande, sur les cotes du Burren, là où vous pouvez voir les célèbres falaises – Cliffs – de Moher, la très célèbre petite ville de Doolin qui est connue pour être celle qui abrite le plus de musiciens d’Irlande ou encore la petite ville de Lisdoonvarna qui accueille chaque année un festival de célibataires (Matchmaking Festival). Bref, vous le savez, l’Irlande c’est mon pays de coeur (et un tout petit peu de sang) alors c’est toujours un immense plaisir d’y remettre les pieds grâce à l’imagination fertile des auteurs.

Et plus que le contexte géographique, je trouve que Jean-Marc Ligny a assez bien retranscrit toute cette atmosphère un peu particulière, propre à l’Irlande. Un peu mystique oui. Un peu à l’image de Dead Can Dance d’ailleurs. Les deux se marient donc forcément à merveille. J’ai aimé retrouvé de nombreuses notions empruntées à la matière celtique (le druidisme notamment) et surtout, de nombreux mots de vocabulaire gaéliques qui apparaissent non traduits dans le texte (il y a un lexique à la fin de l’ouvrage si vous souhaitez jeter un oeil et apprendre quelques mots).
Il manque juste, en notes de bas de page, quelques indications sur la prononciation de ces mots particuliers parce qu’évidemment, le gaélique irlandais n’a absolument RIEN à voir avec son orthographe, en tout cas pour les petits français que nous sommes (l’exemple que j’aime bien donner est sans doute celui qui m’a le plus marquée : la première fois que je suis allée en Irlande, j’ai été accueillie par une adorable famille dont l’une des petites filles s’appelle Niamh que, dans ma tête, je prononçais « Niame » mais lorsque le Papa me l’a présentée en chair et en os le premier jour, il l’a appelée « Nive »… il m’a fallu un certain temps pour comprendre que Niamh = [Nive] !).

Finalement, on comprend bien vite (plus vite qu’Alyz !) ce qui lie les deux jeunes femmes pourtant si éloignées sur la ligne du temps… mais ce « mystère » n’est pas vraiment ce qui fait l’intérêt de ce roman, à mon avis. J’ai préféré reconstituer petit à petit le puzzle pour comprendre ce qu’il était arrivé à Forgaill, de sa petite enfance dans les années 1160 au jour de sa mort, brûlée sur le bûcher pour sorcellerie dans les années 1180 et donc saisir comment (et pourquoi) sa voix s’exprime dans le corps d’Alyz huit siècles plus tard.
Jean-Marc Ligny traite les deux époques – et donc les deux axes – de manières radicalement différentes puisque, s’il raconte l’aventure d’Alyz et Bran de façon tout à fait linéaire (plus les pages se tournent plus les mois passent) ; il a choisi d’éclater et de mélanger tout le passé de Forgaill. Le lecteur la découvre pour la première fois le jour de sa mort puis ensuite, complètement « aléatoirement » adolescente, enfant, pré-adolescente, femme… les dates semblent avoir été tirées au sort au hasard mais l’auteur a au contraire bien joué son coup puisque chaque morceau du puzzle apparaît dans un ordre finalement bien précis et le lecteur ne s’y perd nullement. Il parvient au contraire avec facilité – ce qui prouve la maîtrise narrative de Jean-Marc Ligny – à replacer chaque élément à sa place et à reconstituer la toile complète. J’ai particulièrement apprécié cette construction et ce qu’elle implique.

Entre les traditions et les paysages irlandais, et le groupe Dead Can Dance, Jean-Marc Ligny ne pouvait que nous proposer une histoire où musique et mysticisme ne font qu’un. J’ai été emportée dans l’ancienne Eire assiégée et en ressors avec la farouche envie, non seulement d’y retourner encore bien des fois, avec du Dead can dance dans les oreilles bien sûr !

 

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[Bilan] Mai 2015

En mai, j’ai lu…

7 livres complets + 2 morceaux dont :

  • 5 nouvelles séries, 1 suite (et fin) et 3 one-shot. Préparation des Imaginales oblige, j’ai découvert pas mal de nouveaux auteurs !
  • 7 romans (6 titres imaginaires et 1 romance historique), 1 recueil de contes et 1 bd.
  • 1 lecture commune.
  • 5 « petites » maisons d’édition.
  • 1 titre qui entre dans le Challenge ABC Imaginaire, 1 titre qui entre dans le Challenge irlandais et 6 dans le Challenge Imaginales 2015.

 

  • Deux très très belles lectures en mai avec les Contes du grenier et le troisième tome de la trilogie Soeurs sorcières, deux livres qui m’ont enchantée et m’ont procuré beaucoup d’émotions. Deux petits coups de coeur !
  • Une excellente découverte – qui frise le coup de coeur – avec le premier tome de Rois du Monde de Jean-Philippe Jaworski. Un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais une fois que j’ai eu les deux pieds bien ancrés dedans, impossible à lâcher. Une plume que je retrouverai très vite (j’ai acheté tous les autres romans de Jaworski aux Imaginales !).
  • Le premier tome des Herbes de la Lune, le premier tome du Puits des mémoires, la bd Le Bleu est une couleur chaude et La Mort peut danser m’ont tous les quatre fait passer d’excellents moments. Lecture douce et apaisante pour la première, plein de mystère pour la suivante, plein d’émotions pour la troisième et carrément mystique pour la dernière… il y en a pour tous les goûts.
  • Le premier tome de Coeur de Highlander est finalement la seule déception – en tout cas lecture en dessous des autres – du mois. On ne peut pas vraiment parler de déception car je n’en attendais pas grand chose mais ce titre ne me réconcilie pas avec la romance historique. Je crois que c’est un genre qui n’est définitivement pas fait pour moi !
  • Je n’ai lu qu’une moitié du premier tome de Par le sang du démon donc ne peux pas encore me prononcer sur ce roman… j’aime assez l’écriture en revanche, je ne suis pas encore convaincue par l’intrigue. Affaire à suivre !

Malgré deux week end prolongés et pas mal de jours fériés en ce mois de mai, je n’ai finalement pas tant lu que ça puisque le total s’élève à environ 2500 pages (dont 150 de bd). Je crois que je passe plus de temps qu’avant devant mon écran (séries et films sont au programme) et beaucoup plus à faire autre chose, ce qui n’est pas plus mal. Pour éviter d’engranger des kilos et pour éliminer un peu les tensions, j’ai décidé de remplacer les cours de danse par quelques séances de jogging et de fitness. Il ne me reste qu’à aller m’acheter de bonnes baskets de runing pour éviter de me faire une troisième entorse (ou une périostite). J’ai très très hâte d’être en vacances à la campagne pour faire du vélo et passer quelques heures à la piscine du coin (et lézarder sur une chaise longue au milieu du jardin, à l’ombre du robinier familial, un bouquin à la main). Le soleil est là, ça sent l’été, j’ai de moins en moins envie de bosser et de plus en plus envie d’aller prendre des cafés à l’extérieur.
Si d’un point de vue littéraire tout va bien, d’un point de vue personnel, ce mois de mai reste un peu mitigé. Plein de bonnes choses sont arrivées (côté relationnel notamment, famille et amis en or !) mais d’autres sont venues un peu entacher la bonne humeur. Bah, c’est la vie, on relève la tête et on essaye d’avancer. J’aimerais bien que le mois de juin m’apporte un peu de sérénité côté professionnel (la perspective d’un boulot en septembre ?) et amoureux (faut que j’arrête de craquer pour des étudiants !). Rendez-vous début juillet pour un petit bilan !

♣ ♣ ♣

+27… je n’ai toujours pas réussi à ranger la pile de livres ramenés des Imaginales… j’envisage de faire un tri certain dans ma PAL, histoire de virer ceux que je ne lirai jamais, pour faire un peu de place aux nouveaux !

Et 4 petits cd…
Parce qu’en juillet je vais groupiser devant Damien Rice (j’essaye de monter un plan pour me glisser dans sa valise à la fin du concert) et parce que j’ai enfin pu trouver ce cd de Loreena McKennitt d’occasion à tout petit prix !

♣ ♣ ♣

 

Alors cette fois-ci, SerieBox m’annonce que j’ai vu 78 épisodes de série et 6 films soit, environ 55 heures devant mon écran. C’est un peu moins varié que le mois dernier niveau séries télé mais je continue sur ma lancée au cinéma… par contre, de façon générale, je privilégie quand même les trucs détente et pas prise de tête (après le boulot et les lectures SF, j’ai le droit de m’abrutir devant 7 à la maison).

Les séries :
The Big Bang TheorySaison 8, épisodes 23 et 24 (à jour !)
Criminal MindsSaison 10, épisodes 22 et 23 (à jour !)
Cauchemar en cuisine – 2 épisodes aléatoires
L’Instit – 1 épisode aléatoire
Breaking BadSaison 1, épisodes 1 à 3
7 à la maisonSaison 10, épisodes 7 à 22 + Saison 11, épisodes 1 à 6
Koh Lanta – il ne me reste qu’un épisode pour être à jour
ElementarySaison 3, épisodes 13 à 19
Joueur du grenier – 28 épisodes aléatoires
Papy grenier – 7 épisodes aléatoires

+ les films :
10 bonnes raisons de te larguer (j’avais jamais vu cette comédie avec Heath Ledger !) – Avalon (j’ai rien compris !) – Cinquante nuances de Grey (la curiosité me perdra…) – Hunger Games, La Révolte, Partie 1 (un peu longuet mais j’aime bien) – Austenland (je sais pas quoi en penser… la fin rattrape le ridicule excessif du début) et Inside Llewyn Davis (vu à l’Institut Lumière, c’était cool… j’aime la musique folk !).

♣ ♣ ♣

Et les tops…

Depuis l’ouverture du blog sur WordPress (février 2013) :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 2013 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 1111 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 859 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 849 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 795 vues

Le mois passé :
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 158 vues
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 141 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 124 vues
Outlander, T. 1 de Diana GABALDON (bof…) – 92 vues
L’Enchanteur de René BARJAVEL (je ne m’en lasse pas !) – 81 vues

♣ ♣ ♣

Et deux vidéos en mai…



 

En juin, on va essayer d’être raisonnable…


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What’s up weekly ? 2015 – 10 (du 04/05 au 17/05/15)

Bonjour bonjour,

Euh… quoi de neuf depuis la dernière fois ? Euh… rien ? Enfin si, mais rien de passionnant pour vous. Des sorties, le boulot, le kiné, de la lecture, beaucoup de musique, quelques films… Et la rédaction du CV, de la lettre de motivation et d’une lettre de menace à l’encontre de mon ancienne agence qui ne m’a toujours pas rendu ma caution (enfin, mon dépôt de garantie)… Que des trucs très funs.

Bref. Les Imaginales c’est dans 11 jours. Dans 11 jours ! Et j’ai toujours pas fait refaire ma carte Jeune à la SNCF (derniers mois pour pouvoir profiter des réductions… snif !). Il faut absolument que je commence à réfléchir aux livres à amener pour les dédicaces (y en a quasiment une quinzaine à première vue… va falloir que je réduise !) et que je me fasse une liste (plus que réduite) d’achats indispensables. Pas plus de 5 ce serait bien. Je dis ça tous les ans mais 4 jours sur place, une centaine d’auteurs… il faudrait me lier les mains et jeter ma carte de crédit dans le fleuve pour que ça marche. Ou m’enfermer à double tour dans le gîte.

Bref bis. J’ai lu des trucs vraiment bien ces derniers jours (vous verrez à la fin de l’article) et j’ai vu quelques trucs pas forcément géniaux mais je rattrape mon retard.
J’ai bientôt fini la série 7 à la maison, j’en suis à l’épisode 6 de la dernière saison et même si cette série est niaise à souhait depuis le début, on pouvait sourire devant les aventures de tous les enfants, là, la dernière saison, c’est pire que tout (y a plus aucun gamin puisqu’ils ont tous quitté la maison, tout tourne autour des parents et de la seule fille restée dans les parages). Je me demande si elle avait été diffusée en France d’ailleurs ? Une quinzaine d’épisodes et je pourrai dire que j’ai fini une série (ça m’arrive tellement rarement que c’est à marquer d’une croix sur le calendrier !).
J’ai commencé Breaking Bad (juste vu les trois premiers épisodes) et c’est plutôt bon même si le côté assez dramatique du truc ne me donne pas forcément envie de regarder quand je déjeune (j’ai plus envie d’un Friends ou d’un The Big bang theory à ce moment-là). Le papa de Malcolm est un très bon acteur. Vraiment très bon.
J’ai aussi vu quelques anciens épisodes du Joueur du grenier (que je connais pour ses interventions sur les dessins animés et quelques jeux vidéos – genre Barbie ! :p ) et j’ai découvert qu’il avait lancé un autre truc qui s’appelle Papy grenier. Bon, c’est un peu lourdingue mais j’avoue que les épisodes sur Pokémon rouge et Roller Coaster Tycoon étaient plutôt bons (mais il faut y avoir joué pour comprendre les blagues, à mon avis). Oui oui, j’ai joué à tous ces trucs et à Sim City et à Resident Evil et à Zelda… j’ai eu la première Nintendo (le tir aux canards, ma grande passion) et une GameBoy (la première, le gros truc gris) mais heureusement que j’ai jamais eu de Playstation (et encore aujourd’hui) parce que j’y aurais passé mes journées ! Voui voui, j’chuis un peu geek. Et j’me soigne pas.
Niveau films, j’ai ENFIN vu Cinquante nuances de Grey. Oui, ma curiosité me perdra. J’ai eu le malheur de le regarder en français et dès la première scène je me suis demandée si c’était pas une parodie ? J’avais détesté le premier tome (mais je voulais savoir de quoi ça parlait ! ^^) mais finalement, je trouve le film moins pire. Je suis pas hyper fan de Jamie Dornan qui est beau gosse mais que je ne trouve pas vraiment irrésistible mais qui ne joue pas trop mal à mon goût. Et au moins, le film verse plus dans le côté romantique ce qui lui donne un peu plus le rôle de « prince charmant » et donc je comprends mieux qu’on puisse craquer pour le personnage (contrairement au livre qui m’avait horrifiée de ce point de vue là… je comprends pas qu’on puisse tomber amoureuse d’un dominant abusif et violent – et je ne parle pas de ce qui se passe sexuellement parlant – mais H24). Par contre, Dakota Johnson, une catastrophe. Bon, pas de bol, elle a un rôle pourri. Quand j’ai entendu son « ouaip », une des premières réponses qu’elle fait à Grey dans son bureau, je me suis dit que le niveau allait être assez élevé (elle est pas censée être en fac de lettres ?). Sérieusement, qui, mais qui (?!) dit « ouaip » ? Même la plus grande gourdasse ne peut pas dire « ouaip » à un beau gosse, même si elle perd tous ses moyens devant lui. Elle reste la bouche ouverte, elle le regarde avec des yeux de merlan frit mais elle ne dit pas « ouaip ». Cela dit, ça a l’air de fonctionner. Je vais tester dès demain, tiens !
Et là je viens de voir (enfin), la première partie du troisième Hunger Games, que j’ai bien aimée. Je n’ai plus beaucoup de souvenirs de ma lecture, mais dans l’ensemble, il me semble que c’est assez fidèle. Peut-être un peu long pour poser les bases du troisième tome mais ça se laisse regarder. J’aime bien Jennifer Lawrence et les effets spéciaux sont bien rendus. J’ai même failli verser ma petite larme quand elle est dans l’hôpital et que les blessés se lèvent pour faire le signe (les violons tout ça…). Bon, ça reste quand même assez introductif… toute l’action et la tension seront concentrées dans le dernier film… que j’essayerai d’aller voir au cinéma cette fois !

♣ ♣ ♣

La vidéo de ces deux dernières semaines :


J’ai passé pas mal de temps en compagnie des anciens morceaux d’Omnia ces derniers jours. Pour accompagner ma lecture de Même pas mort de Jaworski, je trouvais que du « pagan folk » (apparemment c’est classé comme ça) et surtout les morceaux guerriers, étaient plutôt indiqués. Pour les banquets autour du feu, les courses-poursuites dans la forêt et les combats évidemment… 😉

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Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 10 achats chat noirJ’ai profité des reventes d’Elodie pour lui prendre ces trois titres du Chat Noir qui manquaient encore à ma collection…
♣ Géniteurs & Fils de Anthony BOULANGER. Un recueil de nouvelles. J’ai lu une des petites histoires de l’auteur dans je ne sais plus quel recueil et j’avais aimé… 
♣ Les Damnés de Dana, T. 2 : Les Brumes du crépuscule de Ambre DUBOIS. J’ai acheté le premier tome au moment de sa première publication (avec la première illustration de couverture donc) et je ne l’ai toujours pas lu… aheum. Mais des Pictes, des dolmens, Dana… tout ça tout ça.
♣ Il neige sur Encelade de Olivier MOYANO. Un titre qui semble sortir un peu des habitudes de la maison… je suis curieuse. 🙂

what's up weekly 2015 10 achats cd damien rice livre jean marc ligny

♣ La Mort peut danser de Jean-Marc LIGNY. On me l’a conseillé par mail (merci beaucoup Philippe). Je ne connaissais absolument pas mais c’est un titre qui semble fait pour moi. Je ne l’ai pas trouvé dans les librairies lyonnaises que je fréquente alors je l’ai commandé… Voilà le pitch, vous allez voir, je ne pouvais pas passer à côté (et Jean-Marc Ligny sera aux Imaginales) : « 1181, sur une falaise d’Irlande, la poétesse et prophétesse Forgail est brûlée vive, accusée de sorcellerie… Huit cents ans plus tard, Bran et Alyz, un couple de musiciens, s’installent dans un manoir datant du XIIe siècle. Sous le nom de La Mort peut danser, ils donnent des concerts dont le succès va grandissant, probablement à cause de la puissance surnaturelle qui anime la voix d’Alyz. Inspiré des légendes celtiques, riche des couleurs et de la beauté sauvage de l’Irlande, ce roman renouvelle magistralement le thème de la possession. »
♣ O, 9 et My Favourite Faded Fantasy de Damien RICE. Je vous l’ai dit, je suis in love. Alors j’ai profité de ma commande pour acheter les trois albums. 😀 Pour les écouter, c’est ici !

what's up weekly 2015 10 emprunt sp bd♣ Le bleu est une couleur chaude de Julie MAROH. Bd prêtée par une collègue qui l’aime beaucoup mais qui a été déçue par l’adaptation La Vie d’Adèle (que je n’ai pas vu et qui ne me tente pas vraiment). Je l’ai lue hier soir et j’ai vraiment beaucoup aimé !
♣ Tourne, la vie de Jan VAN AAL. Il y a quelques années, j’avais eu un petit coup de coeur pour Le Trouble-vie, qui m’avait vraiment beaucoup plu. L’auteur m’avait alors contactée pour que je découvre Sable bleu, que j’avais aimé aussi et aujourd’hui, Jan Van Aal ne m’a pas oubliée et m’a proposé son dernier-né. Je suis plus que touchée par l’attention. Un grand merci à lui !

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Les articles de ces deux dernières semaines :

 Une relecture toujours aussi magique…
enchanteur

 Un premier tome mitigé mais pas dénué d’intérêt…
spice & wolf tome 1 isuna hasekura jyuu ayakura ofelbe

 Un coup de coeur pour ce recueil intelligent et amusant !
contes du grenier emmanuelle benoît de saint chamas éditions du jasmin

 Un premier tome introductif qui pose d’excellentes bases…
le puits des mémoires tome 1 la traque gabriel katz scrineo

 Le bilan des acquisitions d’avril en vidéo…

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Les lectures de ces deux dernières semaines :

 J’ai fini de lire et j’ai lu…
le puits des mémoires tome 1 la traque gabriel katz scrineo   rois du monde tome 1 même pas mort jean philippe jaworski moutons électriques   contes du grenier emmanuelle benoît de saint chamas éditions du jasmin
soeurs sorcières tome 3 jessica spotswood nathan   le bleu est une couleur chaude julie maroh glénat

 Je lis…
la mort peut danser jean marc ligny folio sf

 Je vais lire…
le voyage de simon morley jack finney denoël   schilli
Certainement un de ceux-là…

Peut-être à dimanche prochain ? Bonne semaine !

♣ ♣ ♣

Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p


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L’Enchanteur de René BARJAVEL

enchanteur
L’Enchanteur
de René BARJAVEL
Folio,
1987 , p. 470

Première Publication : 1984

Pour l’acheterL’Enchanteur

L’Avis de Cali !

René Barjavel, né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drôme) et mort le 24 novembre 1985 à Paris, est un écrivain et journaliste français principalement connu pour ses romans d’anticipation où science-fiction et fantastique expriment l’angoisse ressentie devant une technologie que l’homme ne maîtrise plus. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l’amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et, parfois, philosophique. Il a aussi abordé dans de remarquables essais l’interrogation empirique et poétique sur l’existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l’action de l’homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste/dialoguiste de films. On lui doit en particulier les dialogues du Petit Monde de Don Camillo.
Wikipedia.

 Les Dames à la licorne, T. 1  La Nuit des temps
 La Peau de César
 Une Rose au paradis 

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Qui ne connaît Merlin ? Il se joue du temps qui passe, reste jeune et beau, vif et moqueur, tendre, pour tout dire Enchanteur. Et Viviane, la seule femme qui ne l’ait pas jugé inaccessible, et l’aime ? Galaad, dit Lancelot du Lac? Guenièvre, son amour mais sa reine, la femme du roi Arthur ? Elween, sa mère, qui le conduit au Graal voilé ? Perceval et Bénie ? Les chevaliers de la Table Ronde ? Personne comme Barjavel, qui fait le récit de leurs amours, des exploits chevaleresques et des quêtes impossibles, à la frontière du rêve, de la légende et de l’Histoire. Dans une Bretagne mythique, il y a plus de mille ans, vivait un Enchanteur. Quand il quitta le royaume des hommes, il laissa un regret qui n’a jamais guéri. Le voici revenu.

Il y a quelques mois, j’ai fait parvenir un petit colis à Cali et dans celui-ci, j’avais glissé L’Enchanteur en prévision d’une nouvelle lecture commune. J’aime partager les livres (musiques et films, ça marche aussi) qui ont laissé une trace indélébile dans ma vie. Et ceux qui sont déjà passés par ici ont peut-être remarqué l’importance de René Barjavel dans mon passé de lectrice.
L’Enchanteur a longtemps été mon préféré (aujourd’hui détrôné par Les Dames à la licorne), j’avais donc hâte que Cali le découvre à son tour. Et j’ai été plus que ravie lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle adorait. Son avis final est plus qu’enthousiaste et je vous invite à y jeter un œil ! Aurélie a elle aussi beaucoup aimé… à vous ?

Sur Livraddict, ce roman de Barjavel est classé en romance. Surprenant et assez trompeur, à mon avis. Il semble que le genre de la romance réponde à des codes très précis et il est évident que L’Enchanteur ne rentre pas – du tout – dans ce cadre.
Alors oui, l’auteur nous parle d’Amour et nous amène à la découverte d’histoires d’amour légendaires… mais il le fait en suivant les caractéristiques du roman médiéval et du fin’amor (l’Amour courtois). Rien à voir, donc, avec une romance comme on pourrait s’y attendre (les romances historiques publiées chez Harlequin par exemple). Tout ça pour dire que, attention, vous pourriez tenter cette lecture avec une idée fausse en tête.

En se fiant seulement au titre, on pourrait également être tenté de croire que Barjavel nous parlera uniquement de Merlin d’Enchanteur, ce qui, une nouvelle fois, n’est pas le cas. En effet, cette figure légendaire est bien au centre de tout le reste, car c’est celui qui tire les ficelles, mais l’intrigue ne le suit pas constamment. Il est toujours plus ou moins présent, sous une forme ou sous une autre, généralement sage et bienveillant pour ceux qui le côtoient, mais son histoire d’amour personnelle n’est pas la seule et unique que le lecteur suivra. Sous nos yeux éclosent doucement les passions d’Arthur, Guenièvre, Lancelot, Perceval, Gauvain… et de toutes ces figures mythiques que l’on connaît plus ou moins, au moins de nom.
Version christianisée oblige (Barjavel s’est inspiré du cycle de Robert de Boron), les sentiments sont forcément teintés d’une aura de pureté et la grandeur d’âme est liée au chemin emprunté et aux choix effectués. Ces amours folles et intenses, ça peut paraître un peu too much aujourd’hui, en 2015, mais c’est pile dans la tradition médiévale. Il faut aimer.

vivien-and-merlin gustave doréMalgré tout, si vous avez peur du côté un peu trop guimauve (même si je me refuse à qualifier ainsi la beauté et la poésie des mots offerts par Barjavel), sachez que l’auteur allège et modernise grandement l’ensemble grâce à beaucoup d’humour et d’anachronismes bien placés. C’est plutôt subtil et léger, mais définitivement présent et donc bien dosé. Et ça fait du bien !
On sourira donc largement face à la découverte des boîtes de conserve dans le placard de la vieille et édentée Bénie, ou à la référence à l’électricité si indispensable au quotidien ! Parce que Merlin, dans cette version, est fils du Diable et d’une vierge (et il n’a pas uniquement pris de la Pucelle), alors il est doté de puissants pouvoirs qui lui permettent de voyager dans le temps et l’espace sans contrainte. Il a donc connaissance du futur, un peu comme le Merlin de Walt Disney qui peste contre l’absence d’eau courante et d’électricité au début du dessin animé (à partir de 3’30 « Quelle pagaille dans ce Moyen Age ! ») et revient de vacances à Saint Tropez en short à fleurs dans les dernières minutes du film. L’enchanteur de Barjavel est puissant et maîtrise ses pouvoirs, mais, malgré toutes ses connaissances, il y a bien une chose qui lui échappe constamment : les sentiments amoureux… et il en est la première victime !

Lors de ma toute première lecture, l’intensité et la beauté de l’amour naissant entre Merlin et Viviane m’avaient happée. Aujourd’hui, avec plus de dix ans de plus, je suis moins sensible à cette histoire d’amour (et aux autres d’ailleurs par la même occasion) mais j’ai davantage pris conscience des traits d’esprit et des références humoristiques car derrière l’aspect romantique du roman, c’est tout un autre niveau de lecture – moins sensible, peut-être plus « intellectuel » – qui transparaît. Un grand merci à ma prof de français du lycée qui m’avait prêté son exemplaire poche et m’avait ainsi ouvert tout un monde nouveau. Le début d’une obsession barjavelienne et arthurienne !

Entre le roman du XIIe siècle et la version de Walt Disney, Barjavel nous propose un enchanteur presque tout puissant, beau et sensible, souvent moqueur mais parfois malheureusement incapable de prévoir l’avenir de ses petits protégés…

Illustration : Viviane et Merlin, version Gustave Doré !