Bazar de la Littérature


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What’s up weekly ? 2014 – 15 (du 14/04 au 20/04/14)

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(Vous pouvez cliquer sur chaque image pour agrandir !)

Bonsoir tout le monde,

J’ai l’impression de commencer chacun de ces articles de la même façon depuis quelques semaines mais encore une fois, ces sept derniers jours ont été absorbés dans une autre dimension, je ne les ai pas vus passer ! J’ai visité 4 (ou 5 ?) appartements (quasiment 1 par soir après le boulot), je suis allée à la danse mardi soir (et c’était troooooop bien), je me suis tapée une bonne petite migraine qui m’a empêchée d’aller bosser jeudi (et cette journée a encore plus disparu dans un trou noir que les autres !), je suis allée chez l’ostéopathe (qui m’a fait peur avec les migraines qui seraient liées à mon foie tout ça tout ça… heureusement que j’ai une hygiène de vie assez irréprochable… -_- ), j’ai bossé toute la journée samedi et j’ai reçu ma famille hier. Bref, je pense que mon manque de lecture et surtout de blogging s’explique facilement.

Heureusement, j’ai bon espoir que le marathon des visites soit terminé car je suis tombée sous le charme du dernier appartement visité et je compte bien me battre pour l’obtenir ! Je vais déposer mon dossier à l’agence demain en fin de matinée (si j’arrive à poser une petite heure au boulot) et il n’y aura ensuite plus qu’à croiser les doigts (j’avais demandé à l’agence, avant de visiter, si mon dossier avait des chances de passer et on m’avait répondu que oui…). Je compte sur vous pour m’envoyer des ondes positives ! 😉

Malgré la course de ces dernières semaines, malgré la fatigue, malgré le temps qui passe trop vite, malgré le manque de temps pour bouquiner/bloguer, malgré l’incertitude de l’avenir, tout ça tout ça… ben je trouve quand même que la vie est belle. Le boulot c’est toujours cool (parce qu’il y a des étudiants sympas quand même ! Si si ! Y en a même des très sympas… ahah !), dans une grosse semaine je vais passer un gros week end à la campagne, dans un peu plus d’un mois c’est les Imaginales et je vais (re)voir plein de gens que j’apprécie (mais cette année je vais éviter de revenir avec 30 livres dans ma valise !), le 6 août je m’envole à nouveau pour l’île d’Emeraude et je pense que je vais passer les plus belles vacances de ma vie… Bref. Je ne sais pas trop ce que sera demain (ou plutôt ce que je ferai dans 6 mois) mais j’m’en fiche ! Ce qui est sûr c’est que je continuerai à lire, à bloguer et à aller au cours de danse (qui j’espère, passeront au pluriel !).

  

mes acquisitions 2014 15 concours sp bibliothèque livres♣ Cinder, T. 1 de Marissa MEYER. Gagné lors du concours organisé par Mylène et Karline pour l’anniversaire de leurs blogs. Merci beaucoup les filles, je n’avais pas vu, j’ai donc été surprise de trouver ce livre dans ma boîte aux lettres ! Je suis ravie ! 😀
♣ La Croisade des Carpates, T. 1 de Vanessa et Diana CALLICO. Proposé par l’une des auteures (merci !), j’ai accepté avec plaisir, curieuse de découvrir ce titre qui a laissé pas mal de blogueurs mitigés mais qui me permettra d’avancer un peu plus dans ma découverte de la maison d’édition Asgard.
♣ Jérôme Bosch de Mia CINOTTI. Encore un livre d’art sauvé du pilon. Jérôme Bosch est un artiste complètement hors du commun et qui m’impressionne beaucoup. Je le trouve terriblement moderne (dans le sens « art contemporain ») malgré la période pendant laquelle il a vécu (fin XVe/début XVIe). Je vous invite à vous renseigner et notamment à jeter un oeil à son triptyque du Jardin des délices !
♣ Deux petites lettres. L’une de la part de ma copine Tsuki, à propos des Imaginales, l’autre de la part de Ludivine – accompagnée des deux jolis marque-pages (merci !) – en échange d’épreuves non corrigées.

  

Les articles de la semaine :

♣ Moins bon que son autre roman sur le Parfum mais quand même intéressant…
roman du café pascal marmet éditions du rocher

♣ J’ai transféré plein d’anciennes lectures…
chasseausnarklewiscarroll   cocteaulamachineinfernale   rhinocerosionesco   combustibles   novecentopianiste   phedreracine   onnebadinepasaveclamour   lemedecinmalgrelui   zoooulassassinphilanthrope   knockjulesromains   nuitmoyenage

♣ J’ai tourné une vidéo…

  

Les lectures de la semaine :

♣ J’ai fini de lire et j’ai lu…
étrangleur de cater street anne perry france loisirs   les fantomes du louvre enki bilal   indiana teller 4 sophie audouin mamikonian

♣ Je lis…
wizards 1 diane duane

♣ Je vais lire…
blanche neige rouge sang datlow windling

J’espère à dimanche prochain avec une excellente nouvelle (l’appartement !) !

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Indiana Teller, Tome 3 : Lune d’automne de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

indiana teller 3
Indiana Teller, Tome 3 :

Lune d’automne
de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
Michel Lafon,
2013, p. 366

Première publication : 2013

Pour l’acheter : Indiana Teller, Tome 3

Sophie Audouin-Mamikonian (née le 24 août 1961 à Saint-Jean-de-Luz) est une écrivaine française, auteur de livres pour la jeunesse. Elle est titulaire d’un DESS de diplomatie et stratégie et est mariée, mère de deux filles, Diane et Marine, qui sont ses correctrices. Elle a pu développer grâce à ses livres de la série Tara Duncan , un dessin animé diffusé en France . Elle est également l’auteur de Clara Chocolat, petite sœur de Tara, une série pour les jeunes enfants, de La Danse des obèses, un thriller pour adultes et de Indiana Teller, une tétralogie sur les loups-garous dont le premier tome est paru en mars 2011. Très attendue par ses fans depuis cinq ans, sa série pour adolescents et jeunes adultes, La Couleur de l’âme des Anges, est parue le 5 janvier 2012 dans la collection R, aux éditions Robert Laffont. Sophie Audouin-Mamikonian a commencé à écrire à l’âge de 12 ans, avec son premier livre « Chanteclair, le petit phénix d’or », qu’elle a écrit durant les trois semaines où elle était « clouée au lit à cause d’une crise d’appendicite« .
Wikipédia.

Tome 1 : Lune de printemps Tome 2 : Lune d’été

Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.
Katerina est en danger mortel. Rongée par le venin des loups, la jeune femme se transforme peu à peu en un monstre sanguinaire et meurtrier. Son humanité semble perdue à jamais. Pourtant, Indiana ne renonce pas à son amour. Défiant les lois du clan, il enlève Katerina, abandonnant les siens au milieu de la guerre qui déchire la Meute.
Prêt à tous les sacrifices, il devra utiliser son don de rebrousse-temps jusqu’à l’extrême limite. Mais ce pouvoir est imprévisible et, à trop jouer avec le passé, Indiana pourrait s’attirer des ennemis millénaires…
La guerre des clans est déclarée.

Troisième et avant dernier tome de cette petite saga, Lune d’automne est dans la lignée des deux opus précédents : plein de rebondissements, d’actions et d’humour. Malgré tout – et c’est un peu le point sur lequel je reviens dès que je lis un livre de Sophie Audouin-Mamikonian -, il y a tant de choses à découvrir que je m’y perds, je m’embrouille et je finis par ne plus savoir ce que j’ai lu ! C’est riche et rempli de retournements de situation… mais peut-être un poil trop !

ATTENTION, puisqu’il s’agit d’un troisième tome, je risque de revenir sur des faits survenus précédemment… Risque de spoilers !

Après un prologue visant à nous rappeler les évènements importants des deux tomes précédents, le premier chapitre de ce troisième opus commence sur les chapeaux de roues ! Indiana, aidé par sa grand-mère et sa « nounou », ont sauvé Katerina des griffes de Tyler… enfin, « sauver » est un bien grand mot lorsque l’on découvre son état. Mordu par le nouveau chef du clan ennemi, la jeune femme est entre la vie et la mort. Son corps doit résister à la douleur de la transformation en Semi, transformation quasiment impossible pour les femmes (a priori plus faibles que les hommes). Katerina ne se réveille pas et pire que tout, elle ne se retransforme pas en humaine… voilà qui inquiète l’ensemble de la meute Teller.
Premier problème d’Indiana : trouver le moyen de réveiller sa petite-amie et la sauver d’une mort certaine et très douloureuse. Deuxième problème du jeune amoureux : la protéger des assauts de Tyler qui ne manquera pas d’essayer de la récupérer. Et il ne lésinera sur aucun moyen et aucune perte (lupines, vampiriques, humaines…). Troisième souci, et non des moindres : faire face au réveil de Mordred, ancien vampire endormi depuis plus de 1400 ans, complètement imprévisible et aimant les massacres. Et, au passage, trouver Excalibur, l’épée légendaire, seule arme capable de tuer ce géant dérangé.

Indiana, à peine majeur et même pas loup-garou… mais héros indestructible et inépuisable. Je trouve que c’est un peu too much. Je veux bien que le jeune homme soit doté de pouvoirs spéciaux (grâce à son métissage loup / rebrousse-temps) et soit extrêmement rusé et fin stratège mais… quand même. Il s’en sort presque « facilement » et parvient à se jouer d’un vampire millénaire complètement barge alors que tous les autres membres des castes surnaturelles (son grand-père chef de meute y compris), rament et pataugent. Et comme il est super fort en manipulation et stratégie, il parvient à déjouer les plans de Tyler, qui souhaite à tout pris récupérer Katerina. Il assure sur tous les fronts, fingers in the nose. Il est décidément bien fort ce blondinet. Et même si c’est parfois sympa de suivre un héros fort, courageux et amoureux (finalement, les romans arthuriens ne sont pas loin) ; je n’arrive pas à m’attacher à Indiana et il m’énerve plus qu’autre chose avec sa quasi perfection.
Katerina ne me plait pas plus. Dans le rôle de la demoiselle en détresse pour laquelle se battent deux prétendants, elle est parfaite… mais elle a parfois des réactions tellement stupides et incompréhensibles (ceux qui ont lu ce troisième tome verront peut-être de quoi je parle…). Apparemment elle est très belle et pas trop conne. Mais je me demande encore et toujours pourquoi deux jeunes hommes se battent pour elle. A mon goût, elle n’a rien de particulier, à part sa propension à se trouver toujours au mauvais endroit au mauvais moment.
L’histoire d’amour des deux héros me laisse donc complètement indifférente. C’est l’amour fou et… ben voilà. En fait je n’ai pas grand-chose à leur reprocher et c’est peut-être là le problème : il me manque de la profondeur, quelque chose qui ferait de cette histoire une grande histoire… mais tout est presque trop parfait. Alors certes, Indiana doit passer pas mal d’épreuves pour finir par vivre heureux avec sa belle mais ça ne me touche pas et n’intensifie pas du tout leur relation, à mon goût.
Les personnages secondaires sont nombreux, pas tous intéressants mais quasiment tous moins gnangnan que les deux héros. A commencer par Mordred, le grand méchant de ce tome, qui m’a beaucoup plu. Je l’ai trouvé charismatique, tout en relief et en paradoxes. Il me faisait tantôt peur, tantôt me donnait envie de l’écouter parler (enfin envie de lire ses interventions). C’est un ennemi intéressant et je suis même déçue qu’il doive combattre Indiana (parce qu’on sait pertinemment lequel des deux sort vainqueur de ce troisième tome).

Avec ce personnage étonnant, Sophie Audouin-Mamikonian lie son univers avec le thème, ô combien connu et déjà usité, de la légende arthurienne. Mordred est le fils incestueux d’Arthur, fils qui l’entraîne dans la tombe. Excalibur est évidemment l’épée légendaire du roi, mise sur le chemin de celui-ci grâce au concours de la Dame du Lac et de Merlin. Je tiens beaucoup à cette matière arthurienne et suis assez exigeante quand on touche à celle-ci, mais ne suis pas déçue par l’utilisation qu’en fait l’auteure. C’est plutôt « crédible » et s’inscrit bien dans cette histoire de loups-garous, de vampires… Je me demande si on continuera dans cette voie dans le quatrième et dernier opus… je ne sais pas si ce serait pertinent mais en tout cas, ça ne me dérangerait pas.

Indiana-TellerMalgré cet aspect qui m’a plu, je trouve tout de même que Sophie Audouin-Mamikonian a tendance à beaucoup se disperser dans ses intrigues. C’est riche, très rythmé et bourré d’actions, on ne peut le nier. Mais que c’est compliqué ! Manipulations, stratégies, retournements de situations et de vestes… mais mais mais… et Indiana prévoit évidemment tout et se retrouve dans tout ce micmac ! Eh bien moi j’ai tendance à ne pas m’y retrouver. C’est peut-être moins flagrant dans ce tome qui reste tout de même assez centré sur une intrigue « générale », mais on sent que l’auteure a beaucoup de choses à nous offrir et ce n’est parfois pas assez canalisé. Sophie Audouin-Mamikonian me donne toujours la même impression lorsque je lis ses histoires : une boule d’énergie qui ne tient pas en place et part dans tous les sens. Alors oui, c’est rythmé et on ne s’ennuie pas une seule seconde, mais quand on prend du recul et qu’on tente de résumer l’intrigue… hhhmmm. Est-ce que les plus jeunes lecteurs s’y retrouvent ? Est-ce que c’est moi qui suis complètement inapte à la compréhension ?
Bon, je modère mon propos. Ici, les grandes lignes me sont apparues sans trop de problèmes, mais quelques passages m’ont semblé assez tarabiscotés. Le point positif c’est effectivement que je ne m’ennuie pas… mais surtout que je ne vois jamais rien venir (puisque je suis incapable de comprendre les stratégies mises en place avant qu’elles ne soient décortiquées). Comme vous pouvez le constater, du positif et du moins positif dans ces intrigues (principales et secondaires) foisonnantes !

Enfin, et je terminerai sur ce point véritablement positif cette fois : j’aime beaucoup le style de Sophie Audouin-Mamikonian. Vif, efficace et bourré d’humour, c’est un plaisir à parcourir ! J’ai toujours le sourire lorsque je croise une référence à une œuvre actuelle (Vampire diaries par exemple) et le cynisme d’Indiana est bien la seule chose qui me plait chez lui.
L’utilisation de la première personne du singulier devrait pourtant me rapprocher du jeune homme… mais non. Et malgré l’accès à toutes ses pensées et tous ses agissements, ça ne m’aide pas à déjouer les plans des méchants et à comprendre ce qu’il manigance en douce !
Malgré tout, ce « je » apporte encore plus de vivacité et une touche de fraicheur au récit. De quoi passer un bon moment de détente, en dépit des petits défauts pointés un peu plus haut.

Indiana Teller ne sera jamais un héros auquel je m’attacherai beaucoup… sans parler de son histoire d’amour qui me court sur le haricot ! Malgré tout, je décide de retenir le positif de ma lecture : l’humour, la réutilisation de la légende arthurienne, le rythme effréné qui ne laisse pas la place aux temps morts et la figure du grand méchant de ce tome. Je lirai le quatrième et dernier tome, c’est évident.

« Soudain, un long hurlement nous fit sursauter. Katerina fixait son image contre le mur, avec une effrayante intensité. Et elle hululait comme une vraie sirène d’alarme. L’espace d’un instant, je crus qu’elle s’était fait mal, mais elle n’avait pas bougé. Elle se contentait de hurler. Je m’approchai…enfin pas trop…et murmurai :
-Oui, c’est toi, c’est ta forme humaine. Tu dois la reprendre, Katerina, c’est la seule solution. Cela te permettra d’échapper à la soif de sang. Ecoute-moi, Kat, transforme-toi !
L’espace d’un instant, son regard croisa le mien et je vis émerger Katerina, ma Katerina, derrière le monstre. Mais le monstre inspira, , reniflant mon odeur, et Katerina disparut aussi vite qu’elle était apparue, submergée par la soif de mon sang et de ma chair. »

Merci à Michel Lafon pour cette lecture !


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Indiana Teller, Tome 2 : Lune d’été de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

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Indiana Teller, Tome 2 :
Lune d’été

de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
(Challenge YA/Jeunesse – 29/24)

Michel Lafon,
2012, p. 366

Première Publication : 2012

Pour l’acheter : Indiana Teller, Tome 2

 

Sophie Audouin-Mamikonian, née en 1961,  est une auteure française d’origine arménienne de littérature d’enfance et de jeunesse.

Indiana Teller, Tome 1 : Lune de printemps
La Couleur de l’âme des anges
Tara Duncan, Tome 1 : Les Sortceliers

♣ ♣ ♣

Dans les interminables plaines du Montana s’étend le Lykos Ranch. Alentour, les voisins sont loin de se douter que ses occupants sont les membres de l’un des clans de loups-garous les plus puissants d’Amérique du Nord. Parmi eux, un seul humain a sa place : Indiana Teller.
Alors qu’Indiana se remet à peine de l’enlèvement de sa mère, le père de sa petite amie Katerina est sauvagement agressé, laissé à moitié mort. Une seule certitude : cette attaque n’est pas d’origine humaine. Le jeune homme est prêt à tout pour découvrir l’auteur de cet ignoble crime. À moins qu’il ne s’agisse d’un complot visant à l’éloigner des siens… et à détruire ce qui l’unit à celle qu’il aime ?
Entre une nouvelle menace vampire et les haines qui déchirent les clans, Indiana a plus que jamais besoin de ses dons de rebrousse-temps pour élucider ces mystères. Saura-t-il maîtriser ce pouvoir capricieux ? Et comment protéger Katerina de ces sombres machinations ? Car la nuit, tous les loups sont gris, et un traître pourrait bien se cacher parmi eux…

Il y a un an, je découvrais Sophie Audouin-Mamikonian grâce au premier tome d’Indiana Teller que j’avais alors beaucoup apprécié. Depuis, j’ai eu l’occasion de me plonger dans les deux autres univers de l’auteure : le très jeunesse et fun Tara Duncan et La Couleur de l’âme des anges, plus mature. De ces trois intrigues, Indiana Teller était peut-être celle que je préférais jusqu’alors, mais ce deuxième tome m’a un peu rappelé les défauts que j’ai relevés en lisant Tara Duncan (une intrigue un peu fouillis) et La Couleur de l’âme des anges (une histoire d’amour too much)… Alors oui, j’ai apprécié la lecture de ce deuxième tome, mais j’émets des réserves.

A mon goût, le défaut majeur de Lune d’été – qui est également, par certains aspects, un point positif – est l’intrigue en elle-même. Alors oui, on ne s’ennuie pas une seule seconde, on ne voit rien venir tant les rebondissements sont nombreux, le rythme est haletant… mais on ne se pose pas une seule fois. C’est trop. C’est un peu le reproche que j’ai fait au sujet du premier tome de Tara Duncan il y a quelques mois.
C’est intéressant certes, mais des dizaines de choses arrivent, on n’a même pas le temps de les intégrer qu’un nouveau rebondissement pointe le bout de son nez et finalement, quand arrive le moment de résumer l’intrigue… et bien on en est incapable. Tout est embrouillé dans ma tête, je ne sais plus quel évènement se passe avant l’autre ou comment on a fait pour en arriver là. Beaucoup de manipulations, d’intrigues emmêlées… rien n’est simple. J’aime bien les intrigues un peu complexes mais là, je me suis sentie un peu perdue.
A côté de ça, je me répète, mais ça permet d’avoir un rythme très soutenu, de ne pas voir les pages défiler et donc de ne pas s’ennuyer. Du positif et du négatif même si, personnellement, je penche plus pour ce dernier.

Deuxième point à m’avoir un peu chagrinée : la romance entre Indiana et Katerina qui ne me fait ni chaud ni froid. Je dirais même que la demoiselle m’agace prodigieusement (je ne lui vois absolument aucune des qualités que lui prête Indiana). Quant au jeune héros, dès qu’on parle de sa chérie, ça y est, il n’a plus de cerveau. C’est un peu « trop ». Je suis désabusée sans doute, mais je ne crois pas à cette romance : c’est trop rapide, trop… trop. D’un côté, l’histoire de cœur entre Nanny et Seamus ne m’a pas non plus convaincue… quand je vous dis que je suis une ronchonne blasée !
En revanche (oui, parce que j’aime certains trucs, quand même !), j’ai bien aimé la romance mise en place pour Axel, le semi. Voilà un peu de piment, un peu de folie. Ce n’est pas particulièrement très original dans le genre histoire d’amour impossible (parce que, pas de bol, on appartient à deux races qui s’entendent pas des masses), mais c’est crédible et ça m’a plu. J’attends d’en apprendre plus dans le tome suivant. De toute façon, rien d’étonnant dans cette préférence pour cette « love story » puisqu’Axel était déjà un de mes favoris dans le premier tome… normal donc que je m’intéresse à sa vie amoureuse.

Parlons personnages, tiens. J’apprécie Axel, c’est un fait. Katerina me tape sur le système et Indiana me laisse indécise. Je peux aimer son côté courageux, déterminé, débrouillard et rusé (bien que ce soit parfois un peu « trop »… Indiana n’est qu’un « humain » mais évidemment, c’est lui qui comprend tout et déjoue tous les plans… alors que les autres – et moi – ne voyons rien venir… !), mais son côté amoureux transi m’exaspère. Je suis un peu déçue que Chuck le nounours soit si peu présent mais suis en revanche ravie d’en avoir appris un peu plus sur la mère et la grand-mère d’Indiana… elles deviennent plus « palpables ». Nanny et Seamus me laissent complètement indifférente. Le grand-père chef de meute est assez peu présent et trop peu exploité à mon goût. Côté ennemis, Brandkel père et fils sont de vraies ordures. Autant on avait pu s’attacher un minimum à Tyler dans le premier tome, autant là, il a juste le rôle du psychopathe dont on arrive pas à se dépêtrer !
Finalement, le gros point positif de ce deuxième tome réside dans ses nouveaux personnages : les vampires ! Pas des vampires gentils et bien élevés… non non ! Des créatures qui n’hésitent pas à utiliser leurs pouvoirs pour contrôler les humains (le Charisme) et à tuer quand ils en ont envie. Ils sont effrayants et… charismatiques (facile) ! J’ai particulièrement apprécié Annabelle, la Chasseuse 5, belle plante au fort caractère qui nous fait douter jusqu’au bout : amie ou ennemie ? Dans son équipe, je retiens également le soigneur (Erick, si je ne me trompe pas ?), très « humain » finalement. Enfin, le grand vampire de l’histoire, Lord Brandon, est représentatif de l’image que je me fais des vieux vampires : puissant et flegmatique (d’un côté, quand t’as eu des centaines d’années pour t’entraîner et accumuler du pouvoir, t’as pas trop de raisons de t’inquiéter et d’être perturbé par ce qui t’entoure !).

La découverte des vampires et de ce qui les concerne m’a plu. Sophie Audouin-Mamikonian met en place des bases simples mais claires et il n’en faut pas plus. J’ai été surprise de l’origine qu’elle donne aux vampires. Un peu sceptique, j’avoue, car la légende qu’elle utilise est une de celle que je préfère… mais originale, je le concède. J’ai hâte de retrouver les dents longues, surtout Annabelle, dans le tome suivant !
Côté loups-garous, je trouve qu’on apprend pas grand-chose de nouveau, à part peut-être dans les dernières pages au sujet de la métamorphose… pareil pour le don de rebrousse-temps d’Indiana, et c’est un peu dommage. Cela dit, les vampires m’ont vraiment convaincue donc les informations les concernant m’ont suffi !

Quant au style de Sophie Audouin-Mamikonian, inimitable et reconnaissable entre mille, il a une nouvelle fois fait mouche ici ! J’aime l’humour de l’auteure, la fluidité de ses dialogues, la concision – mais pas trop non plus – de ses descriptions et les références contemporaines qu’elle glisse par-ci par-là (celle d’Abby d’NCIS ou encore celle du Docteur Mamour dans Grey’s Anatomy m’ont particulièrement fait rire et marquée !).
Ce n’est pas de la grande littérature, mais cette histoire possède un charme certain et c’est quand même un peu addictif. Et quand on termine un ouvrage de cette façon, on a forcément envie de lire la suite (d’ailleurs, j’hésite entre protester ou crier au génie)… et il faudra patienter une longue année !

Un deuxième tome qui n’a plus l’attrait de la nouveauté et qui se révèle un peu brouillon à cause de la quantité de rebondissements et de machinations mis en scène. Malgré tout, le rythme est soutenu, l’intrigue tient en haleine et réserve de belles surprises : attention, vampires en vue !

A noter : un pré-prologue qui résume le premier tome (bien pratique pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge comme moi) et un lexique à la fin (chaque entrée est illustrée par un petit dessin sur la gauche, c’est très joli !).

 

Merci à Michel Lafon et Livraddict…


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Tara Duncan, Tome 1 : Les Sortceliers de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

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Tara Duncan,
Tome 1 : Les Sortceliers
de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
(Challenge YA/Jeunesse – 19/20,
Lecture Commune)

Pocket Jeunesse,
2007, p. 560

Première Publication : 2003

Pour l’acheter : Tara Duncan, Tome 1

L’Avis de Lynnae !

Sophie Audouin-Mamikonian est née en France le 24 août 1961, dans une famille d’origine arménienne et a grandi au Pays basque où elle a puisé les contes et légendes qui alimentent son imaginaire.

Indiana Teller : Tome 1 – Tome 2 Tome 3
La Couleur de l’âme des anges : Tome 1

La mère de Tara Duncan a été enlevée ! Tara et Manitou, son grand-père transformé en labrador, partent sur Autremonde affronter dragons, Vampyrs et Sangraves. Mais bientôt le trop puissant pouvoir de Tara fait des envieux, et elle devient la cible de complots dont seul son sens de l’humour et son courage pourront la sauver. Elle devra parvenir à sauver sa mère, découvrir qui veut l’assassiner et pourquoi.

Tara est une petite héroïne française dont j’entends parler depuis des années. J’ai du tomber une ou deux fois sur le dessin animé adapté et j’ai déjà eu vent de l’enthousiasme des Taraddicts lors des dédicaces de Sophie Audouin-Mamikonian ; mais je n’avais jamais osé me lancer dans cette saga, souvent comparée à l’anglais Harry Potter. Et puis ces derniers mois, j’ai eu par deux fois l’occasion de découvrir la plume de l’auteure grâce au premier tome de ses deux autres séries : Indiana Teller et La Couleur de l’âme des anges. Les ayant appréciés tous les deux, il fallait tout de même que je me lance dans le plus célèbre des titres de Sophie Audouin-Mamikonian : Tara Duncan.
Reçu grâce à un troc il y a plusieurs mois, je l’ai sorti de ma PAL il y a seulement quelques jours, à l’occasion d’une lecture commune organisée en duo avec Lynnae. La demoiselle a apparemment eu beaucoup de mal avec ce premier tome. De mon côté, même si certaines choses m’ont dérangée, je sors de cette lecture avec une impression plus positive que négative et serais même tentée de lire la suite si j’en ai l’occasion !

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette histoire, mais après une cinquantaine de pages, je me suis laissée porter par l’histoire, les personnages et l’univers dans lequel ils évoluent. L’intrigue n’est pas mauvaise en soi, mais disons qu’il se passe énormément de choses dans ce premier opus. Trop peut-être.
En prenant un peu de recul sur ma lecture, je me suis rendue compte que j’avais découvert Tara sur Terre chez sa grand-mère, je l’ai suivie dans le Royaume de Lancovit où elle découvre tout un tas de choses, puis elle atterrit dans une nouvelle forteresse, s’enfuit, visite des marais, se bat,… Waouh ! Ça fait beaucoup et ça part un peu dans tous les sens ! Et même si l’intrigue générale est la même pour toutes, j’ai eu l’impression de vivre une suite d’aventures sans grand rapport les unes avec les autres (ou presque).
Si certains tomes de fantasy sont de trop car il n’y s’y passe rien, ce n’est définitivement pas le cas dans ce premier tome de Tara Duncan ; on aurait peut-être même pu le couper en deux (ou plus) ! D’ailleurs, cette multitude de mini-aventures doit être bien pratique pour l’adaptation en dessin-animé (une aventure = un épisode)… je comprends donc mieux le pourquoi de cette adaptation !

Ce sentiment de « trop d’un coup », je l’ai également ressenti au sujet de l’univers mis en place par Sophie Audouin-Mamikonian. Alors oui, le monde dans lequel vit Tara Duncan est riche… mais peut-être un peu trop riche pour un premier tome ? Encore une fois, on se plaint parfois d’avoir trop peu d’informations dans certaines introductions de saga, mais là, on est un peu trop gâtés. Entre les différents personnages, les différents statuts dans cette « société » (les sourciliers, les nonsos, les dragons…), les différentes créatures (et là, il y a de quoi faire !), les différents lieux, les différentes coutumes… Fiou ! Ah c’est intéressant, il n’y a pas de doutes, mais on s’y perd un peu. Si le livre avait été coupé en deux, l’impression aurait été évidemment différente et on se serait peut-être sentis moins noyés sous le flot d’informations…
J’ai bien vu qu’il y avait un lexique à la fin de mon livre de poche (et des cartes au début), mais j’avoue que moi, ça me gonfle de toujours aller voir dans les dernières pages pour avoir une définition ; ça casse le rythme de ma lecture. Pour comparer avec Harry Potter (car beaucoup le font alors je mets mon grain de sel), je trouve que Rowling s’en sort plus subtilement pour introduire les éléments et créatures magiques de son monde. Sans lexique, sans définition bête et méchante, on comprend, simplement en lisant les tomes qui se suffisent à eux-mêmes. Je ne dis pas que Sophie Audouin-Mamikonian n’y parvient pas, mais qu’elle n’y parvient pas souvent donc ça manque un peu de fluidité de ce côté-là.

Pour en revenir à la comparaison avec Harry Potter, je trouve qu’elle est parfois exagérée et que certains trouveraient n’importe quel mini-élément pour « descendre » Tara Duncan. Oui, c’est une histoire de sorciers, oui, un des professeurs est bizarrement proche du comportement de Severus Snape… mais il ne faut pas non plus vouloir à tout prix voir du plagiat où il n’y en a sans doute pas. Je pense par exemple au serment inviolable fait par deux des personnages de SAM, étrangement similaire à celui fait par Severus Snape dans Harry Potter… Oui, sauf que le premier tome de Tara Duncan date de 2003 alors que ce passage est découvert dans le sixième tome des aventures du petit anglais, publié en 2005. Si « plagiat » il y a, ce n’est peut-être pas dans le sens cité précédemment… De toute façon, dans le domaine de l’Imaginaire souvent inspiré des mythologies (pour les créatures comme les nains, les elfes…), les sources sont les mêmes pour tout le monde… alors difficile de faire preuve d’une originalité sans faille.

Quant au style de Sophie Audouin-Mamikonian, je le trouve assez reconnaissable. Il y a en effet beaucoup d’humour et de références à notre monde contemporain (ce que j’avais déjà noté dans Indiana Teller et La Couleur de l’âme des anges). C’est fluide, parfois très amusant… en bref, c’est une lecture détente.
A noter (j’en parle car je l’ai vu relevé plusieurs fois sur la toile) que la formulation des sortilèges est particulière : une sorte de latin vulgarisé (en gros, des « -us » sont ajoutés comme terminaison des mots ; par exemple : « Par le Decorus orne-toi, de mes symboles illumine-moi ! »). Alors oui, ça fait un peu grincer des dents au départ (bien que je ne sois pas du tout latiniste) mais je pense qu’il faut prendre ça au second degré.
D’ailleurs, je pense qu’il faut prendre l’ensemble de ce premier tome et de la saga à la légère. SAM n’a pas la prétention de nous offrir une étude anthropologique des tribus Papous, juste de nous détendre et de nous amuser. Comme les adultes cherchent la petite bête et sont souvent « prise de tête », je comprends que cette saga plaise davantage à la jeunesse.

Pour résumer ce qui a été dit précédemment : des points positifs et intéressants se transforment en points négatifs car utilisés avec excès. Mais j’ai tout de même passé un moment assez agréable et je pense que les plus jeunes adoreront car savent davantage se laisser porter sans se poser trop de questions…


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La Couleur de l’âme des anges, Tome 1 de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN

lacouleurdelamedesanges sophie audouin mamikonian collection r

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La Couleur de l’âme des Anges,
Tome 1

de Sophie AUDOUIN-MAMIKONIAN
Robert Laffont (Collection R),
2012, p. 448

Première Publication : 2012 

Pour l’acheter : La Couleur de l’âme des anges

Sophie Audouin-Mamikonian rencontre un succès international retentissant avec ses nombreux best-sellers. La Couleur de l’âme des Anges adresse un magnifique message d’amour à tous les rêveurs à partir de 15 ans.

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Tara Duncan, Tome 1 
Indiana Teller, Tome 1 Tome 2 Tome 3 Tome 4 

♣ ♣ ♣

Jeremy, jeune homme de 23 ans, est sauvagement assassiné. En devenant un Ange, il réalise que la lutte pour survivre n’est pas terminée et qu’il peut aussi mourir dans ce nouvel univers. En effet, pour ne pas disparaître, tout Ange doit se nourrir de sentiments humains. Et Jeremy va bientôt découvrir avec effroi qu’il doit même les provoquer ! Provoquer la haine, l’amour, la joie, la tristesse, la peur, la compassion… Seules les émotions fortes peuvent rassasier les Anges, colorant leur peau en bleu pour les émotions positives, en rouge pour les négatives. 
Recherchant la raison pour laquelle il a été tué, Jeremy piste alors Allison, une vivante de 20 ans, témoin involontaire de son exécution. À force de côtoyer, jour et nuit, la ravissante et naïve jeune fille, il finit par en tomber follement amoureux. Mais l’assassin de Jeremy cherche à supprimer à tout prix ce témoin indésirable…
Alors que des Anges se liguent aussi contre lui, Jeremy parviendra-t-il à sauver Allison ? Sera-t-il capable de sacrifier ses sentiments et de vivre à jamais séparé d’elle ?

 

Pour sa nouvelle Collection R consacrée aux romans Young Adult, Robert Laffont frappe fort avec la sortie, le 5 janvier 2012, du premier tome de la nouvelle trilogie de Sophie Audouin-Mamikonian. Je l’ai déjà dit un peu partout, mais je remercie une nouvelle fois Julie, les éditions Robert Laffont et évidemment Sophie Audouin-Mamikonian pour la découverte de cette nouvelle trilogie en avant-première. Merci !
Après les loups-garous l’an dernier avec la sortie du premier tome d’Indiana Teller (qui m’avait beaucoup plu), l’auteure revient en 2012 avec de nouvelles créatures… les anges ! Si l’avis qui va suivre contient un petit bémol – avec la romance qui ne m’a pas complètement convaincue – celui-ci est bien vite oublié, laissant la place à l’immense enthousiasme ressenti à la découverte du monde des anges et de ses codes ! Un univers très riche, particulièrement bien exploité et qui réserve de nombreuses surprises ! Place aux détails…

Le résumé de quatrième de couverture l’annonce clairement, le héros n’est pas un jeune homme ordinaire puisqu’il meurt dès les premières pages, devenant… un ange ! A 23 ans, Jeremy n’était déjà pas un humain lambda puisque, surdoué, il avait quitté la France très jeune pour faire ses études supérieures aux Etats-Unis et faire fortune dans la finance ; mais voilà qu’il révèle également quelques talents dans sa nouvelle condition angélique. Epaulé par d’anciens anges centenaires – voire millénaires ! – il découvre son nouveau quotidien et apprend vite, étrangement vite, à l’apprivoiser. Même si Jeremy est un héros sympathique, je dois avouer que j’ai un peu peiné à m’attacher à lui. Il est certes gentil et brillant mais il se révèle justement un peu trop « lisse ». Heureusement, son humour vient un peu atténué ce côté légèrement « figé » et lui offre un peu plus de charisme. 
La vraie bonne surprise de cette lecture est, pour moi, le personnage d’Allison. Jeune étudiante de 20 ans bien comme il faut dans les premières pages du texte, elle connaît une évolution assez impressionnante… et de ce fait, particulièrement intéressante ! Voilà un personnage surprenant, avec du relief. Et si au départ j’avais un peu de mal à la cerner, j’ai beaucoup apprécié sa progression dans l’intrigue et petit à petit, son accession à la seconde place dans le cercle fermé des personnages principaux.
Pour continuer du côté des protagonistes, je félicite Sophie Audouin-Mamikonian pour la force qu’elle insuffle aux personnages secondaires. Je l’avais déjà noté lors de ma lecture d’Indiana Teller, mais ces figures dites »secondaires » sont bien loin de n’être que des potiches décorant le paysage. Non, elles ont une véritable personnalité, une véritable place dans l’histoire et un rôle à jouer. Je pense évidemment à Flint et Lili, mais également àAlbert Einstein (oui oui, on rencontre quelques anges célèbres !), très marquants !

Comme je l’ai annoncé en introduction, la seule chose qui m’a chagrinée pendant ma lecture, c’est la relation qui s’instaure entre les deux personnages principaux, la romance entre Allison et Jeremy. Effectivement, c’est assez mignon, mais c’est surtout trop « facile », trop « attendu ». C’est la jeune adulte blasée en moi qui parle, je ne doute pas que les jeunes lecteurs (à partir de 15 ans, comme l’annonce la quatrième de couverture, car il y a effectivement quelques scènes un peu… « osées ») y trouvent parfaitement leur compte et fondent en découvrant cette histoire d’amour.

Mis à part ce tout petit bémol, j’ai apprécié l’intrigue générale. Sophie Audouin-Mamikonian, dans ce premier tome, ne se contente pas d’introduire les éléments importants de sa trilogie tels que l’univers (et quel univers ! J’y reviens juste après !) ou les personnages, mais offre également une (même plusieurs) énigme(s) qu’il faut résoudre. La romance entre Jeremy etAllison n’est donc pas le but de ce premier opus, il y a une vraie enquête (mais qui a tué Jeremy ? Pourquoi ?) avec de nombreuses révélations très bien amenées et souvent très surprenantes.
En outre, ce premier tome possède une vraie fin et se suffit à lui-même. Bien sûr, une suite est annoncée (et attendue impatiemment) mais le lecteur a assez d’éléments de réponse ici pour ne pas être frustré de devoir attendre la suite ; et ça c’est vraiment appréciable !

laviergealenfantentoureedangesjeanfouquetVenons-en maintenant à ce qui m’a tant enthousiasmée dans cette lecture et qui a entraîné mon coup de cœur : l’univers. L’auteure nous l’explique dans une note dans les dernières pages, c’est en tombant sur le tableau la Vierge à l’enfant entourée d’anges de Jean Fouquet lors d’une exposition en 2002, que l’idée de départ de La Couleur de l’âme des anges naît.
De là, elle construit tout un monde parallèle au nôtre avec son Histoire, ses codes, ses « habitants », sa raison d’être,… Et je dis chapeau parce que c’est non seulement très original mais également parfaitement pensé. On sent que Sophie a réfléchi longuement à chaque élément et tout s’emboîte, tout est cohérent ! De la façon qu’ont les anges de se nourrir, à celles qu’ils ont de se vêtir en passant par l’explication des acouphènes des humains, vous recevrez énormément d’informations dans ce premier tome. Je vous laisse les découvrir par vous-mêmes pour ne pas vous gâcher la surprise ! 
J’espère qu’à l’instar d’une certaine J.K. Rowling avec son célèbre Harry Potter, Sophie nous réserve d’autres surprises dans les tomes suivants et qu’à la fin, on se rendra compte qu’il faut tout relire depuis le début pour découvrir que plein de petits indices et d’éléments a priori sans intérêt étaient là dès les premières pages… Je veux en apprendre encore plus sur les anges, leurs pouvoirs, leur influence sur les humains… Vivement la suite !

Et pour finir, quelques mots sur la forme du texte et sur le livre en tant qu’objet.
L’ensemble du récit est à la troisième personne ; on suit donc l’histoire par l’intermédiaire d’un point de vue externe ancré sur la figure de Jeremy. Sans découvrir l’univers à travers ses yeux, on le découvre à ses côtés, en même temps que lui. Par contre, j’ai été beaucoup moins douée que lui pour dénouer l’affaire ! Sophie Audouin-Mamikonian a un style personnel assez reconnaissable : beaucoup d’humour et des répliques qui font mouche ! J’ai également apprécié les références placées çà et là, j’ai notamment souri lorsque j’ai découvert que la saga préférée de la petite Angela – la demi-sœur de Jeremy – est Tara Duncan… C’est vraiment très agréable à lire, les chapitres (20, tous nommés du goût de quelque chose : « Le goût de la mort », « Le goût des sentiments »,…) ne sont ni trop courts ni trop longs, offrant ainsi un bon rythme de lecture. Parfait pour les jeunes lecteurs (et les moins jeunes également !) !
Côté objet, je n’ai rien d’autre à dire que ceci : le livre est soigné. A part un mot en double (ou inversé, je ne sais plus), les coquilles sont inexistantes ou presque (en tout cas, elles ne m’ont pas sauté aux yeux) ; le format – légèrement plus petit que les grands formats habituels – permet une bonne prise en main et l’illustration de couverture est particulièrement attrayante. C’est tout bon ! J’ai hâte de découvrir les nouveaux titres de cette Collection R !