Bazar de la Littérature


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Nageur de rivière de Jim HARRISON

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Nageur de rivière
de Jim HARRISON
J’ai lu,
2015, p. 282

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : Nageur de rivière

Jim Harrison, de son vrai nom James Harrison, est un écrivain américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling dans le Michigan aux États-Unis.

♣ ♣ ♣

Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l’amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu’en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l’art distingué mais artiste raté, revient à contrecoeur dans la ferme familiale du Michigan pour s’occuper de sa mère. Et pourtant, à soixante ans, ce retour dans sa maison d’enfance va lui offrir une vraie cure de jouvence. Sur les bords du lac Michigan, Thad vit quant à lui dans une ferme isolée. Confronté à l’injustice et au difficile passage à l’âge adulte, il se prépare à traverser le lac pour rejoindre Chicago. C’est le début d’un long périple et d’un apprentissage décisif pour ce jeune homme jusqu’alors plus à l’aise dans l’eau et les rêves que sur la terre ferme.

Lors d’une des dernières opérations Masse Critique de Babelio, j’ai décidé de laisser un peu de côté mes habitudes pour me plonger dans la littérature américaine que je ne connais que trop peu. Le nom de Jim Harrison sonnait agréablement bien à mes oreilles et le synopsis de cette réédition poche me parlait assez pour me décider à cocher la case.
Finalement, je me rends compte que malgré mes nombreuses et différentes incursions, la littérature contemporaine dite « blanche » a tendance à m’ennuyer. Alors pas tous les titres évidemment, certains ont su m’émouvoir et m’accrocher mais ça reste finalement rare. Ce que je reproche à ce genre – et Nageur de rivière ne fait pas exception à la règle – c’est que les héros se regardent beaucoup trop le nombril… quel égocentrisme !

A travers deux novellas, Jim Harrison nous présente deux hommes à un instant -T de leur vie, au moment de prendre une décision importante pour la suite.
Le premier – Clive – a la soixantaine et vient de quitter New York, vexé d’avoir reçu un pot de peinture jaune lancé par une journaliste lors d’une de ses conférences. Historien d’art qui ne peint plus depuis 20 ans, l’homme se retrouve coincé pendant un mois dans la ferme familiale, forcé de s’occuper de sa mère octogénaire passionnée d’ornithologie et adepte de nourriture sans épice. Au milieu d’une nature généreuse, Clive redécouvre son amour d’adolescent et reprend la peinture par petites touches, songeant à sa vie passée, au présent et au futur qu’il se construit.
Thad est lui aux prémices de sa vie. A 17 ans, il est passionné par l’eau et la natation et ne voit pas son avenir sans cet élément. Malheureusement, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Fort de ses convictions et des rencontres qui se présentent à lui, l’adolescent ne lâche rien. Il nagera d’un fleuve à l’autre et étudiera les océans, un point c’est tout.

Autant le dire tout de suite : ces deux destins de deux êtres passionnés ne m’ont malheureusement pas… passionnée. Je ne suis pas du tout contre l’introspection, la quête de soi, les questionnements sur son avenir (c’est d’ailleurs un des plus gros moteurs des livres de fantasy et de littérature jeunesse) mais là, pour le coup, ça m’a ennuyée. Pire encore, si je peux m’attacher aux personnalités en quête de réponses dans les romans imaginaires, là, je trouve juste les personnages insupportablement égoïstes et égocentriques, complètement tournés et fermés sur eux-mêmes.
Ils décortiquent – surtout Clive dans Au pays du sans-pareil – quasiment tout et s’écoutent beaucoup trop. Le peintre raté pleure sur son existence, se plaint de sa relative pauvreté (c’est vrai qu’à 300 000 dollars par an, difficile de payer le loyer d’un appartement de 150m² en plein cœur de Manhattan), se questionne sur les sentiments (surtout sur sa libido) qu’il éprouve envers la fille qu’il avait failli culbuter dans une voiture alors qu’il était adolescent et fait une fixette sur ce moment particulier.
Thad m’a paru plus frais, plus naïf – certainement du fait de sa jeunesse – et donc plus agréable à suivre sur la centaine de pages que contient la novella Nageur de rivière (qui donne son titre au « recueil ») mais en même temps, son histoire en elle-même m’a encore moins plu que la précédente.

jim harrisonCe qui me manque surtout dans cette littérature, c’est un but, une intrigue. En imaginaire il y a une quête et généralement une confrontation entre le Bien et le Mal, dans les polars/thrillers il y a une enquête, en jeunesse on aborde finement des questionnements importants pour les plus jeunes, en romance on peut rêver de vivre l’histoire d’amour racontée (même si c’est généralement particulièrement peu crédible)… mais en littérature blanche, on se contente de suivre l’introspection de héros souvent paumés, mal dans leur peau, dans un quotidien particulièrement déprimant.
Alors certes je pourrais me reconnaître dans ces personnages lambda qui témoignent de notre siècle et de ses difficultés. Mais non, ça m’ennuie et ça me déprime. Et surtout, les pages défilent sans qu’on ait une véritable réponse ou avancée notable à la dernière page. Alors certes, les héros semblent avoir évolué et compris des choses sur la vie, sur eux-mêmes… voui, certainement. Mais généralement je me dis « eh ben, 280 pages pour ça… ». Ce n’est pas pour moi.

Malgré tout, et c’est ce qui m’a plu et ce qui m’a permis d’aller au bout de ce petit livre sans trop de problème, j’ai apprécié le style de Jim Harrison, généralement classé en auteur de « nature writing ». Les grands espaces, les descriptions de paysages, moi ça me plaît beaucoup. J’avoue même ne pas en avoir eu assez ici, ça reste très léger. J’aime l’idée que les héros soient liés aux éléments (c’est assez flagrant pour Thad et son amour de l’eau) et que les deux avancent ensemble. Dommage que les personnages prennent trop de place dans ces deux novellas, au détriment de celui que je voulais voir sur le devant de la scène : la nature.
J’ai aimé, bien que l’auteur insère des flash-back qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. En effet, le personnage est en pleine introspection, un souvenir lui passe par la tête, il nous le raconte sans nous l’annoncer ce qui peut être un peu brutal parfois, on ne sait plus trop où on est. Mais finalement, on entre sans problème dans le texte, happé par le contexte. Dommage que les « intrigues » ne m’aient pas plu car la manière de les exposer m’avait séduite.

Je découvre Jim Harrison avec ce recueil de deux petites novellas. J’avais très envie de changer mes habitudes de lectures mais j’en ressors mitigée. J’ai apprécié le style de l’auteur et cette incursion dans le genre « nature writing » mais le fond m’a globalement ennuyée. J’ai vraiment trop peu d’empathie pour ces personnages trop centrés sur eux-mêmes, trop éloignés de mes propres questionnements.

Illustration : Portrait de Jim Harrison.

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6 Commentaires

What’s up weekly ? 2015 – 13 (du 01/06 au 14/06/15)

Hey,

Point (ou presque) de blabla aujourd’hui. La chose la plus importante à retenir c’est que je suis… en vacances ! Bon, seulement pour quelques jours mais je préfère ne pas penser tout de suite au retour en ville. Lecture sur la chaise longue au milieu du jardin (et coups de soleil improbables malgré le tartinage régulier de crème indice 50+), promenade au milieu de la campagne, papouillage de moutons (ce n’est pas un chaton que je veux adopter, mais un agneau), barbecue, multiples cafés après les repas sur la table de jardin… Bref, la vie est belle. Je ne veux pas rentrer sur Lyon.

Déjà deux semaines depuis les Imaginales, je ne suis toujours pas vraiment redescendue de mon nuage. J’ai déjà envie d’y retourner. Vu le craquage indécent de ces quatre jours de festival, je pensais que le mois de juin serait beaucoup plus calme mais c’était sans compter sur les éditeurs qui me gâtent beaucoup trop (je vais finir par mourir, ensevelie sous la pile de services presse qui s’accumulent). La preuve en images.

♣ ♣ ♣

Je suis allée voir Inside Llewyn Davis il y a quelques semaines, et depuis, j’alterne entre la bo du film, quelques morceaux de Dave Van Ronk et Simon and Garfunkel. Et je n’oublie pas Dire Straits, rien de mieux pour se sentir bien. 

 

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Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 13 sp albums nathanAu secours ! Un dragon scrogneugneu de Orianne LALLEMAND, illustré par Caroline HUE. Par l’auteure de la série du Loup que j’adore !
Lily mène l’enquête. Cherche et trouve dans Paris de Peggy NILLE. J’ai adoré l’autre livre-jeu de Lily qui faisait voyager tout autour du monde.
Lulu-Grenadine perd une dent de Laurence GILLOT, illustré par Lucie DURBIANO. Je ne connais pas cette petite héroïne… découverte !
Trois albums pour enfants reçus grâce aux éditions Nathan que je remercie. Bon, l’enveloppe n’a toujours pas été envoyée à la bonne adresse mais il y a du progrès. Il y a deux mois, ils envoyaient toujours à mon ex-ex-adresse. Dans un an ça devrait être au point.

what's up weekly 2015 13 sp babelio j'ai lu ateliers henry dougierNageur de rivière de Jim HARRISON. Reçu grâce à la dernière opération Masse Critique de Babelio. Ce n’est pas du tout dans mes habitudes de lecture mais ces opérations sont justement l’occasion de découvrir de nouveaux horizons. Et je connais l’auteur de nom alors…
Totems, ils incarnent un peuple (+ un petit dépliant + le marque-page de la collection). Recueil de témoignages de « personnages au parcours improbable, mais bel et bien ancré dans l’histoire de leur patrie. Emblématiques, et pourtant si différents des représentations traditionnelles de leur pays… ». Les ateliers Henry Dougier – que je remercie infiniment pour cet envoi – sont à l’origine d’une collection de petits titres revenant sur de nombreux « peuples ». Il y en a notamment un sur les irlandais… et il va vite atterrir dans ma bibliothèque ! 

what's up weekly 2015 13 achats france loisirs

♣ Chi, une vie de chat, T. 7 et 8 de Konami KANATA. Je continue doucement mais sûrement pas collection…
♣ New Victoria, l’intégrale de Lia HABEL. J’avais 100 points chez France Loisirs, j’ai choisi ce titre gratuitement en échange de ceux-ci. Et je suis bien contente de cette édition (qui reprend le visuel de Bragelonne) parce que les couvertures de l’édition Castelmore ne me plaisaient pas du tout.

what's up weekly 2015 13 dvd disney

Plus j’approche de mes 28 ans et plus je régresse. Quand j’aurai 30 ans je me ferai la collection des dvd de Dora l’exploratrice.

 

 

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Les articles de ces trois dernières semaines :

 Un excellent premier tome !
rois du monde tome 1 même pas mort jean philippe jaworski moutons électriques

 ça se passe en Irlande et ça parle de Dead Can Dance !
la mort peut danser jean marc ligny folio sf

 Je ne lirai pas la suite…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle

♣ Le bilan (énorme) du mois de mai…
la mort peut danser jean marc ligny folio sfle bleu est une couleur chaude julie maroh glénatles fées ont une histoire claudine glot ouest france

 CONCOURS pour les 9 ans du blog, voilà les 7 premiers lots à gagner…
david atlant livre des royaumes d'uln lune etelkale mystère de la tête d'or 1 le trésor de l'isle catherine cuenca gulf streaml'épouse de bois terri windling

La vidéo qui vous présente les achats des Imaginales…


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Les lectures de ces trois dernières semaines :

 J’ai fini de lire et j’ai lu…
coeur de highlander tome 1 lyra macarthur demi mcgowan rebelle   schilli   le premier nadia coste scrineo

 Je lis…
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

♣ Je vais lire…
le voyage de simon morley jack finney denoël   les femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarion

Bonne semaine !

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Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p