Bazar de la Littérature


Poster un commentaire

What’s up weekly ? 2015 – 15 (du 22/06 au 05/07/15)

Bien le bonjour,

Il fait 31° dans mon appartement. J’envisage à nouveau de m’expatrier définitivement en Irlande (maximum 20° sur le pays en ce moment). Plus que 19 jours et c’est les vacances. Plus que 21 jours et je suis à la campagne. On y croit.

♣ ♣ ♣

Les vidéos de ces deux dernières semaines :

Ma Soeurette (danseuse de son état) a partagé cette vidéo dernièrement. La chorégraphie n’est pas aussi extraordinaire que d’autres vidéos que j’ai pu vous partager dernièrement, mais l’ensemble est juste « wow » !

 

Il y a 11 mois, nous nous envolions pour Dublin. Pendant notre tour de l’île, nous avons eu l’occasion de nous trouver à Sligo au moment du Fleadh Cheoil (qui se prononce [Fla Kiol]), le festival annuel de musique et danse traditionnelles irlandaises (dans une ville différente à chaque fois). Très très bons souvenirs. Je viens de tomber sur ces vidéos, en plusieurs épisodes, qui font le tour de plusieurs sessions éparpillées un peu partout dans la ville. La magie de la musique et danse irlandaises… 🙂

♣ ♣ ♣

Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 15 service presse albums éditions courtes et longues

Les éditions courtes et longues m’ont contactée il y a quelques jours pour me proposer de découvrir trois de leurs albums et je les remercie infiniment. Le choix a été extrêmement difficile, tous semblent magnifiques. J’ai tenté de varier un peu les auteurs/illustrateurs et les thèmes en sélectionnant les trois que vous pouvez découvrir en photo. Ils sont véritablement magnifiques et valent le coup. Je les ai dévorés et vous invite vous aussi à le faire !
Fanfan de Marie SELLIER et Iris FOSSIER, Heure bleue de Isabelle SIMLER et Fadoli de Marie-France CHEVRON ZEROLO et Mathilde MAGNAN.

 

 

what's up weekly 2015 15 service presse rodolphe fontaine hafid aggoune plon

♣ Moment(s) de vie(s) de Rodolphe FONTAINE. L’auteur m’a gentiment proposé de découvrir son nouveau-né (merci encore !). J’ai déjà eu l’occasion de lire Nostalgie, quand tu nous tues (que j’avais aimé !) et Mortelle tutelle attend toujours dans ma bibliothèque…
Anne F. de Hafid AGGOUNE. Sortie prévue fin août pour la rentrée littéraire 2015, l’occasion de découvrir la plume du très apprécie Hafid Aggoune et de redécouvrir l’histoire d’Anne Frank. Merci aux éditions Plon !

what's up weekly 2015 livres emprunt troc achat bd sf

Niki de Saint Phalle, le jardin des secrets de Dominique OSUCH et Sandrine MARTIN. Emprunt à la bibliothèque, je continue de piocher dans le fonds BD.
Les Enfants de l’O, Tome 3 de Vanessa du FRAT. Oui, je n’ai toujours pas lu le tome 2 mais le premier m’avait tellement plu que je n’ai pas hésité ! Vous pouvez d’ailleurs vous procurer la version numérique de celui-ci pour moins de 1€, aujourd’hui seulement !
Le Science-fictionnaire, Tome 2 de Stan BARETS. Trouvé dans le pilon de la bibliothèque, il s’agit d’un dictionnaire de la science-fiction qui date un peu maintenant (début 90′) mais qui peut servir de base.
Contes des Royaumes, Tome 2 : Charme de Sarah PINBOROUGH. Troc grâce à Troczone. Aujourd’hui quasiment introuvable, je suis bien contente d’avoir mis la main dessus !

J’en profite pour vous montrer les dernières dédicaces récoltées (celle de Jan Van Aal date un peu mais j’avais oubliée de vous la glisser sur le blog et j’ai seulement vu celle de Sophie Audouin-Mamikonian en ouvrant le livre !).

Je ne vous montre pas les deux paquets envoyés par ma petite Maman (des fringues) ni la petite carte de ma meilleure amie Marie… mais je les remercie. 🙂

♣ ♣ ♣

Les publications de ces deux dernières semaines :

Le premier roman para-austenien publié (1913) !
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

Un premier tome qui m’a agréablement surprise !
contes des royaumes tome 1 poison sarah pinborough milady

Le bilan du mois de juin…
dames baroques collectif éditions du riezles femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarionnew victoria lia habel france loisirs

La deuxième et dernière partie de l’Update Lecture du 18 juin…

♣ ♣ ♣

Les lectures de ces deux dernières semaines :

J’ai fini de lire et j’ai lu…
le voyage de simon morley jack finney denoël  la survie de l'espèce paul jorion gregory makles futuropolis  totems ils incarnent un peuple ateliers henry dougier  fadoli chevron zerolo magnan éditions courtes et longues
fanfan sellier fossier éditions courtes et longues  heure bleue isabelle simler éditions courtes et longues  la fille de belle tara duncan sophie audouin mamikonian la martinière jeunesse

Je lis…
nageur de rivière jim harrison j'ai lu

Je vais lire…
niki de saint phalle le jardin des secrets dominique osuch sandrine martin casterman  outrepasseurs 1 cindy van wilder gulf stream

♣ ♣ ♣

Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p


6 Commentaires

[Bilan] Juin 2015

En juin, j’ai lu…

11 livres + 3 morceaux dont :

  • 7 nouvelles séries et 7 one-shot.
  • 7 romans (6 titres imaginaires et 1 roman para-austenien), 1 recueil de témoignages, 1 essai, 3 albums pour enfants et 2 BD.
  • 4 « petites » maisons d’édition.
  • 1 titre en VO.
  • 1 titre termine mon challenge Imaginales de cette année, 2 romans entrent dans le Challenge XIXe et enfin, 1 livre est issue de ma PAL d’été !

  • Trois coups de coeur ce mois-ci, notamment avec deux albums envoyés par les éditions courtes et longues : Fanfan et l’Heure bleue (avec un méga plus-plus pour ce dernier) et grâce au Premier de Nadia Coste qui m’a vraiment transportée. Le troisième album du mois, Fadoli, est également magnifique mais il m’a manqué un petit truc pour l’élever au rang des deux autres ; il est presque parfait… mais presque.
  • Dans des genres complètement différents, j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à parcourir De Darcy à Wentworth, le premier tome des Contes des Royaumes et le recueil Totems. L’Angleterre Regency, la réécriture des contes de fées et le témoignage de 15 personnes incarnant chacun leur peuple… de très bons moments !
  • Je place Le Voyage de Simon Morley un poil en dessous de ceux-là mais un poil au dessus de ceux qui suivront. Bien écrit, hyper immersif, thème intéressant et hyper bien traité… mais des longueurs qui m’ont parfois semblé interminables.
  • Les deux BD Calvin & Hobbes (le tome 17 apparemment) et La Survie de l’espèce m’ont toutes les deux fait sourire, la première assez largement. Malgré tout, aussitôt lues, aussitôt oubliées (ou presque). Quant à l’essai intitulé Les Femmes qui lisent sont dangereuses, je continue à adorer son titre et son thème mais à regretter la légèreté du traitement des oeuvres d’art.
  • Par le sang du démon, que j’avais seulement commencé le mois dernier, reste finalement ma seule « déception » du mois. Bien écrit et pas inintéressant mais pas une histoire qui a su me parler.
  • Quant à mes deux lectures en cours, à savoir La Fille de Belle et le manuscrit secret d’un auteur, je n’en suis qu’aux prémisses… alors je ne peux rien vous révéler encore. Le premier me promet de belles heures de franche rigolade (j’aime déjà beaucoup ce que je lis), le second va m’offrir un texte assez passionnant et hyper prégnant, j’en suis sûre !

Alors ce mois de juin ? Que dire… La routine est légèrement cassée par les sorties avec les copains et copines. On profite des terrasses au soleil bien que la canicule freine un peu mes ardeurs ces derniers jours (plus de terrasse mais des lieux climatisés !). Les journées se suivent et se ressemblent au boulot, ça traîne un peu en longueur cette année et j’attends très impatiemment le dernier jour (je vais malheureusement jusqu’au bout du bout). Toujours le footing (deux fois par semaine) que j’attends toujours avec une immense impatience (peut-être même plus que les vacances !). Vraiment, si je dois retenir un truc positif de juin, c’est ça. Je ne me serais jamais cru capable de courir plus de 3 minutes d’affilée sans m’effondrer et sans rechigner… mais non seulement j’arrive à courir 6 fois 4 minutes (avec une minute de marche rapide entre chaque) et en plus je termine vaillamment par un sprint (et même que je serais contente de faire quelques foulées supplémentaires). Inimaginable il y a quelques années, le sport fait entièrement partie de ma vie et je ne peux définitivement plus m’en passer (samedi matin on se lève aux aurores pour profiter de la fraîcheur et enfin ré-enfiler nos baskets !). J’ai bien cru que le cauchemar des voisins allait reprendre avec l’emménagement de la copine du voisin du dessus mais a priori, ça a l’air d’aller (je suis aux aguets mais j’essaye de me détendre et de ne surtout pas penser à ce qui se passe au dessus de ma tête !). Je me sens bien dans ce nouvel appartement que j’ai totalement adopté et dans lequel j’adore m’installer pour bouquiner avec de la musique en fond sonore. J’ai d’ailleurs définitivement adopté la folk dans mes playlists et je retourne avec plaisir vers les bo de films. Et pour finir sur une dernière touche personnelle positive : j’ai revu un ami de lycée hier… 10 ans depuis le dernier échange ! Et c’était très sympa de se remémorer quelques souvenirs.
Sinon, côté « littéraire »… le blog a fêté ses 9 ans le 4 juin dernier (un concours est encore en cours…). C’est un papy dinosaure mais il se sent bien. Bon moi je me sens un peu vieille et dépassée parfois mais je continue mon bout de chemin sans regarder autour de moi. Je fais à ma sauce et ne me mêle d’aucune histoire touchant la communauté (la blogosphère)… et je me porte bien. De toute façon, il vaut mieux car quand je vois certaines blogueuses lire 30 bouquins par mois, faire 3 vidéos par semaine, avoir 20 000 vues sur leur blog mensuellement… ça me dépite. Je me fais plaisir, je lis 6/7 romans par mois, je tourne une vidéo quand j’ai le temps, j’essaye de ne pas trop regarder les stats… et je me contente de mes quelques 2500 pages lues cette fois-ci encore (dont un peu plus de 500 avec des images – je compte l’essai dedans). Ce petit rythme de croisière me va bien… j’embarque pour le mois de juillet !

♣ ♣ ♣

+19 ! Comme d’habitude, beaucoup trop d’acquisitions (dont 10 services presse…), je suis un cas désespéré !

101 dalmatiens disney pinocchio disney

Et 2 petits dvd…

♣ ♣ ♣

Alors ce mois-ci, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup moins varié niveau séries télé et films. Et j’ai regardé beaucoup de conneries. Ce qui monte l’ensemble à 82 épisodes (beaucoup de courts avec mon overdose de Joueur du grenier) et seulement 2 petits films.

L’Amour est dans le pré (oui oui, même pas honte) – Saison 10, épisodes 1 à 8
Cold CaseSaison 2, épisodes 12 à 23 + Saison 3, épisodes 1 à 7
Koh Lanta – 5 épisodes
Joueur du grenier – 45 épisodes
ElementarySaison 3, épisodes 20 à 24

+

La Vie est belle (qui m’a déçue, je m’attendais à vraiment beaucoup mieux) et Pour un garçon (qui m’a divertie sur le moment mais j’ai plus aucun souvenir 3 semaines plus tard !).

♣ ♣ ♣

Et les tops…

Depuis l’ouverture du blog sur WordPress (février 2013) :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 2093 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 1134 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 931 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 893 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 810 vues

Le mois passé :
Coeur de Highlander, T. 1 de Demi MCGOWAN (bof…) – 100 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 83 vues
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 81 vues
Rois du monde, T. 1 de Jean-Philippe JAWORSKI (génial !) – 80 vues
Une Femme de Annie ERNAUX (pas mal…) – 72 vues

♣ ♣ ♣

Et 3 vidéos en juin (d’ailleurs j’attends vos retours 😉 ) :



Rendez-vous en août… je serai à la campagne ! 🙂

 


5 Commentaires

Contes des Royaumes, Tome 1 : Poison de Sarah PINBOROUGH

contes des royaumes tome 1 poison sarah pinborough milady
Contes des Royaumes,
Tome 1 : Poison
de Sarah PINBOROUGH
Milady,
2014, p. 222

Première Publication : 2013

Pour l’acheter : Contes des Royaumes, T. 1

Sarah Pinborough est la nouvelle étoile du fantastique et de la terreur en Grande-Bretagne. Elle a également écrit de la fantasy pour la jeunesse, sous le nom de Sarah Silverwood, et travaille actuellement à plusieurs projets de séries télévisées.

♣ ♣ ♣

Blanche-Neige, le conte de fées revisité : cruel, savoureux et tout en séduction.
Rappelez-vous l’innocente et belle princesse, la méchante reine impardonnable, le valeureux prince, la pomme empoisonnée et le baiser d’amour sincère…
… et à présent ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire de Blanche-Neige, telle qu’elle n’a jamais été révélée …

Sur Livraddict, ce premier tome obtient la note assez moyenne de 14 et plusieurs avis sont carrément négatifs, je m’attendais donc à quelque chose de plutôt médiocre et n’avais que peu d’espoir.
Or, et j’en suis la première surprise, j’ai franchement aimé ce roman que j’ai trouvé, sinon exceptionnel au moins divertissant et original. Je lirai la suite avec plaisir et vous invite à vous pencher vous aussi sur cette trilogie si vous appréciez la série Once upon a time.

Je cite cette série à succès car, à mon avis, Sarah Pinborough surfe sur le même concept de réécriture/modernisation des contes de fées. Ce premier tome n’est qu’une mise en bouche, il y a moins de parallèles et recoupements entre les contes que dans la série télé, mais je ne doute pas que l’auteure approfondit les choses par la suite. Ici, on croise notamment le personnage d’Aladdin (très jeune) et la lampe magique, tous les deux traités de façon assez surprenante mais je vous laisse la surprise.

Poison revient sur le célèbre conte de Blanche Neige, mettant en scène cette dernière mais surtout les personnages secondaires qui passent au premier plan, à commencer par Lilith la méchante reine. Avec un prénom pareil, il ne pouvait de toute façon pas en être autrement. Et à l’instar de la Regina de la série télé, on apprend à connaître petit à petit cette méchante belle-mère, on gratte progressivement sous la surface et on comprend un peu le pourquoi du comment. Encore une fois, c’est beaucoup moins riche et développé qu’à l’écran, mais sur moins de 250 pages, c’est déjà pas si mal ! Alors on ne s’attache pas vraiment à Lilith comme on peut le faire avec Regina qui, pour le coup, est vraiment très émouvante, mais la figure en sort plus humaine et, je me répète, sur si peu de pages, c’est déjà pas si mal !

Sarah Pinborough nous présente également les 7 nains – et notamment Rêveur qui est le plus développé -, le Chasseur mais aussi le Prince Charmant.
La majorité des caractéristiques des personnages que l’on connait si bien sont préservées mais elles sont aussi exacerbées. De ce fait, Rêveur est un nain qui aime beaucoup lire et qui se veut romantique ; et le Prince Charmant est pile poil comme on l’attend, à savoir un prince élevé dans le luxe, habitué à être servi et à obtenir ce qu’il veut et surtout, ayant grandi avec l’idée qu’il devrait épouser une vraie princesse, douce et fragile, qu’il pourrait sauver et protéger du danger. Finalement, les princes c’est pas si génial vu comme ça. Et en plus, lorsqu’il découvre que Blanche Neige n’a rien d’une frêle jeune fille en détresse soumise à son sauveur, le lecteur se rend compte que le Prince n’a finalement plus rien de « charmant ».

Quant à celle qui est censée être l’héroïne principale, celle autour de qui tous les autres personnages gravitent mais qu’on découvre finalement assez peu, j’ai cru voir des chroniques se plaignant de sa niaiserie et de sa mollesse. Et là, vraiment, je suis assez abasourdie, je me demande si j’ai lu le même livre. Justement Sarah Pinborough nous présente cette princesse à l’opposé de la princesse que l’on connaît. Elle porte des pantalons pour monter à cheval et elle refuse la soumission dans tous les aspects de sa vie, alors c’est certes un peu manichéen mais je suis assez contente que, justement, l’auteure nous présente Blanche Neige comme une femme forte et non comme une demoiselle en détresse en pâmoison devant le beau prince charmant. Je ne l’ai trouvée ni niaise, ni fade, ni molle… au contraire.

sarah pinboroughLe seul aspect qui m’aura peut-être dérangée dans ce premier tome, ce sont les scènes à consonance érotique. Il y en a peu, donc ça va, et même si je comprends leur utilité (prouver une nouvelle fois que Blanche Neige n’a rien d’une oie blanche soumise), je ne suis pas forcément très fan. Mais je ne suis pas fan de façon générale, ça ne tient pas vraiment à la façon dont elles sont traitées – pas trop mal si mes souvenirs sont bons – ni même à ma pudeur, juste que voilà… sans plus.
En revanche, le dénouement, carrément culotté, m’a bluffée. Je ne m’y attendais pas, il fallait oser et c’est franchement bien trouvé. Alors on adhère ou pas, mais moi je trouve que la chute arrive à point nommé et est tout à fait pertinente avec ce qui précède. Et appelle la lecture de la suite, même si, si j’ai bien compris, le deuxième tome s’attarde sur le conte de Cendrillon.

Ce n’est pas de la grande littérature (et j’ai franchement cru que j’allais détesté à la lecture des premières pages) mais j’ai finalement passé un excellent moment grâce à ce petit roman. Sarah Pinborough reprend les éléments clefs du conte de Blanche Neige et les transforme juste assez pour ne pas tout dénaturer mais, au contraire, faire revivre l’histoire d’une autre façon. Ce n’est pas aussi développé que la série télé Once upon a time mais si vous aimez le principe de cette dernière, vous devriez apprécier de retourner dans l’univers des contes de fées grâce à cette trilogie traduite par Milady !

Illustration : Portrait de Sarah Pinborough trouvé sur Babelio.


1 commentaire

[VIDEOS] Update Lecture – 18 juin 2015

Pour éviter l’unique vidéo interminable, j’ai divisé cet « Update Lecture » en deux parties… dans lesquelles je vous présente pas moins de 10 livres :

Une histoire de possession en Irlande, une romance dans l’Ecosse du XVIIe siècle, un pacte avec le démon, le conflit mortel entre deux frères ennemis du Néolithique, le rassemblement de tous les personnages de Jane Austen en un seul roman, un essai illustré sur les femmes qui lisent, une réécriture de contes de fées, un voyage dans le temps, un roman YA dans l’univers de Tara Duncan et un collectif de textes qui fait le tour de nombreux peuples !


 

Et les chroniques déjà rédigées, c’est là :

La Mort peut danser de J.-M. LIGNY 
Coeur de Highlander, T. 1 de D. MCGOWAN 
Anders Sorsele, T. 1 de V. SCHILLI
Le Premier de N. COSTE 
De Darcy à Wentworth de S. G. BRINTON


8 Commentaires

De Darcy à Wentworth de Sybil G. BRINTON

de darcy à wentworth sybil g brinton milady
De Darcy à Wentworth
de Sybil G. BRINTON
Milady Romance,
2015, p. 473

Première Publication : 1913

Pour l’acheter : De Darcy à Wentworth

Jane Austen ne nous a laissé que peu de romans à lire et à relire. Sybil Grace Brinton, née en 1874 dans le Worcestershire, a été la première à essayer de remédier à ce la en publiant, en 1913, un roman où se retrouvent tous les personnages de la célèbre romancière pour le plus grand bonheur de ses admirateurs.

♣ ♣ ♣

Fiancée au colonel Fitzwilliam, Georgiana Darcy n’est pas heureuse. Elle révèle son désarroi à sa belle-sœur, Elizabeth, et cette dernière s’empresse d’intervenir afn d’annuler les fançailles. Soulagé, le colonel Fitzwilliam accompagne le couple Darcy à Bath tandis que Georgiana rend visite à la sœur d’Elizabeth, Jane Bingley. Ils vont alors, chacun à leur tour, croiser et rencontrer les héros des autres romans de Jane Austen, d’Emma au capitaine Wentworth. Mais au fil des intrigues, ces personnages hauts en couleur devront afronter maintes épreuves avant de connaître le parfait amour.

Jane Austen inspire aujourd’hui de nombreux auteurs qui se servent de l’univers et des personnages de la célèbre Dame pour créer des suites, des réécritures ou encore des modernisations. Ces austeneries se multiplient et se comptent par centaines. Milady commence doucement mais surement à traduire certaines d’entre elles en français et la maison d’édition nous a dernièrement (le livre est sorti fin mai) fait la surprise de nous offrir le texte de Sybil G. Brinton qui date de, tenez-vous bien… 1913 !
Il semble que De Darcy à Wentworth (Old friends and new fancies en version originale) soit le premier roman para-austenien à avoir vu le jour ! Si l’on peut reprocher une trop grande modernité aux austeneries du XXIe siècle, ce roman-ci se pare d’une certaine désuétude, se rapprochant davantage d’un texte du début du XIXe siècle… ce qui n’est pas pour me déplaire !

Alors par contre, avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’une petite précision s’impose. A mon avis, ce livre ne doit être découvert qu’après avoir lu les 6 romans majeurs de Jane Austen. Si vous vous lancez dans l’aventure comme ça, non seulement vous serez spoilés (De Darcy à Wentworth prend place APRES les romans d’origine) mais en plus, vous serez perdus au milieu de tous les nombreux personnages et de l’univers mis en place. J’en parle en connaissance de cause car il y a un seul roman d’Austen que je n’ai pas encore lu – Mansfield Park (mais ce sera réparé cet été) – et j’ai vraiment eu la sensation qu’il me manquait des clefs de compréhension lorsque les personnages de cette histoire apparaissaient.
Parce que non seulement Sybil G. Brinton réutilise les personnages principaux de nos romans favoris (Orgueil et préjugés, Emma, Persuasion…) mais aussi et surtout de nombreuses figures secondaires qui peuvent plus ou moins passer inaperçues dans les textes d’origine (même si les personnages austeniens sont toujours hauts en couleur et donc marquants). C’est donc un plaisir de les voir ici vivre leurs propres aventures et obtenir leurs propres fins heureuses. Parce que chez Brinton comme chez Austen, tout est toujours bien qui finit bien malgré les quiproquos, les malentendus et les retournements de situation.

D’ailleurs, si j’ai un petit reproche à faire à cette histoire c’est justement que les mini-intrigues manquent un petit peu de surprises. Si j’avais pu douter sérieusement du devenir des histoires d’amour en lisant les romans de Jane Austen, je n’ai en revanche ici eu aucun mal à deviner qui finirait avec qui et ce, très rapidement. Alors ai-je appris à voir les ficelles à force de lire des romans du genre (et donc ne serais pas surprise si je découvrais Orgueil et préjugés ou Emma aujourd’hui ?) ou Sybil G. Brinton est-elle un peu moins douée que sa prédécesseuse pour cacher l’évidence ?
Malgré le manque de subtilité, l’ensemble fonctionne parfaitement et c’est un plaisir de suivre les aventures des différents couples : leur rencontre, leur évolution et évidemment l’avenir proposé par l’auteure.

Old_Friends_and_New_Fancies_cover sybil g brintonJ’ai retrouvé avec beaucoup plaisir les deux héros d’Orgueil et préjugés, dorénavant mariés et heureux en ménage. Je trouve que Sybil G. Brinton a assez bien croqué les deux figures et ne les dénature pas. En tout cas, j’ai retrouvé la Elizabeth et le Darcy que je connais (ou que j’aime à m’imaginer). C’est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages d’origine, tous fidèles à leur réputation, ils ne nous déçoivent pas.
A part Emma Woodhouse, devenue Emma Knightley. C’est une héroïne généralement mal aimée des lecteurs car beaucoup la trouvent imbue d’elle-même et un peu peste sur les bords. Oui, Emma est une jeune femme pourrie gâtée qui aime contrôler son monde… mais l’année qu’elle passe dans le roman la fait évoluer. Beaucoup. On se rend compte qu’elle tient vraiment à son entourage et ne veut que le bonheur de ses proches, c’est juste qu’elle se plante tout le temps. Elle sait malgré tout reconnaître ses erreurs et sort grandie de cette aventure. Malheureusement, dans cette suite, j’ai eu l’impression de retrouver la Emma du tout début, l’insupportable entremetteuse qui se mêle de tout. Alors non, je ne suis pas d’accord, elle n’est plus comme ça, d’autant plus qu’elle est dorénavant mariée à Knightley qui, je l’imagine, ne doit rien lui laisser passer. En tout cas, c’est ainsi que je le perçois. Je n’ai pas aimé Emma dans De Darcy à Wentworth et ça ne me plaît pas car c’est normalement une héroïne qui m’attendrit beaucoup.
Sybil G. Brinton s’attarde finalement plus sur les figures secondaires des romans de base et leur offre le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que l’on voit évoluer la douce et timide Georgiana (petite sœur de Darcy), le trop modeste colonel Fitzwilliam (cousin de Darcy), l’ancienne impétueuse Kitty (une des jeunes sœurs d’Elizabeth), le très convenable James Morland (frère de Catherine, dans Northanger Abbey) et ceux qui m’étaient inconnus jusque là : Miss Crawford et William Price, tous les deux issus de Mansfield Park que je n’ai pas lu. Et vraiment, je le regrette parce que je suis sûre qu’il m’a manqué des éléments pour bien comprendre qui ils étaient, quel était leur passé, leurs attentes, leurs blessures… et c’est vraiment dommage.

L’avantage de cette austenerie c’est que, ayant été rédigée au début du XXe siècle, elle possède encore un je-ne-sais-quoi d’un peu désuet. Alors évidemment, Sybil G. Brinton n’égale pas le style de Jane Austen mais le fait qu’elle soit née et qu’elle ait vécu à une époque dans laquelle régnaient encore des codes sociaux assez précis (différents de ceux de l’époque régence, j’en suis persuadée, mais toujours plus proches de ceux-ci que ne le sont nos habitudes du XXIe siècle), ancre plus naturellement et plus facilement le lecteur dans le récit. Aucun mot, aucune tournure de phrase difficiles ici, mais un petit truc qui diffère de ce que peuvent aujourd’hui écrire des auteurs se basant sur l’univers de Jane Austen, malgré tous leurs efforts d’immersion dans une époque lointaine.

De Darcy à Wentworth est pour moi un bon cru en matière d’austenerie. Je déplore quelques petites longueurs et quelques facilités dans les mini-intrigues mais globalement, les personnages originaux sont respectés… et vraiment, quel plaisir de les retrouver, plus ou moins réunis par des liens assez crédibles, quelques années après les romans de Jane Austen ! Ce n’est pas parfait mais c’est vraiment un bon moyen de prolonger la plongée dans l’univers de notre romancière anglaise préférée… Par contre, attention, je me répète, mais à conseiller uniquement à ceux qui connaissent déjà les œuvres de base !

Merci à Aurélia pour sa confiance renouvelée !