Bazar de la Littérature


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Nageur de rivière de Jim HARRISON

nageur de rivière jim harrison j'ai lu
Nageur de rivière
de Jim HARRISON
J’ai lu,
2015, p. 282

Première Publication : 2014

Pour l’acheter : Nageur de rivière

Jim Harrison, de son vrai nom James Harrison, est un écrivain américain, né le 11 décembre 1937 à Grayling dans le Michigan aux États-Unis.

♣ ♣ ♣

Le nouveau livre de Jim Harrison met en scène deux hommes aux prises avec l’amour, le désir, et toutes les contrariétés qui vont avec, tandis qu’en toile de fond la ville gangrène peu à peu la nature. Clive, historien de l’art distingué mais artiste raté, revient à contrecoeur dans la ferme familiale du Michigan pour s’occuper de sa mère. Et pourtant, à soixante ans, ce retour dans sa maison d’enfance va lui offrir une vraie cure de jouvence. Sur les bords du lac Michigan, Thad vit quant à lui dans une ferme isolée. Confronté à l’injustice et au difficile passage à l’âge adulte, il se prépare à traverser le lac pour rejoindre Chicago. C’est le début d’un long périple et d’un apprentissage décisif pour ce jeune homme jusqu’alors plus à l’aise dans l’eau et les rêves que sur la terre ferme.

Lors d’une des dernières opérations Masse Critique de Babelio, j’ai décidé de laisser un peu de côté mes habitudes pour me plonger dans la littérature américaine que je ne connais que trop peu. Le nom de Jim Harrison sonnait agréablement bien à mes oreilles et le synopsis de cette réédition poche me parlait assez pour me décider à cocher la case.
Finalement, je me rends compte que malgré mes nombreuses et différentes incursions, la littérature contemporaine dite « blanche » a tendance à m’ennuyer. Alors pas tous les titres évidemment, certains ont su m’émouvoir et m’accrocher mais ça reste finalement rare. Ce que je reproche à ce genre – et Nageur de rivière ne fait pas exception à la règle – c’est que les héros se regardent beaucoup trop le nombril… quel égocentrisme !

A travers deux novellas, Jim Harrison nous présente deux hommes à un instant -T de leur vie, au moment de prendre une décision importante pour la suite.
Le premier – Clive – a la soixantaine et vient de quitter New York, vexé d’avoir reçu un pot de peinture jaune lancé par une journaliste lors d’une de ses conférences. Historien d’art qui ne peint plus depuis 20 ans, l’homme se retrouve coincé pendant un mois dans la ferme familiale, forcé de s’occuper de sa mère octogénaire passionnée d’ornithologie et adepte de nourriture sans épice. Au milieu d’une nature généreuse, Clive redécouvre son amour d’adolescent et reprend la peinture par petites touches, songeant à sa vie passée, au présent et au futur qu’il se construit.
Thad est lui aux prémices de sa vie. A 17 ans, il est passionné par l’eau et la natation et ne voit pas son avenir sans cet élément. Malheureusement, il ne suffit pas de vouloir quelque chose pour l’obtenir. Fort de ses convictions et des rencontres qui se présentent à lui, l’adolescent ne lâche rien. Il nagera d’un fleuve à l’autre et étudiera les océans, un point c’est tout.

Autant le dire tout de suite : ces deux destins de deux êtres passionnés ne m’ont malheureusement pas… passionnée. Je ne suis pas du tout contre l’introspection, la quête de soi, les questionnements sur son avenir (c’est d’ailleurs un des plus gros moteurs des livres de fantasy et de littérature jeunesse) mais là, pour le coup, ça m’a ennuyée. Pire encore, si je peux m’attacher aux personnalités en quête de réponses dans les romans imaginaires, là, je trouve juste les personnages insupportablement égoïstes et égocentriques, complètement tournés et fermés sur eux-mêmes.
Ils décortiquent – surtout Clive dans Au pays du sans-pareil – quasiment tout et s’écoutent beaucoup trop. Le peintre raté pleure sur son existence, se plaint de sa relative pauvreté (c’est vrai qu’à 300 000 dollars par an, difficile de payer le loyer d’un appartement de 150m² en plein cœur de Manhattan), se questionne sur les sentiments (surtout sur sa libido) qu’il éprouve envers la fille qu’il avait failli culbuter dans une voiture alors qu’il était adolescent et fait une fixette sur ce moment particulier.
Thad m’a paru plus frais, plus naïf – certainement du fait de sa jeunesse – et donc plus agréable à suivre sur la centaine de pages que contient la novella Nageur de rivière (qui donne son titre au « recueil ») mais en même temps, son histoire en elle-même m’a encore moins plu que la précédente.

jim harrisonCe qui me manque surtout dans cette littérature, c’est un but, une intrigue. En imaginaire il y a une quête et généralement une confrontation entre le Bien et le Mal, dans les polars/thrillers il y a une enquête, en jeunesse on aborde finement des questionnements importants pour les plus jeunes, en romance on peut rêver de vivre l’histoire d’amour racontée (même si c’est généralement particulièrement peu crédible)… mais en littérature blanche, on se contente de suivre l’introspection de héros souvent paumés, mal dans leur peau, dans un quotidien particulièrement déprimant.
Alors certes je pourrais me reconnaître dans ces personnages lambda qui témoignent de notre siècle et de ses difficultés. Mais non, ça m’ennuie et ça me déprime. Et surtout, les pages défilent sans qu’on ait une véritable réponse ou avancée notable à la dernière page. Alors certes, les héros semblent avoir évolué et compris des choses sur la vie, sur eux-mêmes… voui, certainement. Mais généralement je me dis « eh ben, 280 pages pour ça… ». Ce n’est pas pour moi.

Malgré tout, et c’est ce qui m’a plu et ce qui m’a permis d’aller au bout de ce petit livre sans trop de problème, j’ai apprécié le style de Jim Harrison, généralement classé en auteur de « nature writing ». Les grands espaces, les descriptions de paysages, moi ça me plaît beaucoup. J’avoue même ne pas en avoir eu assez ici, ça reste très léger. J’aime l’idée que les héros soient liés aux éléments (c’est assez flagrant pour Thad et son amour de l’eau) et que les deux avancent ensemble. Dommage que les personnages prennent trop de place dans ces deux novellas, au détriment de celui que je voulais voir sur le devant de la scène : la nature.
J’ai aimé, bien que l’auteur insère des flash-back qui arrivent comme un cheveu sur la soupe. En effet, le personnage est en pleine introspection, un souvenir lui passe par la tête, il nous le raconte sans nous l’annoncer ce qui peut être un peu brutal parfois, on ne sait plus trop où on est. Mais finalement, on entre sans problème dans le texte, happé par le contexte. Dommage que les « intrigues » ne m’aient pas plu car la manière de les exposer m’avait séduite.

Je découvre Jim Harrison avec ce recueil de deux petites novellas. J’avais très envie de changer mes habitudes de lectures mais j’en ressors mitigée. J’ai apprécié le style de l’auteur et cette incursion dans le genre « nature writing » mais le fond m’a globalement ennuyée. J’ai vraiment trop peu d’empathie pour ces personnages trop centrés sur eux-mêmes, trop éloignés de mes propres questionnements.

Illustration : Portrait de Jim Harrison.

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What’s up weekly ? 2015 – 15 (du 22/06 au 05/07/15)

Bien le bonjour,

Il fait 31° dans mon appartement. J’envisage à nouveau de m’expatrier définitivement en Irlande (maximum 20° sur le pays en ce moment). Plus que 19 jours et c’est les vacances. Plus que 21 jours et je suis à la campagne. On y croit.

♣ ♣ ♣

Les vidéos de ces deux dernières semaines :

Ma Soeurette (danseuse de son état) a partagé cette vidéo dernièrement. La chorégraphie n’est pas aussi extraordinaire que d’autres vidéos que j’ai pu vous partager dernièrement, mais l’ensemble est juste « wow » !

 

Il y a 11 mois, nous nous envolions pour Dublin. Pendant notre tour de l’île, nous avons eu l’occasion de nous trouver à Sligo au moment du Fleadh Cheoil (qui se prononce [Fla Kiol]), le festival annuel de musique et danse traditionnelles irlandaises (dans une ville différente à chaque fois). Très très bons souvenirs. Je viens de tomber sur ces vidéos, en plusieurs épisodes, qui font le tour de plusieurs sessions éparpillées un peu partout dans la ville. La magie de la musique et danse irlandaises… 🙂

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Les acquisitions de ces deux dernières semaines :

what's up weekly 2015 15 service presse albums éditions courtes et longues

Les éditions courtes et longues m’ont contactée il y a quelques jours pour me proposer de découvrir trois de leurs albums et je les remercie infiniment. Le choix a été extrêmement difficile, tous semblent magnifiques. J’ai tenté de varier un peu les auteurs/illustrateurs et les thèmes en sélectionnant les trois que vous pouvez découvrir en photo. Ils sont véritablement magnifiques et valent le coup. Je les ai dévorés et vous invite vous aussi à le faire !
Fanfan de Marie SELLIER et Iris FOSSIER, Heure bleue de Isabelle SIMLER et Fadoli de Marie-France CHEVRON ZEROLO et Mathilde MAGNAN.

 

 

what's up weekly 2015 15 service presse rodolphe fontaine hafid aggoune plon

♣ Moment(s) de vie(s) de Rodolphe FONTAINE. L’auteur m’a gentiment proposé de découvrir son nouveau-né (merci encore !). J’ai déjà eu l’occasion de lire Nostalgie, quand tu nous tues (que j’avais aimé !) et Mortelle tutelle attend toujours dans ma bibliothèque…
Anne F. de Hafid AGGOUNE. Sortie prévue fin août pour la rentrée littéraire 2015, l’occasion de découvrir la plume du très apprécie Hafid Aggoune et de redécouvrir l’histoire d’Anne Frank. Merci aux éditions Plon !

what's up weekly 2015 livres emprunt troc achat bd sf

Niki de Saint Phalle, le jardin des secrets de Dominique OSUCH et Sandrine MARTIN. Emprunt à la bibliothèque, je continue de piocher dans le fonds BD.
Les Enfants de l’O, Tome 3 de Vanessa du FRAT. Oui, je n’ai toujours pas lu le tome 2 mais le premier m’avait tellement plu que je n’ai pas hésité ! Vous pouvez d’ailleurs vous procurer la version numérique de celui-ci pour moins de 1€, aujourd’hui seulement !
Le Science-fictionnaire, Tome 2 de Stan BARETS. Trouvé dans le pilon de la bibliothèque, il s’agit d’un dictionnaire de la science-fiction qui date un peu maintenant (début 90′) mais qui peut servir de base.
Contes des Royaumes, Tome 2 : Charme de Sarah PINBOROUGH. Troc grâce à Troczone. Aujourd’hui quasiment introuvable, je suis bien contente d’avoir mis la main dessus !

J’en profite pour vous montrer les dernières dédicaces récoltées (celle de Jan Van Aal date un peu mais j’avais oubliée de vous la glisser sur le blog et j’ai seulement vu celle de Sophie Audouin-Mamikonian en ouvrant le livre !).

Je ne vous montre pas les deux paquets envoyés par ma petite Maman (des fringues) ni la petite carte de ma meilleure amie Marie… mais je les remercie. 🙂

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Les publications de ces deux dernières semaines :

Le premier roman para-austenien publié (1913) !
de darcy à wentworth sybil g brinton milady

Un premier tome qui m’a agréablement surprise !
contes des royaumes tome 1 poison sarah pinborough milady

Le bilan du mois de juin…
dames baroques collectif éditions du riezles femmes qui lisent sont dangereuses laure adler stefan bollmann flammarionnew victoria lia habel france loisirs

La deuxième et dernière partie de l’Update Lecture du 18 juin…

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Les lectures de ces deux dernières semaines :

J’ai fini de lire et j’ai lu…
le voyage de simon morley jack finney denoël  la survie de l'espèce paul jorion gregory makles futuropolis  totems ils incarnent un peuple ateliers henry dougier  fadoli chevron zerolo magnan éditions courtes et longues
fanfan sellier fossier éditions courtes et longues  heure bleue isabelle simler éditions courtes et longues  la fille de belle tara duncan sophie audouin mamikonian la martinière jeunesse

Je lis…
nageur de rivière jim harrison j'ai lu

Je vais lire…
niki de saint phalle le jardin des secrets dominique osuch sandrine martin casterman  outrepasseurs 1 cindy van wilder gulf stream

♣ ♣ ♣

Je sais que le titre de ce rendez-vous est grammaticalement incorrect. Il aurait été plus juste de dire What’s weekly up ? ou What’s up, weekly ? avec une virgule. Mais je n’aime pas les virgules et je préférais un son [i] final plutôt qu’un [up]. Ce n’est pas une excuse valable mais c’est mon blog, je fais ce que je veux. :p


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[Bilan] Juin 2015

En juin, j’ai lu…

11 livres + 3 morceaux dont :

  • 7 nouvelles séries et 7 one-shot.
  • 7 romans (6 titres imaginaires et 1 roman para-austenien), 1 recueil de témoignages, 1 essai, 3 albums pour enfants et 2 BD.
  • 4 « petites » maisons d’édition.
  • 1 titre en VO.
  • 1 titre termine mon challenge Imaginales de cette année, 2 romans entrent dans le Challenge XIXe et enfin, 1 livre est issue de ma PAL d’été !

  • Trois coups de coeur ce mois-ci, notamment avec deux albums envoyés par les éditions courtes et longues : Fanfan et l’Heure bleue (avec un méga plus-plus pour ce dernier) et grâce au Premier de Nadia Coste qui m’a vraiment transportée. Le troisième album du mois, Fadoli, est également magnifique mais il m’a manqué un petit truc pour l’élever au rang des deux autres ; il est presque parfait… mais presque.
  • Dans des genres complètement différents, j’ai eu vraiment beaucoup de plaisir à parcourir De Darcy à Wentworth, le premier tome des Contes des Royaumes et le recueil Totems. L’Angleterre Regency, la réécriture des contes de fées et le témoignage de 15 personnes incarnant chacun leur peuple… de très bons moments !
  • Je place Le Voyage de Simon Morley un poil en dessous de ceux-là mais un poil au dessus de ceux qui suivront. Bien écrit, hyper immersif, thème intéressant et hyper bien traité… mais des longueurs qui m’ont parfois semblé interminables.
  • Les deux BD Calvin & Hobbes (le tome 17 apparemment) et La Survie de l’espèce m’ont toutes les deux fait sourire, la première assez largement. Malgré tout, aussitôt lues, aussitôt oubliées (ou presque). Quant à l’essai intitulé Les Femmes qui lisent sont dangereuses, je continue à adorer son titre et son thème mais à regretter la légèreté du traitement des oeuvres d’art.
  • Par le sang du démon, que j’avais seulement commencé le mois dernier, reste finalement ma seule « déception » du mois. Bien écrit et pas inintéressant mais pas une histoire qui a su me parler.
  • Quant à mes deux lectures en cours, à savoir La Fille de Belle et le manuscrit secret d’un auteur, je n’en suis qu’aux prémisses… alors je ne peux rien vous révéler encore. Le premier me promet de belles heures de franche rigolade (j’aime déjà beaucoup ce que je lis), le second va m’offrir un texte assez passionnant et hyper prégnant, j’en suis sûre !

Alors ce mois de juin ? Que dire… La routine est légèrement cassée par les sorties avec les copains et copines. On profite des terrasses au soleil bien que la canicule freine un peu mes ardeurs ces derniers jours (plus de terrasse mais des lieux climatisés !). Les journées se suivent et se ressemblent au boulot, ça traîne un peu en longueur cette année et j’attends très impatiemment le dernier jour (je vais malheureusement jusqu’au bout du bout). Toujours le footing (deux fois par semaine) que j’attends toujours avec une immense impatience (peut-être même plus que les vacances !). Vraiment, si je dois retenir un truc positif de juin, c’est ça. Je ne me serais jamais cru capable de courir plus de 3 minutes d’affilée sans m’effondrer et sans rechigner… mais non seulement j’arrive à courir 6 fois 4 minutes (avec une minute de marche rapide entre chaque) et en plus je termine vaillamment par un sprint (et même que je serais contente de faire quelques foulées supplémentaires). Inimaginable il y a quelques années, le sport fait entièrement partie de ma vie et je ne peux définitivement plus m’en passer (samedi matin on se lève aux aurores pour profiter de la fraîcheur et enfin ré-enfiler nos baskets !). J’ai bien cru que le cauchemar des voisins allait reprendre avec l’emménagement de la copine du voisin du dessus mais a priori, ça a l’air d’aller (je suis aux aguets mais j’essaye de me détendre et de ne surtout pas penser à ce qui se passe au dessus de ma tête !). Je me sens bien dans ce nouvel appartement que j’ai totalement adopté et dans lequel j’adore m’installer pour bouquiner avec de la musique en fond sonore. J’ai d’ailleurs définitivement adopté la folk dans mes playlists et je retourne avec plaisir vers les bo de films. Et pour finir sur une dernière touche personnelle positive : j’ai revu un ami de lycée hier… 10 ans depuis le dernier échange ! Et c’était très sympa de se remémorer quelques souvenirs.
Sinon, côté « littéraire »… le blog a fêté ses 9 ans le 4 juin dernier (un concours est encore en cours…). C’est un papy dinosaure mais il se sent bien. Bon moi je me sens un peu vieille et dépassée parfois mais je continue mon bout de chemin sans regarder autour de moi. Je fais à ma sauce et ne me mêle d’aucune histoire touchant la communauté (la blogosphère)… et je me porte bien. De toute façon, il vaut mieux car quand je vois certaines blogueuses lire 30 bouquins par mois, faire 3 vidéos par semaine, avoir 20 000 vues sur leur blog mensuellement… ça me dépite. Je me fais plaisir, je lis 6/7 romans par mois, je tourne une vidéo quand j’ai le temps, j’essaye de ne pas trop regarder les stats… et je me contente de mes quelques 2500 pages lues cette fois-ci encore (dont un peu plus de 500 avec des images – je compte l’essai dedans). Ce petit rythme de croisière me va bien… j’embarque pour le mois de juillet !

♣ ♣ ♣

+19 ! Comme d’habitude, beaucoup trop d’acquisitions (dont 10 services presse…), je suis un cas désespéré !

101 dalmatiens disney pinocchio disney

Et 2 petits dvd…

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Alors ce mois-ci, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup moins varié niveau séries télé et films. Et j’ai regardé beaucoup de conneries. Ce qui monte l’ensemble à 82 épisodes (beaucoup de courts avec mon overdose de Joueur du grenier) et seulement 2 petits films.

L’Amour est dans le pré (oui oui, même pas honte) – Saison 10, épisodes 1 à 8
Cold CaseSaison 2, épisodes 12 à 23 + Saison 3, épisodes 1 à 7
Koh Lanta – 5 épisodes
Joueur du grenier – 45 épisodes
ElementarySaison 3, épisodes 20 à 24

+

La Vie est belle (qui m’a déçue, je m’attendais à vraiment beaucoup mieux) et Pour un garçon (qui m’a divertie sur le moment mais j’ai plus aucun souvenir 3 semaines plus tard !).

♣ ♣ ♣

Et les tops…

Depuis l’ouverture du blog sur WordPress (février 2013) :
 Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 2093 vues
La Dame pâle de Alexandre DUMAS (pas mal !) – 1134 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 931 vues
 La Voleuse de livres de M. ZUSAK (pas mal !) – 893 vues
 Le Journal de Bridget Jones, T. 2 de Helen FIELDING (beurk !) – 810 vues

Le mois passé :
Coeur de Highlander, T. 1 de Demi MCGOWAN (bof…) – 100 vues
Entre chiens et loups, T. 1 de Malorie BLACKMAN (pas mal !) – 83 vues
Le Manoir, T. 1 de Evelyne BRISOU-PELLEN () – 81 vues
Rois du monde, T. 1 de Jean-Philippe JAWORSKI (génial !) – 80 vues
Une Femme de Annie ERNAUX (pas mal…) – 72 vues

♣ ♣ ♣

Et 3 vidéos en juin (d’ailleurs j’attends vos retours 😉 ) :



Rendez-vous en août… je serai à la campagne ! 🙂

 


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[VIDEOS] Update Lecture – 18 juin 2015

Pour éviter l’unique vidéo interminable, j’ai divisé cet « Update Lecture » en deux parties… dans lesquelles je vous présente pas moins de 10 livres :

Une histoire de possession en Irlande, une romance dans l’Ecosse du XVIIe siècle, un pacte avec le démon, le conflit mortel entre deux frères ennemis du Néolithique, le rassemblement de tous les personnages de Jane Austen en un seul roman, un essai illustré sur les femmes qui lisent, une réécriture de contes de fées, un voyage dans le temps, un roman YA dans l’univers de Tara Duncan et un collectif de textes qui fait le tour de nombreux peuples !


 

Et les chroniques déjà rédigées, c’est là :

La Mort peut danser de J.-M. LIGNY 
Coeur de Highlander, T. 1 de D. MCGOWAN 
Anders Sorsele, T. 1 de V. SCHILLI
Le Premier de N. COSTE 
De Darcy à Wentworth de S. G. BRINTON


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De Darcy à Wentworth de Sybil G. BRINTON

de darcy à wentworth sybil g brinton milady
De Darcy à Wentworth
de Sybil G. BRINTON
Milady Romance,
2015, p. 473

Première Publication : 1913

Pour l’acheter : De Darcy à Wentworth

Jane Austen ne nous a laissé que peu de romans à lire et à relire. Sybil Grace Brinton, née en 1874 dans le Worcestershire, a été la première à essayer de remédier à ce la en publiant, en 1913, un roman où se retrouvent tous les personnages de la célèbre romancière pour le plus grand bonheur de ses admirateurs.

♣ ♣ ♣

Fiancée au colonel Fitzwilliam, Georgiana Darcy n’est pas heureuse. Elle révèle son désarroi à sa belle-sœur, Elizabeth, et cette dernière s’empresse d’intervenir afn d’annuler les fançailles. Soulagé, le colonel Fitzwilliam accompagne le couple Darcy à Bath tandis que Georgiana rend visite à la sœur d’Elizabeth, Jane Bingley. Ils vont alors, chacun à leur tour, croiser et rencontrer les héros des autres romans de Jane Austen, d’Emma au capitaine Wentworth. Mais au fil des intrigues, ces personnages hauts en couleur devront afronter maintes épreuves avant de connaître le parfait amour.

Jane Austen inspire aujourd’hui de nombreux auteurs qui se servent de l’univers et des personnages de la célèbre Dame pour créer des suites, des réécritures ou encore des modernisations. Ces austeneries se multiplient et se comptent par centaines. Milady commence doucement mais surement à traduire certaines d’entre elles en français et la maison d’édition nous a dernièrement (le livre est sorti fin mai) fait la surprise de nous offrir le texte de Sybil G. Brinton qui date de, tenez-vous bien… 1913 !
Il semble que De Darcy à Wentworth (Old friends and new fancies en version originale) soit le premier roman para-austenien à avoir vu le jour ! Si l’on peut reprocher une trop grande modernité aux austeneries du XXIe siècle, ce roman-ci se pare d’une certaine désuétude, se rapprochant davantage d’un texte du début du XIXe siècle… ce qui n’est pas pour me déplaire !

Alors par contre, avant d’entrer dans le vif du sujet, je pense qu’une petite précision s’impose. A mon avis, ce livre ne doit être découvert qu’après avoir lu les 6 romans majeurs de Jane Austen. Si vous vous lancez dans l’aventure comme ça, non seulement vous serez spoilés (De Darcy à Wentworth prend place APRES les romans d’origine) mais en plus, vous serez perdus au milieu de tous les nombreux personnages et de l’univers mis en place. J’en parle en connaissance de cause car il y a un seul roman d’Austen que je n’ai pas encore lu – Mansfield Park (mais ce sera réparé cet été) – et j’ai vraiment eu la sensation qu’il me manquait des clefs de compréhension lorsque les personnages de cette histoire apparaissaient.
Parce que non seulement Sybil G. Brinton réutilise les personnages principaux de nos romans favoris (Orgueil et préjugés, Emma, Persuasion…) mais aussi et surtout de nombreuses figures secondaires qui peuvent plus ou moins passer inaperçues dans les textes d’origine (même si les personnages austeniens sont toujours hauts en couleur et donc marquants). C’est donc un plaisir de les voir ici vivre leurs propres aventures et obtenir leurs propres fins heureuses. Parce que chez Brinton comme chez Austen, tout est toujours bien qui finit bien malgré les quiproquos, les malentendus et les retournements de situation.

D’ailleurs, si j’ai un petit reproche à faire à cette histoire c’est justement que les mini-intrigues manquent un petit peu de surprises. Si j’avais pu douter sérieusement du devenir des histoires d’amour en lisant les romans de Jane Austen, je n’ai en revanche ici eu aucun mal à deviner qui finirait avec qui et ce, très rapidement. Alors ai-je appris à voir les ficelles à force de lire des romans du genre (et donc ne serais pas surprise si je découvrais Orgueil et préjugés ou Emma aujourd’hui ?) ou Sybil G. Brinton est-elle un peu moins douée que sa prédécesseuse pour cacher l’évidence ?
Malgré le manque de subtilité, l’ensemble fonctionne parfaitement et c’est un plaisir de suivre les aventures des différents couples : leur rencontre, leur évolution et évidemment l’avenir proposé par l’auteure.

Old_Friends_and_New_Fancies_cover sybil g brintonJ’ai retrouvé avec beaucoup plaisir les deux héros d’Orgueil et préjugés, dorénavant mariés et heureux en ménage. Je trouve que Sybil G. Brinton a assez bien croqué les deux figures et ne les dénature pas. En tout cas, j’ai retrouvé la Elizabeth et le Darcy que je connais (ou que j’aime à m’imaginer). C’est d’ailleurs le cas de la plupart des personnages d’origine, tous fidèles à leur réputation, ils ne nous déçoivent pas.
A part Emma Woodhouse, devenue Emma Knightley. C’est une héroïne généralement mal aimée des lecteurs car beaucoup la trouvent imbue d’elle-même et un peu peste sur les bords. Oui, Emma est une jeune femme pourrie gâtée qui aime contrôler son monde… mais l’année qu’elle passe dans le roman la fait évoluer. Beaucoup. On se rend compte qu’elle tient vraiment à son entourage et ne veut que le bonheur de ses proches, c’est juste qu’elle se plante tout le temps. Elle sait malgré tout reconnaître ses erreurs et sort grandie de cette aventure. Malheureusement, dans cette suite, j’ai eu l’impression de retrouver la Emma du tout début, l’insupportable entremetteuse qui se mêle de tout. Alors non, je ne suis pas d’accord, elle n’est plus comme ça, d’autant plus qu’elle est dorénavant mariée à Knightley qui, je l’imagine, ne doit rien lui laisser passer. En tout cas, c’est ainsi que je le perçois. Je n’ai pas aimé Emma dans De Darcy à Wentworth et ça ne me plaît pas car c’est normalement une héroïne qui m’attendrit beaucoup.
Sybil G. Brinton s’attarde finalement plus sur les figures secondaires des romans de base et leur offre le devant de la scène, pour notre plus grand plaisir. C’est ainsi que l’on voit évoluer la douce et timide Georgiana (petite sœur de Darcy), le trop modeste colonel Fitzwilliam (cousin de Darcy), l’ancienne impétueuse Kitty (une des jeunes sœurs d’Elizabeth), le très convenable James Morland (frère de Catherine, dans Northanger Abbey) et ceux qui m’étaient inconnus jusque là : Miss Crawford et William Price, tous les deux issus de Mansfield Park que je n’ai pas lu. Et vraiment, je le regrette parce que je suis sûre qu’il m’a manqué des éléments pour bien comprendre qui ils étaient, quel était leur passé, leurs attentes, leurs blessures… et c’est vraiment dommage.

L’avantage de cette austenerie c’est que, ayant été rédigée au début du XXe siècle, elle possède encore un je-ne-sais-quoi d’un peu désuet. Alors évidemment, Sybil G. Brinton n’égale pas le style de Jane Austen mais le fait qu’elle soit née et qu’elle ait vécu à une époque dans laquelle régnaient encore des codes sociaux assez précis (différents de ceux de l’époque régence, j’en suis persuadée, mais toujours plus proches de ceux-ci que ne le sont nos habitudes du XXIe siècle), ancre plus naturellement et plus facilement le lecteur dans le récit. Aucun mot, aucune tournure de phrase difficiles ici, mais un petit truc qui diffère de ce que peuvent aujourd’hui écrire des auteurs se basant sur l’univers de Jane Austen, malgré tous leurs efforts d’immersion dans une époque lointaine.

De Darcy à Wentworth est pour moi un bon cru en matière d’austenerie. Je déplore quelques petites longueurs et quelques facilités dans les mini-intrigues mais globalement, les personnages originaux sont respectés… et vraiment, quel plaisir de les retrouver, plus ou moins réunis par des liens assez crédibles, quelques années après les romans de Jane Austen ! Ce n’est pas parfait mais c’est vraiment un bon moyen de prolonger la plongée dans l’univers de notre romancière anglaise préférée… Par contre, attention, je me répète, mais à conseiller uniquement à ceux qui connaissent déjà les œuvres de base !

Merci à Aurélia pour sa confiance renouvelée !