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Chroniques Lunaires, Tome 1 : Cinder de Marissa MEYER

cinder tome 1 marissa meyer pocket jeunesse
Chroniques Lunaires,
Tome 1 : Cinder
de Marissa MEYER
Pocket Jeunesse,
2013, p. 412

Première Publication : 2012

Pour l’acheter : Chroniques Lunaires, T. 1

Lecture commune en compagnie de Pinklychee’s Readings

Née en 1984, Marissa Meyer est une auteure américaine diplômée en création littéraire à Pacific Lutheran University à Tacoma dans l’État de Washington. Elle a travaillé cinq ans comme éditrice et a écrit un livre sous le nom de plume Alicia Blade.

♣ ♣ ♣

A New Beijing, Cinder est une cyborg. Autant dire une paria. Elle partage sa vie entre l’atelier où elle répare des robots et sa famille adoptive. A seize ans, la jeune fille a pour seul horizon les tâches plus ou moins dégradantes qu’elle doit accomplir pour ses sœurs et sa marâtre.
Mais le jour où le prince Kai lui apporte son robot de compagnie – son seul ami -, le destin de Cinder prend un tour inattendu. La forte attirance qu’éprouvent le beau prince et la jeune cyborg n’a aucune chance de s’épanouir, surtout que le royaume est menacé par la terrible reine de la Lune !
Débute alors pour Cinder une aventure incroyable, où elle découvrira que le sort de l’humanité est peut-être entre ses mains.

La réécriture du conte de fées a connu un regain d’intérêt ces derniers mois, puisant dans l’imaginaire de notre enfance, transformant plus ou moins avec brio et intérêt les histoires que l’on connaît bien. De la romance historique au simple changement de point de vue, de La Belle et la Bête à La Belle au bois dormant en passant par Rapunzel… tout y passe ! Marissa Meyer parvient cependant à tirer son épingle du jeu en nous proposant de transposer le conte de Cendrillon dans un monde futuriste, faisant de la jeune héroïne… une cyborg !
Franchement, j’étais plus que sceptique. Et puis, à vrai dire, en voyant l’étiquette Young Adult, j’avais encore plus de réserves. Je m’attendais à une énième romance niaise sur un très léger fond de SF… eh bien non. Contre toute attente, romance il y a mais elle sait rester discrète, la lecture est fluide mais pas simpliste et surtout, le contexte futuriste est bel et bien là, travaillé et plutôt crédible. Je me suis surprise à apprécier ma lecture et, même si je n’ai pas été étonnée par certaines révélations, j’attends de pouvoir lire la suite avec une certaine impatience !

Ce que je redoutais le plus dans cette nouvelle série, c’est la romance. J’ai fait une overdose de triangles amoureux niais et franchement, je n’en veux plus ! Dans Cinder, point de triangle, point d’héroïne courtisée par deux mâles magnifiques… non. Juste une jeune fille et un jeune homme. Ouf ! Bon, ce n’est pas non plus une magnifique histoire d’amour inoubliable puisqu’on reste dans le cliché du beau et riche prince charmant (conte originel oblige) mais j’ai aimé le personnage de Cinder qui est loin d’être une jeune fille en détresse qui ne peut survivre sans l’intervention du riche héritier, bien au contraire ! Je trouve justement que les rôles sont bien inversés.
Notre héroïne est forte, déterminée. Elle ne s’apitoie pas sur son sort et relève la tête malgré les obstacles, les difficultés et les révélations choquantes. J’ai aimé la suivre et je serai très heureuse de la retrouver dans le tome suivant. Le prince Kai m’a en revanche donné le sentiment d’être un peu mou, de manquer de charisme. Il a plus souvent un rôle de potiche qu’un réel rôle d’acteur qui prend des décisions, fait avancer l’intrigue, s’impose face aux ennemis… il donne l’impression d’être là pour être là, parce qu’il est le prince, mais concrètement, ce sont tous les personnages qui l’entourent qui font avancer les choses (son conseiller par exemple), pas lui. C’est un peu décevant à mon goût. Malgré tout, ce n’est pas non plus un personnage complètement creux et inintéressant ; il a du potentiel, j’espère juste que Marissa Meyer saura l’exploiter dans le volume suivant.

L’intérêt de cette réécriture tient dans son aspect futuriste. Point de jolie blonde avec un ruban dans les cheveux ici, mais une jeune fille transformée en cyborg suite à une opération pour lui sauver la vie. Plus tout à fait humaine physiquement, Cinder n’en reste pas moins une créature avec beaucoup de cœur, très impliquée auprès de sa jeune sœur ou du sort de l’humanité en proie à un virus mortel.
Je suis assez sensible à la question de la conscience, de l’humanité des « machines » et c’est d’autant plus flagrant quand, à côté d’elles, les auteurs placent des personnages totalement humains mais particulièrement désagréables et quasi sans cœur. C’est le cas d’Adri, la belle-mère de Cinder.
La marâtre et ses deux filles sont bien présentes dans cette réécriture, de même que la pantoufle (pas tout à fait de vair malgré tout) et le carrosse (lui aussi pas tout à fait conforme à l’image qu’on peut généralement en avoir). Il n’y a ni trop peu ni trop trop d’éléments du conte traditionnel, juste le juste milieu pour donner une identité propre à ce premier tome tout en plaçant quelques clins d’œil bien sentis. Une réussite à mon goût.

marissa meyerPour ceux qui redouteraient que l’intrigue ne suive que celle proposée dans le conte originel, pas de panique ! L’histoire d’amour est en effet bien loin de prendre toute la place (pour mon plus grand bonheur) car laisse le champ libre à une intrigue beaucoup plus politique. En effet, alors que la terre est dorénavant habitée par les humains et les robots (droïdes, cyborgs…), elle connaît des tensions avec les habitants de la Lune, logiquement baptisés Lunaires. Ceux-ci effraient à cause de leur capacité à manipuler les humains (le magnétisme) et leur reine – Levana – est certainement la pire d’entre eux, prête à sacrifier toute sa famille pour parvenir à ses fins : en l’occurrence, le pouvoir sur la Lune mais également sur la Terre.
En plus de cette situation délicate, les Terriens doivent également vivre avec la hantise d’un virus qui décime une grande partie de la population, en quelques jours à peine. Et au milieu de tout ce micmac : Cinder, notre héroïne. Le lien mis en place entre les évènements et la jeune femme est assez évident. Pas vraiment de suspens de ce côté-là puisqu’on se doute de la grande révélation dès la page 40 (ou quasiment) du bouquin et c’est peut-être ce qui pourra déranger certains lecteurs. Bizarrement, malgré le manque de surprises, je n’ai pas été gênée/bloquée dans ma découverte et ai même été étonnée de ne pas être plus déçue que ça. Le reste de l’intrigue, d’autres révélations, les personnages… tous participent à nous faire oublier les quelques faiblesses narratives.

J’ai parfois tendance à reprocher aux titres Young Adult de se contenter de poser un script de cinéma très simpliste plutôt que prendre le temps de développer personnalités et contexte grâce à des détails. Alors Marissa Meyer ne nous noie pas sous des descriptions interminables – elle aurait d’ailleurs pu développer certains points davantage – mais globalement, les scènes sont assez bien décrites pour que le lecteur n’ait pas trop de mal à se les représenter. C’est assez visuel et vivant, en tout cas assez pour offrir quelques images marquantes et pour donner une vraie consistance à ce premier tome.
Ce n’est bien sûr pas de la très grande littérature mais comparé à d’autres textes du genre destinés à la jeunesse, c’est vraiment pas si mal ! Abordable pour les plus jeunes lecteurs mais pas non plus trop simpliste pour ceux qui ont de la bouteille.

Très agréablement surprise par ce premier tome qui propose une intrigue solide et originale malgré et grâce aux quelques éléments du conte originel intelligemment repris et détournés. Malgré une révélation qui tombe un peu à plat, l’ensemble tient la route et promet une suite tout aussi rafraichissante. Il ne me reste plus qu’à me procurer celle-ci, baptisée Scarlet.

L’avis de Pinklychee’s Readings (à venir)

Illustration : Portrait de Marissa Meyer trouvé sur Babelio.

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[Bilan] Janvier 2015

En janvier, j’ai lu…

5 livres complets + 2 morceaux dont :

  • 2 premiers tomes, 1 suite et 4 one-shot.
  • 5 romans (3 titres imaginaire, 1 historique et 1 contemporain) et 2 livres graphiques (1 bd, 1 album pour enfants).
  • 4 SP et 3 livres de ma PAL perso.
  • 2 lectures communes.
  • 1 livre en vo.
  • 3 livres sur ma liseuse (je les possède aussi en papier).
  • 3 « petites » maisons.

 

  • Mon coup de coeur de janvier l’était déjà en décembre (je n’en avais lu qu’un tiers), il s’agit évidemment du troisième tome de Harry Potter en vo. Je fais la redécouverte progressive de la saga dans sa langue d’origine, et c’est troooop bien !
  • Grosse surprise très positive pour le premier tome des Chroniques lunaires de Marissa Meyer, j’imaginais -bêtement – une énième saga YA un peu niaise, pas très poussée… et finalement, c’est vraiment pas mal trouvé !
  • La Quête d’Amy, Les Nuits rouges du théâtre d’épouvante et Le Papillon à roulettes ont tous les trois su m’émouvoir, me surprendre, m’intriguer… des textes originaux et intéressants !
  • Finalement, la petite déception du mois revient au premier tome de Outlander dont j’attendais certainement beaucoup trop et qui n’a pas su me convaincre… en revanche, la série m’accroche beaucoup beaucoup beaucoup plus !
  • Je n’ai lu que les 200 premières pages de L’Ensorceleuse, et je n’arrive pas du tout à donner mes impressions. Je suis intriguée, c’est le moins qu’on puisse dire ! Je suis tour à tour enchantée (je souris comme une idiote) en lisant toutes les références à la confrérie des Préraphaélites, en rencontrant la maman de Monsieur Wilde, en piétinant les ruelles mystérieuses du Londres de la fin du XIXe avec les expériences un peu étranges sur les personnes « folles »… toute une atmosphère, un décor qui me parle énormément. En même temps, après 200 pages, j’ai pas l’impression qu’il se soit passé grand chose et je vois pas trop où l’auteure veut aller… mais je meurs d’envie de tourner les pages ! Bizarre bizarre cette lecture, mais avec un tel thème, je pouvais m’en douter !

Si j’avais explosé mon score en décembre dernier, l’année 2015 commence beaucoup moins brillamment… Peu de temps à consacrer aux lectures, le moral dans les chaussettes, la concentration partie en vacances… bref, c’était pas trop ça. Je pense que février suivra malheureusement le même chemin puisqu’il sera bien occupé par un concours (dans 5 jours, j’ai pas révisé… normal !), par mon futur déménagement (d’ici le 15, je croise les doigts !) et par toutes les démarches qui vont avec (moi qui déteste le téléphone, j’ai jamais autant téléphoné que cette dernière année… -_- ) et enfin par un stage de danse à la toute fin du mois. Je ne m’ennuie pas (j’aimerais bien !) mais j’ai vraiment très très très hâte que ce déménagement (et l’enfer de ces 8 derniers mois) soit derrière moi. Je rêve d’une soirée sans boules quies, d’un week end cocooning sans percevoir la vie des voisins (et donc sans avoir l’esprit constamment happé par leurs nuisances sonores)… je rêve de retrouver la paix et le calme d’un vrai foyer. Normalement, d’ici trois semaines grand max’, je serai libérée et j’espère que les habitudes livresques reviendront en même temps que ma tranquillité !
En même temps, j’ai pas non plus choisi des livres « faciles » à lire pour engranger un maximum de pages puisque j’ai quand même commencé le mois avec un livre en vo (forcément, je lis moins vite en anglais) et j’ai ensuite enchaîné avec le pavé qu’est Outlander… forcément, je pense que ces deux seules lectures m’ont amenée jusqu’au 18/19 du mois ! Il ne restait plus beaucoup de temps pour le reste. En même temps, j’ai savouré mes rares lectures et c’est bien le principal… ce qui m’amène à 2113 pages lues (dont moins de 200 avec des images) ! Pas si mal finalement. 🙂

Seuls Outlander entre dans le challenge ABC Imaginaire 2015 et L’Ensorceleuse dans le challenge XIXe. Je peux faire mieux !

♣ ♣ ♣

BILAN ACQUISITIONS JANVIER 2015

Et contrairement au mois dernier pendant lequel j’avais été plus que raisonnable, je commence bien mal 2015 avec beaucoup trop d’achats et services presse !

Et je me suis fait plaisir côté dvd…

BILAN ACQUISITIONS DVD JANVIER 2015

♣ ♣ ♣

Et voilà les deux tops habituels, le premier correspond aux chroniques les plus vues/lues depuis la création du blog et le second à celles les plus vues/lues le mois dernier !

Depuis l’ouverture du blog :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 1389 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 758 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 684 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 671 vues
 Pride & Prejudice (VO) de Jane AUSTEN (♥ ♥ ♥) – 544 vues

Le mois passé :
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 167 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 162 vues
Victorian Fantasy, T. 1 de Georgia CALDERA (pas mal !) – 120 vues
Outlander, T. 1 de Diana GABALDON (déçue !) – 119 vues
No et moi de Delphine de VIGAN (bien !) – 74 vues

♣ ♣ ♣

Et j’en profite pour remettre les deux vidéos postées courant janvier, parce que, sans passer inaperçues, elles n’ont quand même pas attiré les foules (comparées à d’autres).


Allez, on repart sur 2000 pages en février, mais pas sûre d’y arriver !


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What’s up weekly ? 2014 – 15 (du 14/04 au 20/04/14)

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(Vous pouvez cliquer sur chaque image pour agrandir !)

Bonsoir tout le monde,

J’ai l’impression de commencer chacun de ces articles de la même façon depuis quelques semaines mais encore une fois, ces sept derniers jours ont été absorbés dans une autre dimension, je ne les ai pas vus passer ! J’ai visité 4 (ou 5 ?) appartements (quasiment 1 par soir après le boulot), je suis allée à la danse mardi soir (et c’était troooooop bien), je me suis tapée une bonne petite migraine qui m’a empêchée d’aller bosser jeudi (et cette journée a encore plus disparu dans un trou noir que les autres !), je suis allée chez l’ostéopathe (qui m’a fait peur avec les migraines qui seraient liées à mon foie tout ça tout ça… heureusement que j’ai une hygiène de vie assez irréprochable… -_- ), j’ai bossé toute la journée samedi et j’ai reçu ma famille hier. Bref, je pense que mon manque de lecture et surtout de blogging s’explique facilement.

Heureusement, j’ai bon espoir que le marathon des visites soit terminé car je suis tombée sous le charme du dernier appartement visité et je compte bien me battre pour l’obtenir ! Je vais déposer mon dossier à l’agence demain en fin de matinée (si j’arrive à poser une petite heure au boulot) et il n’y aura ensuite plus qu’à croiser les doigts (j’avais demandé à l’agence, avant de visiter, si mon dossier avait des chances de passer et on m’avait répondu que oui…). Je compte sur vous pour m’envoyer des ondes positives ! 😉

Malgré la course de ces dernières semaines, malgré la fatigue, malgré le temps qui passe trop vite, malgré le manque de temps pour bouquiner/bloguer, malgré l’incertitude de l’avenir, tout ça tout ça… ben je trouve quand même que la vie est belle. Le boulot c’est toujours cool (parce qu’il y a des étudiants sympas quand même ! Si si ! Y en a même des très sympas… ahah !), dans une grosse semaine je vais passer un gros week end à la campagne, dans un peu plus d’un mois c’est les Imaginales et je vais (re)voir plein de gens que j’apprécie (mais cette année je vais éviter de revenir avec 30 livres dans ma valise !), le 6 août je m’envole à nouveau pour l’île d’Emeraude et je pense que je vais passer les plus belles vacances de ma vie… Bref. Je ne sais pas trop ce que sera demain (ou plutôt ce que je ferai dans 6 mois) mais j’m’en fiche ! Ce qui est sûr c’est que je continuerai à lire, à bloguer et à aller au cours de danse (qui j’espère, passeront au pluriel !).

  

mes acquisitions 2014 15 concours sp bibliothèque livres♣ Cinder, T. 1 de Marissa MEYER. Gagné lors du concours organisé par Mylène et Karline pour l’anniversaire de leurs blogs. Merci beaucoup les filles, je n’avais pas vu, j’ai donc été surprise de trouver ce livre dans ma boîte aux lettres ! Je suis ravie ! 😀
♣ La Croisade des Carpates, T. 1 de Vanessa et Diana CALLICO. Proposé par l’une des auteures (merci !), j’ai accepté avec plaisir, curieuse de découvrir ce titre qui a laissé pas mal de blogueurs mitigés mais qui me permettra d’avancer un peu plus dans ma découverte de la maison d’édition Asgard.
♣ Jérôme Bosch de Mia CINOTTI. Encore un livre d’art sauvé du pilon. Jérôme Bosch est un artiste complètement hors du commun et qui m’impressionne beaucoup. Je le trouve terriblement moderne (dans le sens « art contemporain ») malgré la période pendant laquelle il a vécu (fin XVe/début XVIe). Je vous invite à vous renseigner et notamment à jeter un oeil à son triptyque du Jardin des délices !
♣ Deux petites lettres. L’une de la part de ma copine Tsuki, à propos des Imaginales, l’autre de la part de Ludivine – accompagnée des deux jolis marque-pages (merci !) – en échange d’épreuves non corrigées.

  

Les articles de la semaine :

♣ Moins bon que son autre roman sur le Parfum mais quand même intéressant…
roman du café pascal marmet éditions du rocher

♣ J’ai transféré plein d’anciennes lectures…
chasseausnarklewiscarroll   cocteaulamachineinfernale   rhinocerosionesco   combustibles   novecentopianiste   phedreracine   onnebadinepasaveclamour   lemedecinmalgrelui   zoooulassassinphilanthrope   knockjulesromains   nuitmoyenage

♣ J’ai tourné une vidéo…

  

Les lectures de la semaine :

♣ J’ai fini de lire et j’ai lu…
étrangleur de cater street anne perry france loisirs   les fantomes du louvre enki bilal   indiana teller 4 sophie audouin mamikonian

♣ Je lis…
wizards 1 diane duane

♣ Je vais lire…
blanche neige rouge sang datlow windling

J’espère à dimanche prochain avec une excellente nouvelle (l’appartement !) !


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La Voleuse de livres de Markus ZUSAK

la voleuse de livres markus zusak pocket jeunesse
La Voleuse de livres
de Markus ZUSAK
Pocket Jeunesse,
2007, p. 560

Première Publication : 2005

Pour l’acheter : La Voleuse de livres

Markus Zusak (né le 1er janvier 1975 à Sydney) est un écrivain australien de romans pour jeunes adultes. Il a notamment écrit La Voleuse de livres, bestseller des livres pour enfants et pour adultes en 2007. Il est le plus jeune des quatre enfants d’un père autrichien et d’une mère allemande. Il vit actuellement à Sydney avec sa femme et sa fille. Il enseigne l’anglais à l’université de Sydney.

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, parmi eux, plus rares encore, ceux qui réussissent à éveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est – ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui a valu cet intérêt inhabituel ou bien sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ce ne soit son secret… Celui qui l’a aidée à survivre. Celui qui a même inspiré à la Mort ce si joli surnom : la Voleuse de livres…

Publié initialement en langue anglaise en 2005, La Voleuse de livres a connu un regain d’intérêt ces derniers temps grâce à l’annonce de la sortie de son adaptation au cinéma, sortie prévue en France le 5 février 2014 (autant dire que je suis pile dans les temps !). Je pense n’avoir eu que des échos très positifs sur ce titre. L’unanimité étant tout de même rare, j’étais curieuse de me faire mon propre avis sur la question. L’émotion semblait être telle pour certains lecteurs que je m’attendais à me prendre une claque, j’espérais le coup de cœur, je souhaitais trouver là un livre qui me marquerait à vie… en fait non.
Je le concède bien volontiers, La Voleuse de livres est un très beau livre, bien écrit et bien construit, mais la claque émotionnelle attendue n’a pas pointé le bout de son nez. J’ai certes été légèrement émue par le destin des personnages, mais la disparition de certains d’entre eux étant annoncée très tôt, leur perte n’a été ni violente ni même surprenante. Je suis une sans cœur, c’est vrai, vous pouvez me huer.

L’originalité de cette histoire réside, à mon avis, dans le choix de la narration. En effet, le personnage qui nous conte ici l’histoire n’est autre que la Mort, en personne. Extérieure au destin des personnages qu’elle n’a que peut côtoyer de loin, la Mort nous offre le quotidien d’une petite fille – Liesel – entre 1939 et 1943. Vous allez me dire, si elle était extérieure à tout ça, comment peut-elle donner autant de détails ? On l’apprend rapidement, la « Faucheuse » a récupéré un petit livre appartenant à Liesel. La fillette y a couché les épisodes du quotidien que l’on découvre à notre tour grâce à la narratrice intermédiaire. Compliqué à expliquer mais pas du tout difficile à appréhender, ne vous inquiétez pas.
Tout ça pour dire que la Mort a une perception un peu particulière du monde des vivants (elle attache beaucoup d’importance aux couleurs) et surtout que le lecteur découvre l’histoire de Liesel et de ses proches grâce à un point de vue externe qui ne l’empêche pas du tout de s’attacher aux héros et de se sentir proche d’eux. Les différents tableaux du quotidien s’enchaînent et je comprends maintenant que la réalisation d’une adaptation au cinéma était une évidence. Le texte est construit et conté pour être mis en images.

C’est donc l’histoire de la petite Liesel qui, « adoptée » par un couple de la petite ville de Molching après le voyage en train pendant lequel elle aura perdu son petit frère, se familiarise avec sa nouvelle vie, sa nouvelle famille et son nouveau quotidien. Mais Liesel n’est pas une petite fille ordinaire, Liesel est une voleuse… de livres. Le premier ouvrage n’est autre qu’un Guide du fossoyeur récupéré dans la neige lors de l’enterrement de son petit frère. S’en suit la volonté d’accroître la collection, dès que possible mais toujours respectueusement (si l’on peut dire).
L’univers de Liesel se compose de Rosa et Hans – ses parents nourriciers -, de Rudy – son meilleur ami -, de Max – un boxeur juif accueilli dans le plus grand secret dans le sous-sol de la famille pendant de longs mois ! – et des mots. Parce que la petite fille, pour se protéger des cauchemars qui la réveillent chaque nuit, apprend à lire auprès de son nouveau Papa. Lire devient pour elle un refuge et c’est grâce aux mots que son ami Max réussira à sortir du désespoir. J’aime assez ce message et j’ai beaucoup apprécié certains passages plus symboliques, tel que le moment où, cherchant du papier, Max – le jeune juif caché au sous-sol – déchire chaque page du Mein Kampf, repeint chacune d’elles avec de la peinture blanche pour ensuite y réécrire sa propre histoire.

markus zusakMarkus Zusak nous offre un quotidien parfois amusant, souvent terrifiant, toujours tendre et émouvant. Il ne tombe pas dans le larmoyant – ce que j’ai grandement apprécié – mais fait juste passer ce qu’il faut d’émotions.
Le lecteur s’attache beaucoup à Liesel, à son Papa, sa Maman, Rudy, Max… et même aux voisins pas franchement sympathiques. Il faut dire qu’on est plongé dans leur quotidien pendant près de 560 pages qui correspondent à près de quatre années de narration, difficile donc d’être complètement détaché et de ne pas s’émouvoir de leurs aventures. Malgré tout, et c’est ce qui m’a un peu déçue, je n’ai pas été particulièrement émue par la disparition subite de nombre d’entre eux, dans les dernières pages. Peut-être parce que la Mort nous prévient en amont et parce que tout se déroule et se termine subitement, en deux ou trois pages. Je m’attendais à la mort de certains des héros, je n’ai donc pas subi de choc violent et pour ceux pour lesquels la perte a été une « surprise », on passe tellement vite à autre chose que je n’ai pas eu le temps de vraiment m’émouvoir. Un peu comme dans la deuxième partie du septième Harry Potter, lorsqu’on voit les corps d’un certain couple dans le grand Hall… c’est soudain, la caméra s’attarde sur la scène une seconde et hop, l’histoire continue. J’ai eu exactement ce sentiment en tournant les dernières pages de La Voleuse de livres.
Cependant, je comprends l’effet recherché. L’auteur installe une véritable relation entre le lecteur et ses personnages, il la développe et la détaille pendant plus de 500 pages et paf, il brise tout en un instant. Parce que les bombes ne mettent pas des heures à tomber, parce que la mort c’est quelque chose de soudain et qui arrive sans prévenir. Je comprends ce choix narratif et je ne doute pas de sa pertinence. Je suis simplement déçue de ne pas avoir réagi à la hauteur de l’intensité de la scène. Il faut du temps pour que l’information grimpe jusqu’à mon cerveau et mes glandes lacrymales… quand ça aurait pu arriver, j’avais déjà tourné la toute dernière page. Dommage !

En tant que française, à l’école, j’ai été assez conditionnée – comme beaucoup j’imagine – par les cours d’histoire/géographie. Dans mon imaginaire d’enfants, les allemands étaient tous méchants et ont tous participé au génocide. Alors que, pendant la Seconde Guerre Mondiale, beaucoup d’allemands étaient pauvres, vivaient dans un dénuement extrême et plusieurs d’entre eux s’opposaient plus ou moins franchement aux idées nazies (allant même jusqu’à cacher des juifs dans leur sous-sol). Je pense que c’est une perception de l’Histoire qui manque à beaucoup et qui devrait être offerte aux plus jeunes beaucoup plus souvent. Merci donc à Markus Zusak de remettre les choses à leur place et de proposer cette histoire aux jeunes lecteurs (ce roman est, il me semble, plutôt destiné aux adolescents).

Je le disais plus haut, je suis persuadée que ce roman est idéal pour une adaptation cinématographique. Dans sa construction et dans son visuel, il y a beaucoup de potentiel. Et si le réalisateur choisit les bons angles, la bonne bande originale et le bon timing, nul doute qu’avec ce support de nombreuses larmes vont couler !


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Hunger Games, Tome 2 : L’Embrasement de Suzanne COLLINS

hungergames2

coupdecoeur

Hunger Games,
Tome 2 : L’Embrasement
de Suzanne COLLINS
(Lecture Commune,

Challenge YA/Jeunesse – 32/24)
Pocket Jeunesse,

2011, p. 399

Première Publication : 2009

Pour l’acheter : Hunger Games, Tome 2

 

Suzanne Collins est une écrivain et auteure américaine qui écrit depuis vingt ans des scénarios de programmes de télévision pour la jeunesse. Elle a connu un grand succès grâce à ses romans de la trilogie The Hunger Games, après avoir écrit plusieurs livres de fantasy.

Tome 1 Tome 3

 

Les avis des autres participants à la LC : Ananas, Aniouchka, Candyshy, Dex, Emisa, Emmy, Flof13, Julianany, Livromaniac, Lux Oxa, Mademoiselle-Soleil, Math-en-Book, Mia, Myiuki22, Stellabloggeuse, Stephanie.

 

♣ ♣ ♣

 

Après avoir gagné les Jeux de la Faim, Katniss Everdeen et Peeta Mellark retournent dans leur district. Alors que la « tournée de la victoire » dans le pays est sur le point de commencer, elle est visitée par le président de Panem. Il explique que le tour qui leur a permis de sortir tous deux vainqueurs des jeux, considéré comme un acte de rébellion envers le Capitole, donne des idées aux 12 districts du pays.
Il la menace de tuer son meilleur ami, Gale, si elle ne peut prouver à tout Panem que son acte n’était pas une provocation, mais un acte irréfléchi commandé par son amour fou pour Peeta.

 

Je vais tenter, autant que possible, de ne pas spoiler ce qui s’est passé dans le premier tome, mais je ne promets rien. Difficile de parler d’une suite sans évoquer les conclusions apportées précédemment… Dans le doute, si vous n’avez jamais lu Hunger Games et comptez le faire, abstenez-vous de lire ce qui suit. Je ne veux pas être responsable d’un spoil.

Alors Hunger Games… J’ai aimé le premier tome que j’ai lu il y a quelques mois et j’ai apprécié l’adaptation sortie il y a quelques semaines seulement (je voulais d’ailleurs vous en parler mais j’ai trop tardé et suis maintenant incapable de le faire… j’attendrai donc d’acheter le DVD et de revisionner le film pour ce faire). J’étais donc ravie de retrouver les héros de Panem mais tout de même un peu inquiète. Ce deuxième tome allait-il être à la hauteur du premier ? J’ai lu des chroniques (très) positives mais aussi des avis déçus… La lecture commune organisée sur Livraddict était l’occasion de me faire enfin ma propre idée !
J’ai trouvé le début (la première partie) un peu lent et donc un peu long… mais une annonce survient et change tout. Ce retournement de situation que je ne soupçonnais pas (je n’avais pas été spoilée) m’a coupé le souffle ! L’action est alors de retour et les pages se tournent toutes seules…
Je ne sais pas si j’ai préféré ce deuxième tome au premier car j’ai eu beaucoup de plaisir à lire les deux… mais en tout cas il me tarde de dévorer le troisième et dernier tome de cette trilogie, qui n’est malheureusement pas encore dans ma PAL !

S’il fallait donc trouver un « défaut » à ce deuxième tome, ce serait son début et encore, on ne peut pas vraiment parler de défaut. Je m’explique. J’ai effectivement trouvé la première partie un peu longue mais nécessaire car, elle pose les bases de l’intrigue et l’ambiance régnant dans les douze districts (on les visite rapidement lors de la « tournée » de Katniss et Peeta) depuis que la jeune fille a déjoué les règles du Capitole dans l’arène, à la fin du premier tome (je laisse mon propos volontairement flou pour ne pas spoiler ceux qui n’auraient pas lu celui-ci…). On comprend alors bien l’état d’esprit de tous les personnages et des « communautés » qu’ils croisent puisqu’on prend le temps d’accompagner tout ce petit monde sur les routes de Panem pendant quelques semaines…
Et puis, le Capitole fait sa fameuse annonce et là… je crois que ça a été autant un coup pour moi que pour les personnages (c’est pour ça, évitez de vous spoiler, sinon vous n’aurez plus la surprise et les émotions qui vont avec !). Je n’ai presque rien vu venir et ça m’a coupé le souffle. Tout s’accélère par la suite, jusqu’aux dernières pages et l’apogée de l’intrigue… Et quelle torture de devoir s’arrêter sur ces révélations et ne pas avoir la suite à portée de mains ! Un petit conseil, si vous vous lancez dans cette lecture, prévoyez le troisième tome près de vous…
Vous pouvez finalement constater que l’aspect « négatif » de la narration n’en est pas vraiment un puisqu’il sert le récit en lui donnant un rythme et une intensité particulière, jusqu’au dénouement du tome, surprenant ! C’est tellement prenant que j’ai lu les 250 dernières pages d’une traite… Autant dire que Suzanne Collins maîtrise son effet…

La première partie m’a également un peu gênée à cause du comportement de Katniss. En effet, je n’ai pas toujours compris ses choix et ses réactions même si je conçois parfaitement que son cœur balance entre Gale et Peeta… ah les triangles amoureux, on n’y échappe pas ! D’ailleurs, c’est un aspect du texte à prendre en compte puisqu’il est quand même assez présent. Je ne suis pas très fan des romances « jeunesse » (surtout lorsqu’il y a triangle amoureux) mais là, ça va parce que c’est plutôt bien traité, parce que ça n’empiète pas sur le reste et que ça s’inscrit dans une intrigue intelligente et un univers intéressant. La romance est donc présente mais ce n’est pas l’aspect principal du livre.
Pour en revenir à Katniss, comme dans le premier tome, j’ai réussi à l’apprécier véritablement à partir de la fameuse annonce (donc dans les deuxième et troisième parties)… et je l’ai même soutenue dans son choix (à savoir, sans trop spoiler quand même, sauver Peeta coûte que coûte, même à ses dépends). Lorsque les ennuis sont vraiment là, je l’ai trouvé beaucoup plus réfléchie, posée, mature et donc attachante, en ce qui me concerne.

KatnissPeetaGaleDu côté des autres personnages, commençons par les deux garçons qui font battre le cœur de la Belle.
Gale, un peu plus âgé, est son ami d’enfance. Il devient son cousin pour sauver les apparences et protéger les familles du District 12 (parce que si par malheur les autres districts et le Capitole apprenaient que la romance entre Katniss et Peeta est un leurre… ça chaufferait pour tout le monde !). Ce jeune homme donc, débrouillard et travailleur, ne me touche absolument pas. Je pense que ça s’explique par le manque de temps que l’on passe en sa compagnie… finalement, on ne le connaît presque pas… d’où mon indifférence. Je comprends en revanche que Katniss se raccroche à lui car il appartient à un passé « heureux » (en tout cas, heureux comparé à son présent).
Peeta quant à lui, le fils du boulanger, est peut-être le personnage que je préfère depuis le début. Droit, courageux, déterminé, plus rusé qu’il le laisse voir… mais peut-être un peu trop « lisse » parfois ? Trop prévisible du moins. On apprend à le connaître depuis la moitié du tome précédent et il est évident qu’il a ma préférence, malgré son côté un peu « fade » parfois. Mais je comprends également que Katniss l’associe à tout ce qui touche aux jeux et à la mort…
Les personnages secondaires sont nombreux : Haymitch (qu’on voit trop peu, trop mis en retrait à mon goût), les familles des héros dans le District 12, les anciens candidats qu’on apprend petit à petit à connaître (Finnick par exemple, qui a su me convaincre) ou encore le président Snow qui est bien flippant malgré ses rares apparitions, il m’intrigue beaucoup !
Hunger Games est le terrain de plein d’acteurs et de « passifs », tous ont leur place et leur importance dans cette histoire et ajoute du relief et de la profondeur dans le monde crée par Suzanne Collins.

Le monde, parlons-en. Panem et ses districts que l’on découvre de plus en plus et qu’on est surpris de voir si travaillé, complexe et intéressant. L’aspect politique et gouvernemental est de plus en plus creusé mais il reste encore tellement de mystères… La révélation à la fin de ce tome ouvre de nouvelles perspectives mais pose aussi de nouvelles questions qui, j’espère, trouveront leurs réponses dans le troisième et dernier tome de la trilogie… Il me tarde de découvrir tout ça ! Que cache le président Snow derrière ce sourire inquiétant ? Pourquoi le Capitole utilise toujours les mêmes images de vous savez quoi ? Que cachent-elles ? Que vont devenir les héros ? Comment vont-ils pouvoir échapper aux griffes du Capitoles ? Arg… il faut que j’achète et lise la suite très rapidement !

J’aime beaucoup la plume de Suzanne Collins (la traduction français est signée Guillaume Fournier). C’est fluide et très agréable à lire sans non plus être simpliste. L’auteure est douée pour décrire les scènes d’action et insuffler un rythme, une grande tension à son récit.
Elle a choisi de nous conter cette histoire avec un point de vue interne, à travers les yeux de Katniss. Le lecteur a ainsi encore plus l’impression de vivre les choses comme s’il y était ! Je n’ai eu aucun mal à tourner les pages pour avaler la suite, bien au contraire !

Pour conclure. Hunger Games c’est addictif, on commence la lecture et on ne peut pas s’arrêter avant la fin. Je ne sais pas à quoi tient cette addiction, mais c’est comme ça… et ça fonctionne du tonnerre !