Bazar de la Littérature


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Nageur de rivière de Jim HARRISON

nageur de rivière jim harrison j'ai lu
Nageur de rivière
de Jim HARRISON
J’ai lu,
2015, p. 282

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : Nageur de rivière

Jim Harrison, de son vrai nom James Harrison, est un écrivain américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling dans le Michigan aux États-Unis.

♣ ♣ ♣

Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l’amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu’en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l’art distingué mais artiste raté, revient à contrecoeur dans la ferme familiale du Michigan pour s’occuper de sa mère. Et pourtant, à soixante ans, ce retour dans sa maison d’enfance va lui offrir une vraie cure de jouvence. Sur les bords du lac Michigan, Thad vit quant à lui dans une ferme isolée. Confronté à l’injustice et au difficile passage à l’âge adulte, il se prépare à traverser le lac pour rejoindre Chicago. C’est le début d’un long périple et d’un apprentissage décisif pour ce jeune homme jusqu’alors plus à l’aise dans l’eau et les rêves que sur la terre ferme.

Lors d’une des dernières opérations Masse Critique de Babelio, j’ai décidé de laisser un peu de côté mes habitudes pour me plonger dans la littérature américaine que je ne connais que trop peu. Le nom de Jim Harrison sonnait agréablement bien à mes oreilles et le synopsis de cette réédition poche me parlait assez pour me décider à cocher la case.
Finalement, je me rends compte que malgré mes nombreuses et différentes incursions, la littérature contemporaine dite « blanche » a tendance à m’ennuyer. Alors pas tous les titres évidemment, certains ont su m’émouvoir et m’accrocher mais ça reste finalement rare. Ce que je reproche à ce genre – et Nageur de rivière ne fait pas exception à la règle – c’est que les héros se regardent beaucoup trop le nombril… quel égocentrisme !

A travers deux novellas, Jim Harrison nous présente deux hommes à un instant -T de leur vie, au moment de prendre une décision importante pour la suite.
Le premier – Clive – a la soixantaine et vient de quitter New York, vexé d’avoir reçu un pot de peinture jaune lancé par une journaliste lors d’une de ses conférences. Historien d’art qui ne peint plus depuis 20 ans, l’homme se retrouve coincé pendant un mois dans la ferme familiale, forcé de s’occuper de sa mère octogénaire passionnée d’ornithologie et adepte de nourriture sans épice. Au milieu d’une nature généreuse, Clive redécouvre son amour d’adolescent et reprend la peinture par petites touches, songeant à sa vie passée, au présent et au futur qu’il se construit.
Thad est lui aux prémices de sa vie. A 17 ans, il est passionné par l’eau et la natation et ne voit pas son avenir sans cet élément. Malheureusement, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Fort de ses convictions et des rencontres qui se présentent à lui, l’adolescent ne lâche rien. Il nagera d’un fleuve à l’autre et étudiera les océans, un point c’est tout.

Autant le dire tout de suite : ces deux destins de deux êtres passionnés ne m’ont malheureusement pas… passionnée. Je ne suis pas du tout contre l’introspection, la quête de soi, les questionnements sur son avenir (c’est d’ailleurs un des plus gros moteurs des livres de fantasy et de littérature jeunesse) mais là, pour le coup, ça m’a ennuyée. Pire encore, si je peux m’attacher aux personnalités en quête de réponses dans les romans imaginaires, là, je trouve juste les personnages insupportablement égoïstes et égocentriques, complètement tournés et fermés sur eux-mêmes.
Ils décortiquent – surtout Clive dans Au pays du sans-pareil – quasiment tout et s’écoutent beaucoup trop. Le peintre raté pleure sur son existence, se plaint de sa relative pauvreté (c’est vrai qu’à 300 000 dollars par an, difficile de payer le loyer d’un appartement de 150m² en plein cœur de Manhattan), se questionne sur les sentiments (surtout sur sa libido) qu’il éprouve envers la fille qu’il avait failli culbuter dans une voiture alors qu’il était adolescent et fait une fixette sur ce moment particulier.
Thad m’a paru plus frais, plus naïf – certainement du fait de sa jeunesse – et donc plus agréable à suivre sur la centaine de pages que contient la novella Nageur de rivière (qui donne son titre au « recueil ») mais en même temps, son histoire en elle-même m’a encore moins plu que la précédente.

jim harrisonCe qui me manque surtout dans cette littérature, c’est un but, une intrigue. En imaginaire il y a une quête et généralement une confrontation entre le Bien et le Mal, dans les polars/thrillers il y a une enquête, en jeunesse on aborde finement des questionnements importants pour les plus jeunes, en romance on peut rêver de vivre l’histoire d’amour racontée (même si c’est généralement particulièrement peu crédible)… mais en littérature blanche, on se contente de suivre l’introspection de héros souvent paumés, mal dans leur peau, dans un quotidien particulièrement déprimant.
Alors certes je pourrais me reconnaître dans ces personnages lambda qui témoignent de notre siècle et de ses difficultés. Mais non, ça m’ennuie et ça me déprime. Et surtout, les pages défilent sans qu’on ait une véritable réponse ou avancée notable à la dernière page. Alors certes, les héros semblent avoir évolué et compris des choses sur la vie, sur eux-mêmes… voui, certainement. Mais généralement je me dis « eh ben, 280 pages pour ça… ». Ce n’est pas pour moi.

Malgré tout, et c’est ce qui m’a plu et ce qui m’a permis d’aller au bout de ce petit livre sans trop de problème, j’ai apprécié le style de Jim Harrison, généralement classé en auteur de « nature writing ». Les grands espaces, les descriptions de paysages, moi ça me plaît beaucoup. J’avoue même ne pas en avoir eu assez ici, ça reste très léger. J’aime l’idée que les héros soient liés aux éléments (c’est assez flagrant pour Thad et son amour de l’eau) et que les deux avancent ensemble. Dommage que les personnages prennent trop de place dans ces deux novellas, au détriment de celui que je voulais voir sur le devant de la scène : la nature.
J’ai aimé, bien que l’auteur insère des flash-back qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. En effet, le personnage est en pleine introspection, un souvenir lui passe par la tête, il nous le raconte sans nous l’annoncer ce qui peut être un peu brutal parfois, on ne sait plus trop où on est. Mais finalement, on entre sans problème dans le texte, happé par le contexte. Dommage que les « intrigues » ne m’aient pas plu car la manière de les exposer m’avait séduite.

Je découvre Jim Harrison avec ce recueil de deux petites novellas. J’avais très envie de changer mes habitudes de lectures mais j’en ressors mitigée. J’ai apprécié le style de l’auteur et cette incursion dans le genre « nature writing » mais le fond m’a globalement ennuyée. J’ai vraiment trop peu d’empathie pour ces personnages trop centrés sur eux-mêmes, trop éloignés de mes propres questionnements.

Illustration : Portrait de Jim Harrison.


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What’s up weekly ? 2015 – 13 (du 01/06 au 14/06/15)

Hey,

Point (ou presque) de blabla aujourd’hui. La chose la plus importante à retenir c’est que je suis… en vacances ! Bon, seulement pour quelques jours mais je préfère ne pas penser tout de suite au retour en ville. Lecture sur la chaise longue au milieu du jardin (et coups de soleil improbables malgré le tartinage régulier de crème indice 50+), promenade au milieu de la campagne, papouillage de moutons (ce n’est pas un chaton que je veux adopter, mais un agneau), barbecue, multiples cafés après les repas sur la table de jardin… Bref, la vie est belle. Je ne veux pas rentrer sur Lyon.

Déjà deux semaines depuis les Imaginales, je ne suis toujours pas vraiment redescendue de mon nuage. J’ai déjà envie d’y retourner. Vu le craquage indécent de ces quatre jours de festival, je pensais que le mois de juin serait beaucoup plus calme mais c’était sans compter sur les éditeurs qui me gâtent beaucoup trop (je vais finir par mourir, ensevelie sous la pile de services presse qui s’accumulent). La preuve en images.

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Je suis allée voir Inside Llewyn Davis il y a quelques semaines, et depuis, j’alterne entre la bo du film, quelques morceaux de Dave Van Ronk et Simon and Garfunkel. Et je n’oublie pas Dire Straits, rien de mieux pour se sentir bien. 

 

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Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 13 sp albums nathanAu secours ! Un dragon scrogneugneu de Orianne LALLEMAND, illustré par Caroline HUE. Par l’auteure de la série du Loup que j’adore !
Lily mène l’enquête. Cherche et trouve dans Paris de Peggy NILLE. J’ai adoré l’autre livre-jeu de Lily qui faisait voyager tout autour du monde.
Lulu-Grenadine perd une dent de Laurence GILLOT, illustré par Lucie DURBIANO. Je ne connais pas cette petite héroïne… découverte !
Trois albums pour enfants reçus grâce aux éditions Nathan que je remercie. Bon, l’enveloppe n’a toujours pas été envoyée à la bonne adresse mais il y a du progrès. Il y a deux mois, ils envoyaient toujours à mon ex-ex-adresse. Dans un an ça devrait être au point.

what's up weekly 2015 13 sp babelio j'ai lu ateliers henry dougierNageur de rivière de Jim HARRISON. Reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes de lecture mais ces opérations sont justement l’occasion de découvrir de nouveaux horizons. Et je connais l’auteur de nom alors…
Totems, ils incarnent un peuple (+ un petit dépliant + le marque-page de la collection). Recueil de témoignages de « personnages au parcours improbable, mais bel et bien ancré dans l’histoire de leur patrie. Emblématiques, et pourtant si différents des représentations traditionnelles de leur pays… ». Les ateliers Henry Dougier – que je remercie infiniment pour cet envoi – sont à l’origine d’une collection de petits titres revenant sur de nombreux « peuples ». Il y en a notamment un sur les irlandais… et il va vite atterrir dans ma bibliothèque ! 

what's up weekly 2015 13 achats france loisirs

♣ Chi, une vie de chat, T. 7 et 8 de Konami KANATA. Je continue doucement mais sûrement pas collection…
♣ New Victoria, l’intégrale de Lia HABEL. J’avais 100 points chez France Loisirs, j’ai choisi ce titre gratuitement en échange de ceux-ci. Et je suis bien contente de cette édition (qui reprend le visuel de Bragelonne) parce que les couvertures de l’édition Castelmore ne me plaisaient pas du tout.

what's up weekly 2015 13 dvd disney

Plus j’approche de mes 28 ans et plus je régresse. Quand j’aurai 30 ans je me ferai la collection des dvd de Dora l’exploratrice.

 

 

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Les articles de ces trois dernières semaines :

 Un excellent premier tome !
rois du monde tome 1 même pas mort jean philippe jaworski moutons électriques

 ça se passe en Irlande et ça parle de Dead Can Dance !
la mort peut danser jean marc ligny folio sf

 Je ne lirai pas la suite…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle

♣ Le bilan (énorme) du mois de mai…
la mort peut danser jean marc ligny folio sfle bleu est une couleur chaude julie maroh glénatles fées ont une histoire claudine glot ouest france

 CONCOURS pour les 9 ans du blog, voilà les 7 premiers lots à gagner…
david atlant livre des royaumes d'uln lune etelkale mystère de la tête d'or 1 le trésor de l'isle catherine cuenca gulf streaml'épouse de bois terri windling

La vidéo qui vous présente les achats des Imaginales…


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Les lectures de ces trois dernières semaines :

 J’ai fini de lire et j’ai lu…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle   schilli   le premier nadia coste scrineo

 Je lis…
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

♣ Je vais lire…
le voyage de simon morley jack finney denoël   les femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarion

Bonne semaine !

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Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p

 


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La Communauté du Sud, Tome 11 : Mort de peur de Charlaine HARRIS

la communauté du sud 11 mort de peur charlaine harris j'ai lu
La Communauté du Sud,
Tome 11 : Mort de peur
de Charlaine HARRIS
J’ai lu,
2012, p. 349

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : La Communauté du Sud, Tome 11

Charlaine Harris (née le 25 novembre 1951) est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux. Le premier tome de sa série La Communauté du Sud a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

La série décrit une coexistence entre vampires et humains au cœur d’une petite ville de Louisiane. Au cœur de cette coexistence se trouve le «True Blood», une boisson à base de sang de synthèse qui permet aux vampires de se nourrir. Si certains essaient de s’intégrer, d’autres au contraire, refusent ce sang synthétique et continuent à se nourrir de sang humain. Quant aux humains, la peur de l’inconnu les envahit et le racisme anti-vampires augmente au fur et à mesure que les meurtres se succèdent. Au coeur de ce conflit, l’amour entre Sookie, serveuse au Merlotte’s, et Bill, un vampire.

 Tome 1  Tome 2  Tome 3  Tome 4  Tome 5
 Tome 6  Tome 7  Tome 8  Tome 9  Tome 10

♣ ♣ ♣

Avec son habitude de toujours être dans les mauvais plans, Sookie est témoin d’une attaque à la bombe du Merlotte, le bar où elle travaille. Maintenant que Sam Merlotte est maintenant connu comme métamorphe, les soupçons se tournent immédiatement vers les « anti » locaux.
Mais Sookie suspecte quelque chose d’autre, elle et Sam travaillent ensemble pour découvrir qui est le coupable et les motivations de cette attaque.
Mais son attention est perturbée. En effet, même si elle ne peut pas lire dans les pensées des vampires, Sookie connait bien Eric, son amour et Pam, la « fille » de celui-ci, et elle réalise qu’ils se préparent à assassiner le vampire qui est maintenant leur maître.
Progressivement, elle se retrouve embarquée dans ce complot – qui se trouve être plus complèxe qu’elle ne le croit – et rattrapée par les enjeux politiques du monde des vampires Sookie apprendra qu’elle est plus qu’un pion dans ce jeu, contrairement à chaque humain ordinaire…

/!\ Spoilers sur les tomes précédents ! /!\

La Communauté du Sud est une des premières sagas de « bit-lit » à avoir eu un succès important en France (Anita Blake excepté). J’ai enchaîné les premiers tomes (quasiment les 10) très rapidement, motivée par la diffusion en parallèle de la série télévisée adaptée, True Blood. J’ai fini par me lasser des deux supports (je me suis arrêtée à la saison 4 de la série) ; j’ai grandi, je suis passée à autre chose et j’ai des envies de lectures et des attentes différentes aujourd’hui. Malgré tout, il m’est difficile d’abandonner une saga alors que je l’ai déjà bien entamée (10 tomes lus sur 13) ; il serait dommage de s’arrêter là et de ne pas avoir le fin mot de l’aventure de cette chère Sookie. Alors hop, me voilà lancée dans ce onzième opus, finalement assez contente de retrouver l’héroïne, un peu comme si je renouais avec une vieille amie perdue de vue depuis plusieurs années.

Ce onzième tome m’a divertie et finalement, je n’en attendais pas beaucoup plus. Il est évident qu’une nouvelle fois, Charlaine Harris ne nous propose pas de la grande littérature et je suis d’accord avec la majorité des lecteurs : ce n’est pas un tome extraordinaire et encore moins un indispensable. A vrai dire, il n’y a pas grand chose à retenir et peu d’avancées vraiment majeures pour l’intrigue (à part côté vampires). Et pourtant, il s’en passe des choses à Bon Temps… mais ça semble trop secondaire, trop anecdotique et se résout finalement bien trop vite.
Sookie continue à travailler comme serveuse au Merlotte mais depuis que Sam a fait son coming-out (il a révélé qu’il était un métamorphe), les lieux se désemplissent… et le cocktail Molotov balancé par une des fenêtres ne va pas arranger les affaires ! Crime « racial » en réponse à la révélation sur la nature du patron ou un nouvel ennemi pour Sookie ? La demoiselle a déjà fort affaire chez elle avec les deux faes qu’elle héberge gracieusement. Entre son cousin Claude et son grand oncle Dermot qui se croient tout permis et empiètent largement sur la vie privée de notre héroïne, le quotidien n’est pas de tout repos. Et elle ne peut même pas compter sur son mari-vampire – Erik – qui semble avoir la tête ailleurs et manigance un gros truc avec Pam. Mais quoi ?! Cela a-t-il un rapport avec Victor, leur nouveau maître, et les boîtes branchées – mais douteuses – qu’il a ouvertes aux alentours de Bon Temps ?

Ce onzième opus semble, comme les précédents, fourmiller de mini-intrigues qui partent dans tous les sens et qui impliquent de nombreux personnages plus ou moins secondaires. Malgré tout, la sensation de longueurs et de « désintérêt » est bien présente car on a comme une impression de remplissage. Bien sûr, c’est toujours agréable d’avoir des nouvelles de telle ou telle figure et c’est encore mieux quand l’auteure décide de régler définitivement certaines choses… mais je reste mitigée et suis arrivée au bout de la dernière page avec un sentiment de trop peu.
Finalement, seules les révélations concernant les aïeux de Sookie ont un réel intérêt pour la suite et pour l’intrigue générale (ou en tout cas ce sont les seuls éléments qui m’ont vraiment intéressée, moi). La présence de Claude et Dermot dans le quotidien de notre héroïne apporte quelques éclaircissements, notamment sur le passé de sa défunte grand-mère, qui avait fricoté la première avec des faes. Des mystères trouvent des réponses et les pièces du puzzle s’emboîtent plutôt bien. C’est plutôt pas mal trouvé, dans l’ensemble.
Les problèmes de vampires m’ont en revanche assez peu passionnée, je l’avoue. Pourtant, tout le côté de la manipulation politique n’est pas sans intérêt, mais je n’ai pas été vraiment accrochée. Peut-être que cette petite intrigue arrive trop tardivement dans le texte et reste un peu brouillonne ? Je n’ai pas tout compris en ce qui concerne la prise de pouvoirs de Victor, sa façon de « régner » et pourquoi il souhaiterait éliminer telle ou telle personne. Peut-être aurait-il fallu que je relise les tomes précédents pour avoir tous les éléments bien en main ? Il m’a sans doute manqué quelques clefs de compréhension pour pouvoir profiter de cette intrigue secondaire, intrigue bouclée dans la dernière partie. D’ailleurs, si je n’ai pas tout compris des agissements des méchants vampires, j’ai en revanche bien aimé le combat final, rythmé et explosif. Pas sûre d’avoir su bien tout visualiser des scènes décrites, mais ça bouge et donne un peu de peps à l’ensemble de ce tome qui manquait cruellement de tonus jusque là.
Quant à ce qui se passe au Merlotte – et nous le comprenons ensuite, tout ce qui a trait à une ancienne ennemie de Sookie -, j’ai trouvé ça carrément superflu et vite expédié. Juste histoire de mettre de nouveaux bâtons dans les roues à notre héroïne, juste histoire de corser un peu les choses. Mais concrètement, vu le dénouement expéditif, ça ne sert à rien. Cela dit, on a un dénouement clair et net pour cette histoire et ça, au moins, c’est appréciable.

Je n’ai pas adoré tout ce qui se passe dans ce Mort de peur, je me suis parfois ennuyée mais par contre, je ne suis pas complètement d’accord avec ceux qui reprochent à Charlaine Harris de nous décrire des moments où Sookie prend sa douche et fait le ménage. Alors ok, dit comme ça, ça a l’air « booooooring » et c’est vrai que ce n’est pas forcément captivant.
Mais je pense que ces passages sont là pour nous prouver que malgré son entrée dans un monde fantastique depuis plus de dix opus, malgré sa nature un peu particulière, Sookie est quelqu’un de foncièrement humain et de très sensible à ce qui se trame autour d’elle. Et, quand on est touché – voire choqué – par certaines choses (je pense que si on vivait le quart de ce qu’elle endure, on le serait aussi), la meilleure façon d’encaisser c’est de se plonger dans des tâches du quotidien rassurantes. Parce que oui, faire le ménage, ça vide la tête. Alors oui, c’est un peu chiant de lire plusieurs fois les séances de nettoyage de notre héroïne mais je préfère prendre ces paragraphes pour un retour dans le quotidien d’une personne « normale » et « humaine ».

Personnellement, moi je l’aime bien la petite Sookie. Ok, elle a ce côté énervant qui ne la quitte pas depuis la première ligne du premier tome mais en même temps, je trouve que c’est une nana assez forte, qui a su s’adapter et s’en sortir malgré tous les problèmes rencontrés (et elle en a eu un paquet de m****s) et qui a évolué positivement. Ce n’est pas une héroïne que j’adore mais une figure touchante que j’ai eu plaisir à retrouver après plusieurs années sans la côtoyer (littérairement parlant, s’entend).
En revanche, côté héros masculins, là c’est beaucoup moins glorieux. Si j’aimais beaucoup le côté décalé d’Erik le vampire Viking dans les premiers tomes – un vrai méchant marrant -, il est devenu carrément fade et chiant. Et ce onzième tome ne remonte pas la donne, malheureusement. Il n’est plus drôle, il n’est même plus cynique et il n’est même plus méchant pour être méchant. Il est là sans y être et il déçoit. Et si j’aimais bien sa relation avec Sookie, au début, là ça ne va plus du tout. D’ailleurs, même si les romances en bit-lit ne me plaisent généralement pas, je ne dis pas non à quelques pages d’amooooour… mais là, rien, zéro, nada. Snif.
Je n’ai jamais pu encadrer Bill. Il fait ici une réapparition pour venir en aide à Sookie et m’a juste paru très arriviste-opportuniste. J’ose espérer que Charlaine Harris ne va pas nous remettre le couvert avec le triangle amoureux parce que… non.
J’en viens même à espérer une fin terriblement humaine et banale pour notre jeune héroïne, sans vampires, sans loups-garous, sans métamorphes, sans faes… juste un humain sympa et une vie calme. Les deux prochains tomes me l’apprendront certainement.

Finalement, ce onzième opus fait avancer les choses très lentement sur certains points et en expédient d’autres (des intrigues secondaires) de façon expéditive. Il ne reste plus que deux tomes pour tout boucler, mais en même temps, que reste-t-il vraiment à raconter ? Toutes les créatures non-humaines ont fait leur coming-out (à part les faes qui semblent tramer un truc dans leur club bizarre…), on connaît maintenant le passé de Sookie et le pourquoi de ses dons, reste plus qu’à régler le coup de son futur, notamment amoureux. Erik ou Bill ou Alcide (qui d’ailleurs, fait une mini-apparition complètement inutile ici) ou quelqu’un d’autre ? Je me demande vraiment de quoi sont faits les deux derniers volets de cette série !


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[Bilan] Janvier 2015

En janvier, j’ai lu…

5 livres complets + 2 morceaux dont :

  • 2 premiers tomes, 1 suite et 4 one-shot.
  • 5 romans (3 titres imaginaire, 1 historique et 1 contemporain) et 2 livres graphiques (1 bd, 1 album pour enfants).
  • 4 SP et 3 livres de ma PAL perso.
  • 2 lectures communes.
  • 1 livre en vo.
  • 3 livres sur ma liseuse (je les possède aussi en papier).
  • 3 « petites » maisons.

 

  • Mon coup de coeur de janvier l’était déjà en décembre (je n’en avais lu qu’un tiers), il s’agit évidemment du troisième tome de Harry Potter en vo. Je fais la redécouverte progressive de la saga dans sa langue d’origine, et c’est troooop bien !
  • Grosse surprise très positive pour le premier tome des Chroniques lunaires de Marissa Meyer, j’imaginais -bêtement – une énième saga YA un peu niaise, pas très poussée… et finalement, c’est vraiment pas mal trouvé !
  • La Quête d’Amy, Les Nuits rouges du théâtre d’épouvante et Le Papillon à roulettes ont tous les trois su m’émouvoir, me surprendre, m’intriguer… des textes originaux et intéressants !
  • Finalement, la petite déception du mois revient au premier tome de Outlander dont j’attendais certainement beaucoup trop et qui n’a pas su me convaincre… en revanche, la série m’accroche beaucoup beaucoup beaucoup plus !
  • Je n’ai lu que les 200 premières pages de L’Ensorceleuse, et je n’arrive pas du tout à donner mes impressions. Je suis intriguée, c’est le moins qu’on puisse dire ! Je suis tour à tour enchantée (je souris comme une idiote) en lisant toutes les références à la confrérie des Préraphaélites, en rencontrant la maman de Monsieur Wilde, en piétinant les ruelles mystérieuses du Londres de la fin du XIXe avec les expériences un peu étranges sur les personnes « folles »… toute une atmosphère, un décor qui me parle énormément. En même temps, après 200 pages, j’ai pas l’impression qu’il se soit passé grand chose et je vois pas trop où l’auteure veut aller… mais je meurs d’envie de tourner les pages ! Bizarre bizarre cette lecture, mais avec un tel thème, je pouvais m’en douter !

Si j’avais explosé mon score en décembre dernier, l’année 2015 commence beaucoup moins brillamment… Peu de temps à consacrer aux lectures, le moral dans les chaussettes, la concentration partie en vacances… bref, c’était pas trop ça. Je pense que février suivra malheureusement le même chemin puisqu’il sera bien occupé par un concours (dans 5 jours, j’ai pas révisé… normal !), par mon futur déménagement (d’ici le 15, je croise les doigts !) et par toutes les démarches qui vont avec (moi qui déteste le téléphone, j’ai jamais autant téléphoné que cette dernière année… -_- ) et enfin par un stage de danse à la toute fin du mois. Je ne m’ennuie pas (j’aimerais bien !) mais j’ai vraiment très très très hâte que ce déménagement (et l’enfer de ces 8 derniers mois) soit derrière moi. Je rêve d’une soirée sans boules quies, d’un week end cocooning sans percevoir la vie des voisins (et donc sans avoir l’esprit constamment happé par leurs nuisances sonores)… je rêve de retrouver la paix et le calme d’un vrai foyer. Normalement, d’ici trois semaines grand max’, je serai libérée et j’espère que les habitudes livresques reviendront en même temps que ma tranquillité !
En même temps, j’ai pas non plus choisi des livres « faciles » à lire pour engranger un maximum de pages puisque j’ai quand même commencé le mois avec un livre en vo (forcément, je lis moins vite en anglais) et j’ai ensuite enchaîné avec le pavé qu’est Outlander… forcément, je pense que ces deux seules lectures m’ont amenée jusqu’au 18/19 du mois ! Il ne restait plus beaucoup de temps pour le reste. En même temps, j’ai savouré mes rares lectures et c’est bien le principal… ce qui m’amène à 2113 pages lues (dont moins de 200 avec des images) ! Pas si mal finalement. 🙂

Seuls Outlander entre dans le challenge ABC Imaginaire 2015 et L’Ensorceleuse dans le challenge XIXe. Je peux faire mieux !

♣ ♣ ♣

BILAN ACQUISITIONS JANVIER 2015

Et contrairement au mois dernier pendant lequel j’avais été plus que raisonnable, je commence bien mal 2015 avec beaucoup trop d’achats et services presse !

Et je me suis fait plaisir côté dvd…

BILAN ACQUISITIONS DVD JANVIER 2015

♣ ♣ ♣

Et voilà les deux tops habituels, le premier correspond aux chroniques les plus vues/lues depuis la création du blog et le second à celles les plus vues/lues le mois dernier !

Depuis l’ouverture du blog :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 1389 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 758 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 684 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 671 vues
 Pride & Prejudice (VO) de Jane AUSTEN (♥ ♥ ♥) – 544 vues

Le mois passé :
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 167 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 162 vues
Victorian Fantasy, T. 1 de Georgia CALDERA (pas mal !) – 120 vues
Outlander, T. 1 de Diana GABALDON (déçue !) – 119 vues
No et moi de Delphine de VIGAN (bien !) – 74 vues

♣ ♣ ♣

Et j’en profite pour remettre les deux vidéos postées courant janvier, parce que, sans passer inaperçues, elles n’ont quand même pas attiré les foules (comparées à d’autres).


Allez, on repart sur 2000 pages en février, mais pas sûre d’y arriver !


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Outlander, Tome 1 : Le Chardon et le tartan de Diana GABALDON

outlander tome 1 le chardon et le tartan diana gabaldon j'ai lu
Outlander, Tome 1 :
Le Chardon et le tartan
de Diana GABALDON
J’ai lu,
2014, p. 852

Première Publication : 1991

Pour l’acheter : Outlander, Tome 1

Diana Gabaldon, née le 11 janvier 1952 à Flagstaff en Arizona, est une romancière américaine d’origine mexicaine et anglaise. Elle a écrit la série populaire Le Chardon et le Tartan. Ses romans sont assez difficiles à classifier par genre puisqu’ils empruntent tant au roman d’amour qu’au roman historique et à la science-fiction (sous la forme du voyage dans le temps). Ses premiers essais d’écriture furent postés sur le forum d’écriture de CompuServe. Des commentaires positifs de la part d’autres membres du forum la persuadèrent de finir et de publier le premier roman de la série Le Chardon et le Tartan.

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Au cours d’une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d’un menhir. Elle s’en approche et c’est alors que l’incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L’Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l’occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d’intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l’aventure et les périls, l’amour et la passion. Jusqu’au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu’elle aura découvert et le bonheur qu’elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain…

C’est en visitant les Skyblog des copines blogueuses il y a plusieurs années de ça que j’avais eu vent de la saga Le Chardon et le Tartan, alors dans les anciennes éditions poche de J’ai lu. Avec la sortie de l’adaptation télévisuelle en 2014, la maison a décidé de rééditer le texte dans son format d’origine en vo, c’est-à-dire que cette première intégrale reprend les deux premiers tomes de l’ancienne édition J’ai lu (La Porte de pierre et Le Bûcher des sorcières.
J’ai entendu tellement de bien de ce pavé de 850 pages que j’avais fixé la barre assez haute. Trop haute sans doute puisque je sors déçue de cette découverte. Une romance qui ne m’a pas embarquée, un héros masculin dont je ne suis pas tombée amoureuse (contrairement à beaucoup de lectrices) et surtout, un contexte écossais bien trop pauvre visuellement parlant. Je voulais de l’Ecosse à toutes les pages mais outre les kilts et les conflits avec les anglais, je n’en ai pas vu grand-chose ! En revanche, grâce à la série adaptée, le manque contextuel est comblé ! Je vous parle de celle-ci (en tout cas des premiers épisodes visionnés) en fin de chronique.

Une infirmière anglaise en seconde lune de miel avec son mari dans les Highlands en 1945 qui se retrouve propulsée dans l’Ecosse du XVIIIe siècle après avoir touché la pierre d’un dolmen, voilà qui avait de quoi m’intriguer et qui avait matière à faire rêver plus d’un lecteur grâce aux images fortes de l’Ecosse d’antan.
A vrai dire, et c’est le point le plus négatif de ma lecture : d’images de l’Ecosse, je n’en ai que peu vues. Diana Gabaldon place bien quelques noms de plantes que l’on peut trouver dans ces paysages sauvages, cite quelques collines, rochers et évidemment dolmens, utilise deux ou trois mots (toujours les mêmes) de gaélique écossais ; mais ça s’arrête là. Je n’ai jamais réussi à m’imaginer ne serait-ce qu’un décor. Je ne voyais que le chemin emprunté par les chevaux, chemin qui aurait pu se situer en Auvergne ou en Allemagne, ça n’aurait pas changé grand-chose. Et pourtant ! L’Ecosse, comme l’Irlande, sont des pays connus pour la beauté de leurs paysages sauvages et préservés ! Où sont les descriptions des plaines vallonnées, des vallées encerclées de montagnes arides ou d’une nature foisonnante, des falaises bordant les cotes, de la pluie et du vent qui se faufile dans les cheveux ? J’aurais tellement aimé voyager jusque là-bas, être complètement dépaysée… mais malheureusement non. Quel dommage de passer à côté ! Je ne dis pas que je souhaitais des descriptions interminables de coucher de soleil dans la bruyère mais quelques phrases offrant des détails sur le décor auraient tout de même été les bienvenues. Là, franchement, niveau descriptions des lieux ou même des tenues des personnages (à part les kilts), c’est bien pauvre ! Snif !
En revanche, l’auteure s’étend un peu plus sur le côté historique du contexte apportant quelques détails sur l’histoire du conflit entre l’Angleterre et l’Ecosse et notamment au sujet d’une période assez ciblée pour les clans de Highlanders (le Jacobisme). C’est vraiment intéressant d’avoir des éléments qui ancrent l’histoire dans un environnement palpable, et réel pour le coup. Je regrette juste que Diana Gabaldon nous propose tout ça de façon assez brouillonne dans l’ensemble. Je ne suis pas du tout au fait de cette période historique des pays anglo-saxons et là, je serais bien en peine de vous expliquer quoi que ce soit, parce que je n’ai pas retenu grand-chose ! L’introduction de faits réels est une très bonne idée en soi, mais c’est un peu maladroit ici.

Outlander 2014L’autre élément que j’attendais au tournant, c’est évidemment la romance. Jamie, le héros, semble avoir rallié à sa cause un clan de groupies acharnées, et j’avais vraiment envie d’en faire partie à mon tour (parce que c’est toujours bon pour le moral de tomber sous le charme d’un personnage et ça m’arrive malheureusement trop rarement) mais ce n’est pas encore cette fois que mon cœur battra pour un héros de roman. Pour tout avouer, il est clair que je ne suis pas le cœur de cible, ça partait donc assez mal. Je n’éprouve aucun intérêt particulier pour les hommes en kilt et je ne suis pas du tout attirée par les hommes un peu ours/brutaux/macho/guerriers/dominants, bien au contraire ! Tous les traits de caractère de Jamie ne m’ont pas déplu mais aucun ne m’a assez séduite pour me faire oublier ce qui me gênait. Alors je sais, autre temps autres mœurs donc la personnalité du jeune James est en accord mais vraiment, c’est le genre de héros qui n’est pas fait pour moi.
J’ai notamment eu pas mal de mal avec sa conception de sa sexualité, très paradoxale. Diana Gabaldon le présente tantôt naïf et maladroit (il est puceau, ça doit être le seul Highlander de 23 ans dans ce cas !), tantôt (trop) dominant (ils sont au milieu du camp, entourés par tous les hommes mais il en a envie et ça ne sera pas long alors… hop !). Mouais. Je ne suis pas fan des scènes érotiques à la base (pour moi, une scène de complicité/échange de paroles-regards/tendresse est beaucoup plus intense) mais si en plus elles n’émoustillent même pas, elles ne servent à rien. Et là, clairement, il y en a beaucoup qui manquent de raison d’être à mon avis. Je n’ai pas cru en la connexion entre les deux personnages et j’en suis la première déçue.
Claire, en revanche, m’a plu. Je ne l’ai pas adorée mais globalement, je suis convaincue. C’est une héroïne mature (elle a 27/28 ans), qui a vécu l’horreur de la guerre et qui sait s’adapter à son étrange voyage dans le temps. Je l’ai trouvée assez intelligente et réfléchie dans ses actes tout en laissant passer juste ce qu’il faut d’émotions lorsqu’elle se retrouve face à Jamie. C’est une héroïne crédible et qui a beaucoup de potentiel.

Finalement, je me rends compte que je pourrais assez difficilement vous résumer l’intrigue avec force détails car je n’ai pas eu l’impression qu’il se passait beaucoup de choses la majeure partie du moment. Il y a des sursauts d’actions et de rebondissements mais entre eux, beaucoup d’allers et venues qui donnent l’impression de tourner en rond. Claire se retrouve au XVIIIe siècle, tente tant bien que mal de retrouver son époque mais en est empêchée à cause des membres du clan MacKenzie qui ne lui font pas confiance. Et finalement, quand elle peut enfin tenter une évasion, elle se sent trop liée à sa nouvelle vie pour repartir en arrière (ou dans le futur ?).
Les conflits avec les anglais et les manipulations des oncles de Jamie jalonnent le récit. Diana Gabaldon donne l’impression qu’elle tente de créer un contexte riche dans lequel le lecteur pourra se plonger. On pourrait donc lui pardonner les longueurs qui aident à la mise en place de l’univers mais malheureusement, là encore, je trouve que c’est maladroit. Quitte à vouloir bien installé son lecteur dans un contexte particulier et précis avec moult personnages et moult ramifications, tenants et aboutissants, autant le faire jusqu’au bout en nous abreuvant de détails.

Cette première intégrale manque de finesse et de précision. Les bases sont là, solides et intéressantes mais l’auteure se contente, à mon goût, de survoler son intrigue, son cadre, ses personnages… ce qui me laisse une impression de fadeur amère. Tant de potentiel si peu exploité !

 

Merci à J’ai lu pour cette lecture !

Mon avis sur la série (qui me plait bien davantage) à venir très vite…