Bazar de la Littérature


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What’s up weekly ? 2015 – 1 (du 01/01 au 11/01/15)

Bonsoir à tous !

Premier numéro de l’année, ce « What’s up weekly ? » sera riche en nouveautés. Je n’ai pas pris la résolution d’acheter moins de livres, heureusement, sinon je l’aurais déjà complètement ratée !

Je ne reviendrai pas sur les événements qui ont tristement secoué notre pays ces derniers jours. Beaucoup de personnes en parlent bien mieux que moi, je préfère suivre les choses à ma façon, c’est-à-dire discrètement. Ce qui ne veut pas dire que ça ne me touche pas, bien au contraire mais je vis les choses avec retenue, de façon général.

A part ce qui touche à mon appartement puisque depuis mon retour samedi dernier, après 12 jours de vacances à la campagne, je n’ai pas dû faire une seule bonne nuit d’au moins 8 heures de sommeil. Ce matin, la musique métal à fond a eu raison de moi, c’était la goutte d’eau en trop. Après des litres de sanglots incontrôlables, je me suis reprise en main tant bien que mal et j’ai envoyé des messages pour des visites d’appartement. Un particulier m’a répondu quelques dizaines de minutes plus tard, la visite s’est déroulée en début d’après-midi ; j’ai eu envie de signer tout de suite. J’ai donc le week end pour rassembler les pièces pour monter le dossier car apparemment, il pourrait passer… mais nous sommes malheureusement plusieurs sur le coup. Je vous invite donc à croiser les doigts, à brûler des cierges ou à danser nu sous la lune autour d’un feu… bref, à m’envoyer plein de bonnes ondes pour que cet appartement quasi idéal (en tout cas il semble fait pour moi), ne me passe pas sous le nez. Dans tous les cas, c’est définitivement décidé, je déménage dès que possible. J’écarte définitivement l’idée des travaux d’insonorisation qui seront très certainement insuffisants, en plus d’épuiser mon pauvre Papa qui n’a rien demandé. Alors c’est reparti pour les visites, les dossiers et tout le reste… en espérant que cette première visite soit la bonne ! Je vous tiens évidemment au courant.

Sinon, côté visionnage, je suis la diffusion française de la deuxième saison d’Elementary que je trouve divertissante, j’ai terminé la mini-série Emma approved sur Youtube (qui m’a quand même moins enthousiasmée que celle dédiée à Orgueil et préjugés), je regarde les rediffusions de Malcolm sur 6Ter et je zappe pas mal sur plein de conneries à la télé… Côté « livres » (parce que c’est quand même ce qui intéresse sans doute le plus), il y a eu quelques entrées… et des très intéressantes d’ailleurs ! Culturellement, c’est pas trop mal, mais c’est pas non plus la grande forme !

♣ ♣ ♣

 

Les oeuvres de la semaine :

Pas de vidéo particulière à vous montrer cette fois (je me suis consolée avec les habituels T-Rex, Dire Straits et Singin in the rain) mais deux découvertes faites au boulot. Nous équipons toutes sortes de livres avant de les mettre en rayon, c’est l’occasion de les feuilleter (faut bien se faire plaisir) et j’aime bien quand j’ai l’occasion de regarder les livres d’art… d’ailleurs j’ai toujours envie de TOUS les emprunter ! Voilà donc deux les trouvailles de la semaine : cette peinture de Elisabeth Vigée-Lebrun datée de 1790-91 représentant Lady Hamilton en bacchante et ce portrait de Paul-César Helleu. Je suis particulièrement touchée par leur travail sur les expressions des visages et les chevelures. J’adore !

Vigee-Lebrun-Lady-Hamilton-as-Bacchante   painting1.jpg paul césar helleu

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Les acquisitions de la semaine :

what's up weekly 2015 1 teasing livres

Voilà l’ampleur des dégâts… Et nous ne sommes que le 10 !

what's up weekly 2015 1 cadeaux livres marque-pages cartes

Voilà plein de cadeaux de la part de personnes chères à mon coeur. Merci !!!

♣ Une enveloppe surprise de la part d’Aurélia et donc du groupe Bragelonne.
♣ Une trop belle carte du nouvel an de la part de Marie Jolie que je remercie infiniment !
♣ 6 beaux marque-pages de Jérusalem offerts par une personne âgée que côtoie ma Maman.
♣ Le deuxième tome des Nécrophiles anonymes de Cécile DUQUENNE + le premier tome du Livre de Saskia de Marie PAVLENKO + un marque-page + une jolie carte de la part de super Tsuki qui ne m’oublie jamais ! 

Merci, merci, merci !

what's up weekly 2015 1 livres achetés temps livre la bourse

Jeudi, Révérence et moi sommes allées faire un tour en ville, chez les bouquinistes, avant d’aller manger une cocotte chez Lucien ! Et voilà ce que j’ai ramené…

♣ Le Clan des Otori, T. 2 et 3 de Lian HEARN. J’ai le premier dans ma bibliothèque depuis des années… pas encore lu mais maintenant que j’ai la trilogie complète, je n’ai plus aucune excuse !
♣ La Passion Lippi de Sophie CHAUVEAU. Conseillé par mon amie Marie il y a déjà de nombreuses années, je n’avais jamais réussi à en trouver un d’occasion… voilà qui est fait !
♣ Roi du matin, reine du jour de Ian MCDONALD. Déjà lu grâce au prêt d’un collègue, j’avais envie de l’avoir dans ma bibliothèque. En poche, mais dans la bibliothèque quand même.
♣ L’Ensorceleuse de Elizabeth HAND. Alors là, c’est la grosse surprise de ce petit tour. Je ne connais absolument pas ce titre, ni même l’auteure… mais le livre m’a attirée, j’ai lu la quatrième de couverture et j’ai su qu’il était pour moi ! Je le lis dès que j’ai terminé mon livre en cours ! Voilà le résumé, juste pour vous donner un aperçu. Paraît que ça parle du petit Peuple, en plus. Comme si y avait besoin d’avoir un plus avec ce qu’il y a déjà dans le résumé !

Venu à Londres dans l’espoir de terminer son livre sur le mythe de Tristan et Iseult, le journaliste américain Daniel Rowlands s’est installé chez son ami Nick, une rock star avec laquelle il a fait les quatre cents coups au temps du Swinging London. Lors d’un dîner, Daniel rencontre une ancienne maîtresse de Nick, la mystérieuse Larkin Meade, une femme aux pouvoirs de séduction incroyables qui semble connaître sur le bout des doigts les préraphaélites et le romantisme anglais. Alors que Daniel s’enflamme immédiatement pour cette compagne idéale, Nick le met en garde : le passé de Larkin recèle de lourds secrets…
Thriller gothique et sensuel, L’ensorceleuse croise sur plusieurs décennies les destins d’artistes maudits et de leur muse. À travers des personnages imaginaires ou des figures connues comme le peintre Rossetti et le poète Swinburne, Elizabeth Hand reprend à son compte le thème fascinant de l’amour et du désir éternel pour mieux questionner les affres de la création.

what's up weekly 2015 1 bd magazines art

♣ Les Nuits rouges du théâtre d’épouvante de Alexandre KHA. Reçu grâce à la dernière Masse Critique de Babelio, je me suis en plus rendue compte que les éditions Tanibis étaient implantées à Villeurbanne ! Pas besoin d’aller chercher loin !
♣ Carnet d’art, n° 3 et 4. Gratuitement déposés à la bibliothèque, ces magazines sont hyper bien fichus. D’après un thème, on y parle d’art évidemment, mais sous toutes ses formes : peinture, théâtre, cinéma, littérature… Si ça vous intéresse, je vous conseille d’aller jeter un oeil ici !

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Les articles de la semaine :

 Un deuxième tome légèrement en deçà, mais qui appelle la suite !
les étoiles de noss head tome 2 rivalités sophie jomain rebelle

 Une histoire poignante…
no et moi delphine de vigan livre de poche

 Court mais bon !
trois souris agatha christie le livre de poche

 Le bilan du mois de décembre…
BILAN LECTURES DECEMBRE 2014

 Le bilan 2014 à travers quelques mots… et à travers les lectures !
BILAN LECTURES 2014 IMAGINAIRE 1

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Les lectures de la semaine :

 J’ai fini de lire…
harry potter and the prisoner of azkaban bloomsbury j k rowling

 Je lis…
outlander tome 1 le chardon et le tartan diana gabaldon j'ai lu

 Je vais lire…
l'ensorceleuse elizabeth hand   la quête d'amy naomi ajavon éditions rémanence

A la semaine prochaine, si j’ai des choses à vous raconter !

 

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Trois souris… de Agatha CHRISTIE

trois souris agatha christie le livre de poche
Trois souris…
de Agatha CHRISTIE
Le Livre de Poche,
2008, p. 126

Première Publication : 1948

Pour l’acheter : Trois souris…

Agatha Christie (18901976) est la reine incontestée du roman policier classique. Elle publie son premier roman en 1920 et sa prodigieuse production littéraire fait d’elle l’un des auteurs les plus lus à travers le monde.

 Le Crime de l’Orient-Express Le Meurtre de Roger Ackroyd
♣ La Mort dans les nuages
 Mort sur le Nil 

Dans l’obscurité d’une maison endormie, un cri déchire le silence… Un crime vient d’être commis… Ainsi se lève le rideau sur l’un des plus grands succès de la scène internationale, « La Souricière », qui tient l’affiche sans interruption depuis plus de cinquante ans. Adaptée par Agatha Christie d’une nouvelle écrite en 1947, jouée pour la première fois à Londres en 1952, cette mésaventure de trois petites souris porte la marque de son auteur : humour et coups de théâtre sont au rendez-vous. Et comme tous les grands maîtres du suspense, Agatha Christie préférait que ses spectateurs ignorent la clef de l’énigme avant de pénétrer dans le théâtre…

Cette année 2014 a été pour moi assez riche en polars, notamment grâce à la célèbre Agatha Christie que l’on n’a plus besoin de présenter. Très prolixe, la reine du crime a publié des dizaines d’ouvrages, généralement des romans n’excédant pas les 300 pages.
Son travail de romancière est légèrement différent avec ce Trois souris qui prend la forme d’une grosse nouvelle (une centaine de pages dans mon livre de poche) car il s’agissait initialement d’une pièce diffusée sur les ondes de la BBC en 1947 suite à la commande de la reine Mary (grand-mère de l’actuelle reine Elizabeth). L’histoire perdure encore à ce jour sous la forme d’une pièce (La Souricière), jouée à Londres depuis 1952 et ce, sans interruption.
Inutile donc de tenter de vous convaincre de la qualité de cette courte intrigue, les informations précédentes s’en chargent parfaitement.

Comme d’habitude avec Agatha Christie, le huis-clos est de mise. Point de train ou de bateau de croisière ici mais une nouvelle pension de famille dans la campagne anglaise, paralysée par de fortes chutes de neige. Les propriétaires et leurs quelques clients sont coincés dans le bâtiment et évidemment, l’un d’entre eux est coupable d’un meurtre Londonien survenu quelques heures plus tôt.
Je me répète à chaque fois que je lis et chronique un Agatha Christie, mais le huis-clos c’est idéal pour une enquête. Chacune des figures présentes peut avoir le profil du coupable, chacune d’entre elles est donc soupçonnée à un moment ou à un autre de l’intrigue.

Moins nombreux que dans les romans de l’anglaise, les personnages sont toujours aussi bien croqués. Pourtant présentés en quelques phrases descriptives et évoluant sous les yeux des lecteurs grâce à leurs quelques interventions, ils semblent avoir une vie propre, ne souffrent d’aucun manque (ou presque), sont finalement particulièrement palpables. Le lecteur sait ainsi se repérer et placer chacun d’entre eux sur « une ligne de culpabilité ». Machin a tel passé et tel comportement, il pourrait bien être l’assassin recherché… oui mais trucmuche s’est rendu à Londres au moment du meurtre et a un bon mobile… le lecteur peut soupçonner tout le monde car tout le monde a quelque chose à cacher et tout le monde semble plus ou moins relié à la victime. Alors, qui du jeune Christopher Wren, de l’étrange Mr Paravicini ou de la détestable Mrs Boyle tire les ficelles ? A moins qu’il s’agisse d’un coup de l’un ou l’autre (ou des deux ?) propriétaire(s) ? Saurez-vous trouver le coupable avant la révélation des dernières pages ?

Pour ma part, et comme d’habitude j’ai envie de dire, je me suis laissée berner. Mais j’aime bien ça. C’est toujours un plaisir de se laisser porter par l’enquête, de soupeser le pour et le contre, de mettre en place des scénarios, de changer complètement de voie quand un nouvel indice arrive, être sûr puis douter deux pages plus tard… J’adore ce jeu de piste et même si je suis navrante de naïveté, ça m’amuse ; la chute n’en est que plus surprenante !

Pas besoin d’en dire plus sur ce court texte qui, malgré sa brièveté, nous emporte sans aucun problème entre ses lignes. Partant d’une comptine anglaise (comme pour Les Dix petits nègres), Trois souris met en place un puzzle moins complexe que dans les romans de l’auteure mais la reine du crime continue à nous surprendre. Vivement que j’en lise un autre !

 


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No et moi de Delphine de VIGAN

no et moi delphine de vigan livre de poche
No et moi

de Delphine de VIGAN
Le Livre de Poche,
2009, p. 256

Première Publication : 2007

Pour l’acheter : No et moi

Delphine de Vigan est une romancière et réalisatrice française née le 1er mars 1966 à Boulogne-Billancourt. Elle est l’auteur de sept romans dont No et moi en 2007 qui a été couronné par le prix des libraires.

♣ ♣ ♣

Lou Bertignac a 13 ans, un QI de 160 et des questions plein la tête. Les yeux grand ouverts, elle observe les gens, collectionne les mots, se livre à des expériences domestiques et dévore les encyclopédies.
Enfant unique d’une famille en déséquilibre, entre une mère brisée et un père champion de la bonne humeur feinte, dans l’obscurité d’un appartement dont les rideaux restent tirés, Lou invente des théories pour apprivoiser le monde. A la gare d’Austerlitz, elle rencontre No, une jeune fille SDF à peine plus âgée qu’elle.
No, son visage fatigué, ses vêtements sales, son silence. No, privée d’amour, rebelle, sauvage.
No dont l’errance et la solitude questionnent le monde.
Des hommes et des femmes dorment dans la rue, font la queue pour un repas chaud, marchent pour ne pas mourir de froid. « Les choses sont ce qu’elles sont ». Voilà ce dont il faudrait se contenter pour expliquer la violence qui nous entoure. Ce qu’il faudrait admettre. Mais Lou voudrait que les choses soient autrement. Que la terre change de sens, que la réalité ressemble aux affiches du métro, que chacun trouve sa place. Alors elle décide de sauver No, de lui donner un toit, une famille, se lance dans une expérience de grande envergure menée contre le destin. Envers et contre tous.

L’avantage des séjours loin de mon appartement (et donc de ma bibliothèque) c’est que je n’ai avec moi que les livres installés dans ma liseuse et qui sont généralement des ouvrages qui traînent dans ma PAL (Pile à Lire) depuis des années. Je n’ai pas trop le choix, ce qui me permet de faire un peu de vide en dépoussiérant mes étagères.
No et moi fait partie de ces petits poches récupérés çà ou là et que j’avais complètement oubliés. Il semble avoir fait l’unanimité auprès des lecteurs ; j’étais donc curieuse de me frotter à la plume de Delphine de Vigan.
Finalement, moi qui ne lis qu’assez peu de littérature contemporaine (parce que ça m’ennuie), je sors très satisfaite de cette découverte à la fois émouvante et assez réflexive.

On suit l’histoire du point de vue de Lou, 13 ans, adolescente au QI très élevé, particulièrement peu adaptée à la société qu’elle côtoie quotidiennement. Elle se balade en cours, maîtrisant tous les sujets sans difficulté, mais elle ne parvient pas à trouver sa place au sein de la classe. Chez elle ce n’est pas mieux car suite à la perte tragique d’un bébé, ses parents ne sont plus les mêmes. En grande dépression, sa mère semble enfermée dans une bulle infranchissable ; la communication avec elle est complètement coupée. Lou est donc doublement isolée, à cause de sa différence qui lui apporte de grosses difficultés de sociabilisation, et à cause de sa situation familiale.
Un jour, complètement terrifiée à l’idée de devoir présenter un exposé devant tous ses camarades de classe, la jeune fille invente un sujet sur le vif : elle compte interviewer une jeune femme SDF. Une fois l’annonce faite et le professeur particulièrement emballé par la question, Lou n’a plus qu’à trouver un individu pour sa nouvelle expérience grandeur nature… et c’est No qu’elle rencontre sur le quai de la gare. No, 18 ans qui, au fil des rendez-vous autour d’un café (ou d’un verre) va se révéler.
Derrière l’exposé et l’expérience quasi scientifique, c’est une véritable amitié et tendresse qui va se nouer entre les deux jeunes filles, toutes les deux inadaptées et rejetées par la société.

J’ai beaucoup aimé cette plongée dans le quotidien et les réflexions de Lou, à la fois très mature sur certains points et en même temps très naïve sur d’autres. C’est une gamine touchante et pour laquelle on ressent de l’empathie malgré sa différence (qui pourrait mettre une barrière entre elle et les lecteurs). L’utilisation du point de vue interne accentue évidemment la donne. Malgré ses jeunes années, Lou écrit bien, elle lance parfois quelques idées en l’air, quelques réflexions un peu naïves qui viennent alléger les propos par ailleurs assez dramatiques.
Mais ce que j’ai apprécié dans cette lecture c’est que la narratrice – et donc par extension Delphine de Vigan – ne tombe pas dans l’exagération pour faire pleurer dans les chaumières. Le passé des personnages (notamment celui de No) est abordé mais avec beaucoup de délicatesse et de sensibilité, on ne tombe pas dans le pathos agaçant. Les émotions sont là, authentiques et particulièrement palpables.

delphine de viganNo, justement, est elle aussi une figure forte. Une enfance difficile, une mère absente car ne pouvant prendre ses responsabilités, une adolescence passée dans plusieurs foyers, la fuite, le froid, la faim et surtout la solitude et cette impression de ne jamais se sentir aimée.
Quand Lou lui propose de venir vivre chez elle, au sein de sa famille, la cohabitation n’est pas si simple. Les parents réagissent finalement avec bonté et enthousiasme à l’arrivée de cette jeune fille SDF qu’ils ne connaissent ni d’Eve ni d’Adam (rares sont ceux qui en feraient autant je pense) mais No, après des débuts prometteurs, retrouve de vieux démons. Delphine de Vigan ne joue ni la facilité ni le cliché et offre une personnalité assez complexe à ce personnage. J’ai apprécié son évolution au fil des pages et surtout le chemin qu’elle emprunte lors du dénouement. Ce n’est ni tout blanc ni tout noir, c’est la vie tout simplement.

Le seul petit « reproche » que je pourrais apporter à cette lecture réside dans le personnage de Lucas qui prend le contre-pied de Lou. Redoublant récidiviste, bad boy notoire, il va pourtant entrer dans la vie de la jeune adolescente et l’aider lorsqu’elle sera seule face à la détresse de No. Ce n’est pas une figure inutile mais pour le coup j’ai trouvé que c’était un peu « trop ». Cela paraît bien commode pour l’histoire que la petite surdouée noue une relation forte avec le « mauvais garçon » de 4 ans son aîné et c’est peut-être le côté le moins « réaliste » de ce court roman. Peut-être l’élément qui n’était pas nécessaire et qui semble rajouter pour dire de rajouter des sentiments amoureux dans la vie déjà chargée et compliquée de Lou.

Finalement, moi qui redoute toujours un peu la lecture de textes contemporains, je suis heureuse d’avoir découvert celui-ci. Le message est beau, bien amené et malgré les drames, Delphine de Vigan n’oublie pas d’apporter sa touche d’espoir. Malgré tout, la littérature contemporaine ne fera jamais partie de mes genres de prédilection, trop proche du quotidien et donc trop déprimante pour moi.

 

 


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[Bilan] Décembre 2014

BILAN LECTURES DECEMBRE 2014En décembre, j’ai lu…

14 livres complets + 3 morceaux dont :

  • 1 premier tome, 4 suites de séries et 12 one-shot. Alors là, je m’auto-congratule !
  • 9 romans (3 titres imaginaires, 3 policiers, 2 romances historiques dont une para-austenienne et 1 roman contemporain), 4 albums pour enfants, 3 « beaux-livres » et 1 bd. Je varie de plus en plus. 🙂
  • 8 SP, 3 emprunts et donc seulement 6 livres rien qu’à moi… ça ne va pas du tout !
  • 1 lecture commune.
  • 1 livre en VO.
  • 4 titres découverts sur ma liseuse.
  • 4 « petites » maisons.

 

  • Deux coups de coeur en décembre. Le premier pour un album que j’adore et dont je ne me lasse pas : La Moufle, le deuxième pour ma relecture en vo du troisième tome d’Harry Potter (je n’ai lu qu’un tiers pour le moment mais je sais déjà que comme lors de mes premières lectures en français, je vais adorer !). Deux valeurs sûres finalement !
  • J’ai été très très très agréablement surprise par Enquête d’identités (que j’ai trouvé très bien mené !), par Edenbrooke (qui m’a beaucoup touchée !) et par Trois souris… (une petite nouvelle d’Agatha Christie en huis-clos).
  • J’ai aimé les lectures suivantes mais leur ai trouvé des défauts : Le Royaume du Nord, le troisième tome du Canon graphique, le premier tome de Victorian Fantasy, Mr Pan, Combien de terre faut-il à un homme ?, Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, le deuxième tome des Etoiles de Noss Head et No et moi.
  • Divertissants mais sans plus pour Québec Land (que l’on apprécie vraiment que si l’on a vécu au Québec, je pense) et pour Elizabeth Darcy (dans lequel je n’ai pas vraiment reconnus les personnages que j’aime tant !).
  • La grosse déception du mois revient au troisième tome de Night School que j’ai trouvé assez inutile et donc longuet.

 

Grâce au week end à 1000 et aux vacances, j’ai pu me poser pour lire sans trop culpabiliser. J’ai donc enchaîné les titres, savourant avec plaisir la plupart d’entre eux. J’espère que l’année 2015 sera sur le même modèle ! 🙂 En décembre, j’ai donc lu près de… 3900 pages (dont 1000 avec des images). Waouhhhhh ! ça ne m’était pas arrivée depuis des mois, pourvu que ça dure ! 

Aucun livre n’entre dans le challenge irlandais cette fois-ci, par contre, j’ajoute 3 titres au challenge XIXe (des romances) ! 🙂

♣ ♣ ♣

 

BILAN ACQUISITIONS DECEMBRE 2014Peu d’acquisitions ce mois, et seulement les trois achats obligatoires à France Loisirs. Si j’avais pu prendre exemple toute cette année sur ce bilan, mes bibliothèques ne déborderaient pas à la veille de 2015 !

 

BILAN ACQUISITIONS DVD DECEMBRE 2014Par contre je me suis un peu laissée aller côté dvd… 8 achats impulsifs, 2 cadeaux de Noël. Il va falloir que je repense le rangement de ma dvdthèque, parce que là aussi, c’est complet de chez complet !!!

 

♣ ♣ ♣

 

Et voilà les deux tops habituels, le premier correspond aux chroniques les plus vues/lues depuis la création du blog et le second à celles les plus vues/lues le mois dernier !

 

Depuis l’ouverture du blog :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 1209 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 615 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 600 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 587 vues
 Pride & Prejudice (VO) de Jane AUSTEN (♥ ♥ ♥) – 509 vues

Le mois passé :
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 141 vues
 Le Royaume du Nord et des Trolls de Pierre DUBOIS (très beau à feuilleter !) – 89 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 85 vues
 La Nuit des temps de René BARJAVEL () – 73 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 71 vues

 

 

En janvier, je ne place pas la barre trop haut. Parce que rentrée oblige, j’aurai plein de trucs à faire. Et je me suis inscrite à quelques concours de bibliothèque (sans aucune conviction), je vais donc devoir plancher un minimum sur la méthodologie histoire de ne pas rendre copie blanche début février. Mais j’y vais vraiment pour dire que j’y vais (sur un malentendu, on sait jamais…). Donc je pars sur 2000 pages lues en janvier (j’espère exploser le score !).  

 


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Thérapie de Sebastian FITZEK

thérapie
Thérapie
de Sebastian FITZEK
Le Livre de Poche,
2010, p. 312

Première Publication : 2006

Pour l’acheter : Thérapie

Sebastian Fitzek, né le 13 octobre 1971 à Berlin, est un écrivain et journaliste allemand. Il publie son premier livre, le roman Die Therapie en 2006, le succès est immédiat.

Josy, la fille du psychanalyste Viktor Larenz, souffre d’une maladie inconnue et disparaît mystérieusement. Quatre ans ont passé, Larenz s’est retiré sur une île au nord de l’Allemagne et reçoit la visite d’une romancière qui souffre d’une forme rare de schizophrénie : les personnages qu’elle invente prennent vie et son dernier roman ressemble étrangement à l’histoire de Josy…

Cet été j’avais apporté quelques livres sur mon lieu de vacances, notamment pour que ma petite Maman ait quelques petites choses à se mettre sous la dent. Thérapie faisait partie de ces thrillers que j’avais amenés tout spécialement pour elle. Elle l’a dévoré en quelques jours (je voyais le marque-page progresser à vitesse grand -V) et finalement m’a donné comme verdict : « Ouais, il est pas mal, tu verras ! ». Il fallait que je le lise à mon tour, donc ! Mon marque-page n’a pas eu le temps, lui non plus, de s’attarder entre les pages de ce court roman que j’ai, à mon tour, avalé en deux jours !
Rythmé, haletant, ne cessant de questionner le lecteur… Thérapie est un thriller psychologique qui aurait pu viser la perfection si le dénouement ne m’avait pas paru si « évident ». Si vous débutez dans le thriller, je pense que vous pouvez adorer et prendre une claque avec la révélation finale ; si vous en avez déjà lus quelques-uns et/ou êtes habitués aux séries télévisées du genre, il me semble que vous pouvez en deviner une grosse partie… Malgré tout, le développement vaut le coup d’œil ; je garde en tête l’envie irrépressible de reprendre la lecture pour connaître la suite des évènements…

La quatrième de couverture me semblait assez obscure et après quelques dizaines de pages, je ne savais pas trop où voulait en venir l’auteur… mais le déclic se fait finalement, les questions se multiplient au fil des pages, le doute s’installe et il n’est plus possible de lâcher le livre avant d’avoir le fin mot de l’histoire.
La narration est double. D’un côté des chapitres dédiés au dialogue entre le docteur Roch et son patient, le docteur Viktor Larenz dans la chambre d’un hôpital psychiatrique ; de l’autre, les chapitres correspondant au récit de ce M. Larenz, qui, quelques temps plus tôt, seul sur une île, semble avoir vécu quelques évènements troublants, le tout en rapport avec la disparition quelques années plus tôt de sa petite fille malade. Un récit enchâssé qui ne prend toute son ampleur que dans les derniers chapitres, lorsque l’on peut remettre en place les pièces du puzzle et comprend donc le passé (et fatalement, le présent) du patient.

sebastian fitzekJe trouve que Sebastian Fitzek nous mène assez bien en bateau. Si l’on perçoit quelque chose au début de la lecture, on tend à l’oublier lors du récit de Viktor et ce n’est que dans les derniers chapitres que tout nous revient en pleine figure. La construction du texte est assez bien pensée, entrainant le lecteur jusqu’au dénouement.
La majeure partie de l’histoire correspond au récit du personnage principal, alors qu’il nous raconte son séjour sur une île isolée du reste du monde à cause d’une tempête. Sur cette île, il va croiser des personnages plus ou moins inquiétants et plus ou moins liés avec son passé. Une petite île battue par les vents au nord de l’Allemagne, la pluie et l’orage, une vieille maison qui craque au bord de la plage, des coupures d’électricité intempestives, un rhume tenace… vous imaginez le décor et l’atmosphère ? Franchement, j’y ai cru. Et certaines scènes dignes de films d’épouvante m’ont donné froid dans le dos ! Je retiens notamment le moment où Viktor sort en pleine nuit, pour remettre en route le générateur à l’extérieur de la maison (l’électricité est coupée), il se rend compte après quelques mètres sous la pluie qu’il a oublié les clefs… il se retourne, lève la tête… et voit une silhouette se découper à la fenêtre de sa chambre, éclairée par la lumière miraculeusement revenue. Glurps.

Outre cette atmosphère assez angoissante, Sebastian Fitzek multiplie les mystères autour de la disparition et de la maladie de la fille de Viktor. Comment cette petite fille de 12 ans a-t-elle pu disparaitre alors qu’elle se rendait à une consultation ? Et question encore plus « urgente », en tout cas à mon goût, de quelle maladie souffrait-elle donc avant sa disparition ? La vie de cette enfant reste assez floue et beaucoup de choses semblent louches… Si le père est effondré par la disparition de sa fille, la mère semble le prendre assez bien et a vite repris son activité professionnelle… les tensions entre les deux adultes se multiplient. Qui cache quoi ? Et pourquoi ?
On se pose beaucoup de questions tout au long de notre lecture et si la révélation finale ne m’a pas surprise car l’avait vu venir assez tôt, j’ai tout de même eu une période de doutes au fil des chapitres, ma théorie et le nom du coupable faiblissant après la découverte de certaines scènes. J’avoue donc bien volontiers que l’histoire tient la route et tient en haleine quasiment jusqu’au bout !

Je n’ai pas trouvé le style de Fitzek particulièrement savoureux, mais en revanche, il est efficace. Les phrases sont courtes, les dialogues assez présents et les descriptions, bien que suffisantes, n’envahissent pas le récit. Ajoutez à cela des chapitres très brefs et qui contiennent tous – ou presque – une nouvelle révélation ou une nouvelle question, et vous voilà en présence d’un texte très rythmé et entrainant.
Je me suis rendue compte, en feuilletant l’ouvrage après ma lecture (lorsque je réfléchissais aux éléments que j’allais apporter à cette chronique), que la majeure partie du texte est rédigée d’un point de vue externe mais qu’à un moment bien précis, on passe à la narration à la première personne du singulier. Je trouve que le passage – assez inaperçu pendant la lecture – est plutôt bien mené et parfaitement en adéquation avec le fond. J’aime bien ce choix qui prouve que l’auteur a pensé son texte jusque dans la forme. Ce n’est qu’un détail qui n’apportera pas grand-chose si vous n’avez pas lu le texte (et ne vous parlera donc pas tellement), mais un détail que j’avais envie de relever.

Thérapie n’est pas un sans faute, mais cela vient principalement du fait que, lectrice et spectatrice de plus en plus habituée aux thrillers, on me surprend de moins en moins facilement ; j’avais donc une idée assez juste de la révélation que nous propose Sebastian Fitzek pour résoudre son histoire. Malgré tout, j’ai dévoré ce petit thriller en quelques heures à peine, complètement embarquée dans l’histoire, frissonnant à certains moments, me questionnant le reste du temps. Rythmé et haletant, c’est un bon cru !