Bazar de la Littérature


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[Bilan] Juin 2015

En juin, j’ai lu…

11 livres + 3 morceaux dont :

  • 7 nouvelles séries et 7 one-shot.
  • 7 romans (6 titres imaginaires et 1 roman para-austenien), 1 recueil de témoignages, 1 essai, 3 albums pour enfants et 2 BD.
  • 4 « petites » maisons d’édition.
  • 1 titre en VO.
  • 1 titre termine mon challenge Imaginales de cette année, 2 romans entrent dans le Challenge XIXe et enfin, 1 livre est issue de ma PAL d’été !

  • Trois coups de coeur ce mois-ci, notamment avec deux albums envoyés par les éditions courtes et longues : Fanfan et l’Heure bleue (avec un méga plus-plus pour ce dernier) et grâce au Premier de Nadia Coste qui m’a vraiment transportée. Le troisième album du mois, Fadoli, est également magnifique mais il m’a manqué un petit truc pour l’élever au rang des deux autres ; il est presque parfait… mais presque.
  • Dans des genres complètement différents, j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à parcourir De Darcy à Wentworth, le premier tome des Contes des Royaumes et le recueil Totems. L’Angleterre Regency, la réécriture des contes de fées et le témoignage de 15 personnes incarnant chacun leur peuple… de très bons moments !
  • Je place Le Voyage de Simon Morley un poil en dessous de ceux-là mais un poil au dessus de ceux qui suivront. Bien écrit, hyper immersif, thème intéressant et hyper bien traité… mais des longueurs qui m’ont parfois semblé interminables.
  • Les deux BD Calvin & Hobbes (le tome 17 apparemment) et La Survie de l’espèce m’ont toutes les deux fait sourire, la première assez largement. Malgré tout, aussitôt lues, aussitôt oubliées (ou presque). Quant à l’essai intitulé Les Femmes qui lisent sont dangereuses, je continue à adorer son titre et son thème mais à regretter la légèreté du traitement des oeuvres d’art.
  • Par le sang du démon, que j’avais seulement commencé le mois dernier, reste finalement ma seule « déception » du mois. Bien écrit et pas inintéressant mais pas une histoire qui a su me parler.
  • Quant à mes deux lectures en cours, à savoir La Fille de Belle et le manuscrit secret d’un auteur, je n’en suis qu’aux prémisses… alors je ne peux rien vous révéler encore. Le premier me promet de belles heures de franche rigolade (j’aime déjà beaucoup ce que je lis), le second va m’offrir un texte assez passionnant et hyper prégnant, j’en suis sûre !

Alors ce mois de juin ? Que dire… La routine est légèrement cassée par les sorties avec les copains et copines. On profite des terrasses au soleil bien que la canicule freine un peu mes ardeurs ces derniers jours (plus de terrasse mais des lieux climatisés !). Les journées se suivent et se ressemblent au boulot, ça traîne un peu en longueur cette année et j’attends très impatiemment le dernier jour (je vais malheureusement jusqu’au bout du bout). Toujours le footing (deux fois par semaine) que j’attends toujours avec une immense impatience (peut-être même plus que les vacances !). Vraiment, si je dois retenir un truc positif de juin, c’est ça. Je ne me serais jamais cru capable de courir plus de 3 minutes d’affilée sans m’effondrer et sans rechigner… mais non seulement j’arrive à courir 6 fois 4 minutes (avec une minute de marche rapide entre chaque) et en plus je termine vaillamment par un sprint (et même que je serais contente de faire quelques foulées supplémentaires). Inimaginable il y a quelques années, le sport fait entièrement partie de ma vie et je ne peux définitivement plus m’en passer (samedi matin on se lève aux aurores pour profiter de la fraîcheur et enfin ré-enfiler nos baskets !). J’ai bien cru que le cauchemar des voisins allait reprendre avec l’emménagement de la copine du voisin du dessus mais a priori, ça a l’air d’aller (je suis aux aguets mais j’essaye de me détendre et de ne surtout pas penser à ce qui se passe au dessus de ma tête !). Je me sens bien dans ce nouvel appartement que j’ai totalement adopté et dans lequel j’adore m’installer pour bouquiner avec de la musique en fond sonore. J’ai d’ailleurs définitivement adopté la folk dans mes playlists et je retourne avec plaisir vers les bo de films. Et pour finir sur une dernière touche personnelle positive : j’ai revu un ami de lycée hier… 10 ans depuis le dernier échange ! Et c’était très sympa de se remémorer quelques souvenirs.
Sinon, côté « littéraire »… le blog a fêté ses 9 ans le 4 juin dernier (un concours est encore en cours…). C’est un papy dinosaure mais il se sent bien. Bon moi je me sens un peu vieille et dépassée parfois mais je continue mon bout de chemin sans regarder autour de moi. Je fais à ma sauce et ne me mêle d’aucune histoire touchant la communauté (la blogosphère)… et je me porte bien. De toute façon, il vaut mieux car quand je vois certaines blogueuses lire 30 bouquins par mois, faire 3 vidéos par semaine, avoir 20 000 vues sur leur blog mensuellement… ça me dépite. Je me fais plaisir, je lis 6/7 romans par mois, je tourne une vidéo quand j’ai le temps, j’essaye de ne pas trop regarder les stats… et je me contente de mes quelques 2500 pages lues cette fois-ci encore (dont un peu plus de 500 avec des images – je compte l’essai dedans). Ce petit rythme de croisière me va bien… j’embarque pour le mois de juillet !

♣ ♣ ♣

+19 ! Comme d’habitude, beaucoup trop d’acquisitions (dont 10 services presse…), je suis un cas désespéré !

101 dalmatiens disney pinocchio disney

Et 2 petits dvd…

♣ ♣ ♣

Alors ce mois-ci, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup moins varié niveau séries télé et films. Et j’ai regardé beaucoup de conneries. Ce qui monte l’ensemble à 82 épisodes (beaucoup de courts avec mon overdose de Joueur du grenier) et seulement 2 petits films.

L’Amour est dans le pré (oui oui, même pas honte) – Saison 10, épisodes 1 à 8
Cold CaseSaison 2, épisodes 12 à 23 + Saison 3, épisodes 1 à 7
Koh Lanta – 5 épisodes
Joueur du grenier – 45 épisodes
ElementarySaison 3, épisodes 20 à 24

+

La Vie est belle (qui m’a déçue, je m’attendais à vraiment beaucoup mieux) et Pour un garçon (qui m’a divertie sur le moment mais j’ai plus aucun souvenir 3 semaines plus tard !).

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Et les tops…

Depuis l’ouverture du blog sur WordPress (février 2013) :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 2093 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 1134 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 931 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 893 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 810 vues

Le mois passé :
Coeur de Highlander, T. 1 de Demi MCGOWAN (bof…) – 100 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 83 vues
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 81 vues
Rois du monde, T. 1 de Jean-Philippe JAWORSKI (génial !) – 80 vues
Une Femme de Annie ERNAUX (pas mal…) – 72 vues

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Et 3 vidéos en juin (d’ailleurs j’attends vos retours 😉 ) :



Rendez-vous en août… je serai à la campagne ! 🙂

 

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De Darcy à Wentworth de Sybil G. BRINTON

de darcy à wentworth sybil g brinton milady
De Darcy à Wentworth
de Sybil G. BRINTON
Milady Romance,
2015, p. 473

Première Publication : 1913

Pour l’acheter : De Darcy à Wentworth

Jane Austen ne nous a laissé que peu de romans à lire et à relire. Sybil Grace Brinton, née en 1874 dans le Worcestershire, a été la première à essayer de remédier à ce la en publiant, en 1913, un roman où se retrouvent tous les personnages de la célèbre romancière pour le plus grand bonheur de ses admirateurs.

♣ ♣ ♣

Fiancée au colonel Fitzwilliam, Georgiana Darcy n’est pas heureuse. Elle révèle son désarroi à sa belle-sœur, Elizabeth, et cette dernière s’empresse d’intervenir afn d’annuler les fançailles. Soulagé, le colonel Fitzwilliam accompagne le couple Darcy à Bath tandis que Georgiana rend visite à la sœur d’Elizabeth, Jane Bingley. Ils vont alors, chacun à leur tour, croiser et rencontrer les héros des autres romans de Jane Austen, d’Emma au capitaine Wentworth. Mais au fil des intrigues, ces personnages hauts en couleur devront afronter maintes épreuves avant de connaître le parfait amour.

Jane Austen inspire aujourd’hui de nombreux auteurs qui se servent de l’univers et des personnages de la célèbre Dame pour créer des suites, des réécritures ou encore des modernisations. Ces austeneries se multiplient et se comptent par centaines. Milady commence doucement mais surement à traduire certaines d’entre elles en français et la maison d’édition nous a dernièrement (le livre est sorti fin mai) fait la surprise de nous offrir le texte de Sybil G. Brinton qui date de, tenez-vous bien… 1913 !
Il semble que De Darcy à Wentworth (Old friends and new fancies en version originale) soit le premier roman para-austenien à avoir vu le jour ! Si l’on peut reprocher une trop grande modernité aux austeneries du XXIe siècle, ce roman-ci se pare d’une certaine désuétude, se rapprochant davantage d’un texte du début du XIXe siècle… ce qui n’est pas pour me déplaire !

Alors par contre, avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’une petite précision s’impose. A mon avis, ce livre ne doit être découvert qu’après avoir lu les 6 romans majeurs de Jane Austen. Si vous vous lancez dans l’aventure comme ça, non seulement vous serez spoilés (De Darcy à Wentworth prend place APRES les romans d’origine) mais en plus, vous serez perdus au milieu de tous les nombreux personnages et de l’univers mis en place. J’en parle en connaissance de cause car il y a un seul roman d’Austen que je n’ai pas encore lu – Mansfield Park (mais ce sera réparé cet été) – et j’ai vraiment eu la sensation qu’il me manquait des clefs de compréhension lorsque les personnages de cette histoire apparaissaient.
Parce que non seulement Sybil G. Brinton réutilise les personnages principaux de nos romans favoris (Orgueil et préjugés, Emma, Persuasion…) mais aussi et surtout de nombreuses figures secondaires qui peuvent plus ou moins passer inaperçues dans les textes d’origine (même si les personnages austeniens sont toujours hauts en couleur et donc marquants). C’est donc un plaisir de les voir ici vivre leurs propres aventures et obtenir leurs propres fins heureuses. Parce que chez Brinton comme chez Austen, tout est toujours bien qui finit bien malgré les quiproquos, les malentendus et les retournements de situation.

D’ailleurs, si j’ai un petit reproche à faire à cette histoire c’est justement que les mini-intrigues manquent un petit peu de surprises. Si j’avais pu douter sérieusement du devenir des histoires d’amour en lisant les romans de Jane Austen, je n’ai en revanche ici eu aucun mal à deviner qui finirait avec qui et ce, très rapidement. Alors ai-je appris à voir les ficelles à force de lire des romans du genre (et donc ne serais pas surprise si je découvrais Orgueil et préjugés ou Emma aujourd’hui ?) ou Sybil G. Brinton est-elle un peu moins douée que sa prédécesseuse pour cacher l’évidence ?
Malgré le manque de subtilité, l’ensemble fonctionne parfaitement et c’est un plaisir de suivre les aventures des différents couples : leur rencontre, leur évolution et évidemment l’avenir proposé par l’auteure.

Old_Friends_and_New_Fancies_cover sybil g brintonJ’ai retrouvé avec beaucoup plaisir les deux héros d’Orgueil et préjugés, dorénavant mariés et heureux en ménage. Je trouve que Sybil G. Brinton a assez bien croqué les deux figures et ne les dénature pas. En tout cas, j’ai retrouvé la Elizabeth et le Darcy que je connais (ou que j’aime à m’imaginer). C’est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages d’origine, tous fidèles à leur réputation, ils ne nous déçoivent pas.
A part Emma Woodhouse, devenue Emma Knightley. C’est une héroïne généralement mal aimée des lecteurs car beaucoup la trouvent imbue d’elle-même et un peu peste sur les bords. Oui, Emma est une jeune femme pourrie gâtée qui aime contrôler son monde… mais l’année qu’elle passe dans le roman la fait évoluer. Beaucoup. On se rend compte qu’elle tient vraiment à son entourage et ne veut que le bonheur de ses proches, c’est juste qu’elle se plante tout le temps. Elle sait malgré tout reconnaître ses erreurs et sort grandie de cette aventure. Malheureusement, dans cette suite, j’ai eu l’impression de retrouver la Emma du tout début, l’insupportable entremetteuse qui se mêle de tout. Alors non, je ne suis pas d’accord, elle n’est plus comme ça, d’autant plus qu’elle est dorénavant mariée à Knightley qui, je l’imagine, ne doit rien lui laisser passer. En tout cas, c’est ainsi que je le perçois. Je n’ai pas aimé Emma dans De Darcy à Wentworth et ça ne me plaît pas car c’est normalement une héroïne qui m’attendrit beaucoup.
Sybil G. Brinton s’attarde finalement plus sur les figures secondaires des romans de base et leur offre le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que l’on voit évoluer la douce et timide Georgiana (petite sœur de Darcy), le trop modeste colonel Fitzwilliam (cousin de Darcy), l’ancienne impétueuse Kitty (une des jeunes sœurs d’Elizabeth), le très convenable James Morland (frère de Catherine, dans Northanger Abbey) et ceux qui m’étaient inconnus jusque là : Miss Crawford et William Price, tous les deux issus de Mansfield Park que je n’ai pas lu. Et vraiment, je le regrette parce que je suis sûre qu’il m’a manqué des éléments pour bien comprendre qui ils étaient, quel était leur passé, leurs attentes, leurs blessures… et c’est vraiment dommage.

L’avantage de cette austenerie c’est que, ayant été rédigée au début du XXe siècle, elle possède encore un je-ne-sais-quoi d’un peu désuet. Alors évidemment, Sybil G. Brinton n’égale pas le style de Jane Austen mais le fait qu’elle soit née et qu’elle ait vécu à une époque dans laquelle régnaient encore des codes sociaux assez précis (différents de ceux de l’époque régence, j’en suis persuadée, mais toujours plus proches de ceux-ci que ne le sont nos habitudes du XXIe siècle), ancre plus naturellement et plus facilement le lecteur dans le récit. Aucun mot, aucune tournure de phrase difficiles ici, mais un petit truc qui diffère de ce que peuvent aujourd’hui écrire des auteurs se basant sur l’univers de Jane Austen, malgré tous leurs efforts d’immersion dans une époque lointaine.

De Darcy à Wentworth est pour moi un bon cru en matière d’austenerie. Je déplore quelques petites longueurs et quelques facilités dans les mini-intrigues mais globalement, les personnages originaux sont respectés… et vraiment, quel plaisir de les retrouver, plus ou moins réunis par des liens assez crédibles, quelques années après les romans de Jane Austen ! Ce n’est pas parfait mais c’est vraiment un bon moyen de prolonger la plongée dans l’univers de notre romancière anglaise préférée… Par contre, attention, je me répète, mais à conseiller uniquement à ceux qui connaissent déjà les œuvres de base !

Merci à Aurélia pour sa confiance renouvelée !


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What’s up weekly ? 2015 – 11 (du 18/05 au 24/05/15)

Bonjour,

Ce numéro devrait être assez court puisque depuis la semaine dernière, je n’ai pas beaucoup de choses à vous raconter. Mais j’avais assez de nouveaux livres (et cd) à vous présenter pour rédiger un petit article avant le prochain qui s’annonce assez énorme (festival des Imaginales oblige). 

La grande nouveauté de cette semaine dans mon quotidien c’est que… j’ai testé le jogging. La période est assez… chargée émotionnellement en ce moment et comme je n’ai plus les 4 heures de danse hebdomadaire pour me défouler, je suis une boule de tension et d’émotions et ça ne va pas du tout ! Moi normalement, je suis la fille zen et détachée de l’équipe, celle qui révise seulement la veille pour un concours, va à un oral les mains presque dans les poches et est insensible aux tentatives de drague. Normalement. Là, plus rien ne va. J’angoisse pour un rien et j’ai à nouveau 15 ans sentimentalement parlant (« Il m’a souri ! Il m’a souri ! Il m’a souriiiiiii !!!! »). C’est n’importe quoi. Rien ne va plus, il faut que je fasse du sport et que j’élimine tout ça de ma tête.
Je n’ai pas couru depuis le collège, je suis légèrement asthmatique et je n’ai jamais été une grosse sportive. Et en fait, grâce aux cours de danse intensifs (même si je n’y vais plus depuis trois mois), j’ai quand même gagné un peu d’endurance et de force. Je suis venue à bout de la première étape du programme (courir 7 fois 3 minutes avec 1 minute de marche entre) facilement et il me tarde de recommencer… dès ce soir (et j’espère 2 fois par semaine à partir de juin) ! Je me suis achetée un sac à dos de trekking pour l’occasion et la prochaine étape sera de trouver des baskets dignes de ce nom (je ne sors pas d’une double entorse de la cheville pour me péter un genou ou me taper une périostite). Bref, il y a 10 ans, si on m’avait dit que le jogging serait ma nouvelle passion, j’aurais éclaté de rire… comme quoi, tout change !

Sinon, rien de neuf. Mon ancienne agence se fiche toujours de moi (j’attends toujours mon dépôt de garantie…), j’ai reçu une facture d’eau de 155€ pour mon ancien appartement (qui m’aura pourri la vie de A à Z… trois mois que j’ai déménagé et j’ai a priori pas le droit de tourner la page) et de persistantes rumeurs annoncent qu’il y a peu de chance que j’aille à l’oral pour la titularisation parce que je suis sur-diplômée (donc je fais le job depuis 2 ans, en tant que contractuelle pas de problème je suis sensas’ mais pas plus, faut pas déconner). Voilà voilà. Il faut que j’aille courir.

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La vidéo de la semaine :

Parce que quand t’as pas le moral, t’écoutes Marc Bolan !

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Les acquisitions de la semaine :

what's up weekly 2015 11 livres cd achats troc♣ Le Chat qui avait peur des ombres de ROZENN et Xavier COLLETTE. Il ne restait plus que 10 exemplaires de cet album dans ce format « collector »… Voilà.
♣ A comme association, T. 6 : Ce qui dort dans la nuit de Erik L’HOMME. Troc grâce à Anne que je remercie. Je continue la saga un peu dans le désordre, selon mes trouvailles.
♣ The Book of secrets de Loreena MCKENNITT. Très certainement l’album que je préfère… et je ne l’avais pas encore. Trouvé pour à peine quelques euros, j’ai sauté sur l’occasion !

what's up weekly 2015 11 livres services presse♣ De Darcy à Wentworth de Sybil G. BRINTON. Dernier roman para-austenien traduit par Milady. Merci à Aurélia qui pense toujours à ma collection ! 🙂
♣ Le Premier de Nadia COSTE. J’ai lu le premier tome de Fedeylins de l’auteure, premier tome que j’ai adoré il y a quelques années (il faut que je lise la suite…) et j’avais donc envie de découvrir Nadia Coste dans quelque chose de complètement différent. Merci à la dernière opération Masse Critique de Babelio !

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Les articles de la semaine :

Coup de coeur pour ce troisième tome (et pour la trilogie complète) !
soeurs sorcières tome 3 jessica spotswood nathan

L’annonce d’un partenariat spécial…
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Une longue vidéo pour vous parler de mes dernières lectures…

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Les lectures de la semaine :

J’ai fini de lire…

la mort peut danser jean marc ligny folio sf

Je lis…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle

Je vais lire…
le voyage de simon morley jack finney denoël   schilli

A lundi prochain pour un bilan des Imaginales ! 😉

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Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p


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[VIDEO] TOP 5 – Books that feature traveling !

Les livres cités, si vous souhaitez lire les chroniques détaillées :

5 – Card Captor Sakura, CLAMP
4 – Morwenna, Jo WALTON
3 – Les romans de Jane Austen
2 – L’Epouse de bois, Terri WINDLING
1 – Les Dames à la licorne, René BARJAVEL et Olenka de VEER
Bonus – Un Pingouin sous les étoiles, Jackie LANDREAUX-VALABREGUE

Et vous ?

 


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Les Fourberies de l’Amour de Georgette HEYER

les fourberies de l'amour georgette heyer
Les Fourberies de l’Amour

de Georgette HEYER,
traduit par Francine et Tanguy de COURSON
Milady Romance,
2014, p. 428

Première Publication : 1963

Pour l’acheter : Les Fourberies de l’Amour

Georgette Heyer (née le 16 août 1902, morte le 4 juillet 1974) est un écrivain anglais de romances historiques, de romans policiers et de romans historiques.

♣ ♣ ♣

Pour rendre service à sa mère criblée de dettes, Evelyn Denvill, dandy désinvolte, accepte de jouer la comédie de l’amour à Cressida Stavely, issue d’une famille fortunée, dans l’espoir de restaurer les finances familiales. Mais le soir où un dîner est donné en son honneur par la famille de sa fiancée, Evelyn disparaît. Son frère jumeau, Christopher, accepte de le remplacer à cette réception. Et comme le hasard fait bien les choses, le jeune homme n’est pas insensible au charme de la ravissante fiancée de son frère…

Une petite romance historique de temps en temps, c’est bon pour la santé. Et quand le Publishers Weekly nous annonce que « découvrir Georgette Heyer est la meilleure chose qui puisse vous arriver après avoir lu Jane Austen« , difficile de passer à côté de ces Fourberies de l’Amour !
Effectivement, ce roman est un joli divertissement et s’il n’est pas au niveau de la grande Jane, il est indéniablement bien écrit. Il m’a malgré tout manqué un brin de piment, un poil d’émotion et une grande louche de second degré pour que j’en fasse une excellente lecture. Agréable mais pas inoubliable, donc.

Le texte s’ouvre sur le retour impromptu de Christopher – Kit pour les intimes – au milieu de la nuit. Sa mère profite de ses retrouvailles pour lui apprendre sa situation délicate (elle est lourdement endettée) et, par la même occasion, les projets d’Evelyn, son autre fils. Disparu soudainement de la circulation (le jeune homme n’en est pas à sa première escapade), la chère mère s’inquiète de la soirée du lendemain pendant laquelle ses fiançailles avec Cressida Stavely (affectueusement surnommée Cressy par ses proches) doivent être annoncées (fiançailles qui permettraient de contenter l’oncle tuteur et qui débloqueraient donc l’héritage du jeune homme). Si Evelyn n’est pas là, tout le monde va y perdre face et réputation ! Kit a la solution : il prendra la place de son jumeau pour la soirée, pour sauver les apparences… oui mais voilà que cette situation douteuse perdure dans le temps et qu’il est de plus en plus difficile de mentir à tous quotidiennement.

Comme pour toutes les romances que j’ai pu lire jusque là, il suffit de parcourir la quatrième de couverture et les premières pages pour avoir une idée assez claire du dénouement. Peu de surprises à l’horizon, on sait très vite que les deux amoureux (à savoir Kit et Cressy) vont finir main dans la main. Le suspens n’est donc pas au rendez-vous mais ce n’est pas ce qu’on cherche avec le genre, on a juste envie d’être rassuré et de passer un bon moment.
Malgré tout, j’apprécie généralement que tout ne soit pas du « tout cuit » et que quelques rebondissements viennent pimenter l’ensemble. Ici, c’est malheureusement assez peu le cas. L’intrigue est plutôt linéaire, sans véritable surprises ce qui donne une impression de fadeur et même parfois d’ennui. Je me suis d’ailleurs demandée à plusieurs reprises comment Georgette Heyer avait pu remplir autant de pages (428 quand même !) avec « si peu de fond »…

georgette heyer portraitEh bien, la dame écrit bien. Je ne peux me baser que sur la traduction française proposée par Milady, signée par Francine et Tanguy de Courson, mais celle-ci vient bien de quelque part… la base originale doit donc être dans le même ordre d’idée. J’ai été suprise de découvrir que la première publication de ce roman (baptisé False Colours dans sa langue d’origine) date de 1963 ! Mais le côté un peu « désuet » et plus élégant du style s’explique très certainement ainsi car, il faut bien l’avouer, les romances historiques écrites aujourd’hui n’ont pas la même saveur et, malgré leur désir de respecter les codes d’une société ancienne, laissent généralement glisser trop d’éléments modernes pour qu’on y croit vraiment. Ici, non seulement les codes de la Régence anglaise (début XIXe siècle) sont respectés mais le style permet en plus une immersion un peu plus complète.
Il manque malgré tout une verve à la Jane Austen pour dynamiser un peu tout ça. En effet, tout le soin apporté à la plume n’efface pas les longueurs et moments assez ennuyeux que j’ai pu relever pendant ma lecture. On tourne en rond, ça manque de rythme, d’ironie dans les descriptions et de réparties piquantes. Dommage car avec ce petit je-ne-sais-quoi supplémentaire, Les Fourberies de l’Amour aurait pu passer d’une lecture agréable mais sans plus à une lecture véritablement marquante.

Ce qui est également un peu dommage ici et qui manque aussi de piment, ce sont les personnalités des personnages, notamment des deux principaux : Cressy et Kit. Les deux amoureux sont assez fades et j’avoue que je n’ai qu’assez peu vibrer avec eux. Pas du tout en fait. Je peux comprendre qu’ils tombent amoureux – c’est plutôt logique – mais je n’ai rien ressenti en suivant leurs aventures, je n’y ai pas cru. Comme je le disais plus haut, ça manque un peu d’émotions et c’est ce qui rend cette lecture trop terne. Dommage !
Evelyn, qui finit par réapparaître (même si je ne vous dis pas dans quelles circonstances) et qui est censé être plus vif et indomptable que son jumeau (en tout cas c’est comme cela qu’on nous le présente à plusieurs reprises) m’a lui aussi semblé un peu « mou ». En tout cas, pas fougueux et volage, ni même faisant preuve d’indécence dans ses réparties. Il est presque trop sage dans ses interventions. Un comble ! La mère est une ingénue immature particulièrement agaçante… mais qui a finalement bon fond, alors on lui pardonne ses bêtises et on sourit lorsqu’on est témoin du puissant amour qu’elle éprouve pour ses deux grands garçons.
Les autres figures – plutôt nombreuses – restent secondaires. On les différencie assez bien et elles tiennent bien leur rôle, certaines sortent un peu du lot (la grand-mère de Cressy notamment) mais globalement, elles ne marquent pas tellement les esprits. Elles habillent et enrichissent le décor et puis voilà.

J’ai souligné plusieurs petits défauts à ce roman. Malgré tout, je n’ai pas passé un mauvais moment, ma lecture a même été assez divertissante dans son ensemble. Je regrette seulement qu’une plume aussi soignée n’ait pas été au service d’une romance un peu plus dynamique et pimentée avec des héros plus charismatiques et touchants. Peut-être trouverai-je tout ça dans une autre romance historique proposée par Georgette Heyer ?

Illustration : Portrait de Georgette Heyer.

Merci à Aurélia pour la confiance renouvelée !

 

challenge XIXe