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La Communauté du Sud, Tome 11 : Mort de peur de Charlaine HARRIS

la communauté du sud 11 mort de peur charlaine harris j'ai lu
La Communauté du Sud,
Tome 11 : Mort de peur
de Charlaine HARRIS
J’ai lu,
2012, p. 349

Première Publication : 2011

Pour l’acheter : La Communauté du Sud, Tome 11

Charlaine Harris (née le 25 novembre 1951) est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux. Le premier tome de sa série La Communauté du Sud a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

La série décrit une coexistence entre vampires et humains au cœur d’une petite ville de Louisiane. Au cœur de cette coexistence se trouve le «True Blood», une boisson à base de sang de synthèse qui permet aux vampires de se nourrir. Si certains essaient de s’intégrer, d’autres au contraire, refusent ce sang synthétique et continuent à se nourrir de sang humain. Quant aux humains, la peur de l’inconnu les envahit et le racisme anti-vampires augmente au fur et à mesure que les meurtres se succèdent. Au coeur de ce conflit, l’amour entre Sookie, serveuse au Merlotte’s, et Bill, un vampire.

 Tome 1  Tome 2  Tome 3  Tome 4  Tome 5
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♣ ♣ ♣

Avec son habitude de toujours être dans les mauvais plans, Sookie est témoin d’une attaque à la bombe du Merlotte, le bar où elle travaille. Maintenant que Sam Merlotte est maintenant connu comme métamorphe, les soupçons se tournent immédiatement vers les « anti » locaux.
Mais Sookie suspecte quelque chose d’autre, elle et Sam travaillent ensemble pour découvrir qui est le coupable et les motivations de cette attaque.
Mais son attention est perturbée. En effet, même si elle ne peut pas lire dans les pensées des vampires, Sookie connait bien Eric, son amour et Pam, la « fille » de celui-ci, et elle réalise qu’ils se préparent à assassiner le vampire qui est maintenant leur maître.
Progressivement, elle se retrouve embarquée dans ce complot – qui se trouve être plus complèxe qu’elle ne le croit – et rattrapée par les enjeux politiques du monde des vampires Sookie apprendra qu’elle est plus qu’un pion dans ce jeu, contrairement à chaque humain ordinaire…

/!\ Spoilers sur les tomes précédents ! /!\

La Communauté du Sud est une des premières sagas de « bit-lit » à avoir eu un succès important en France (Anita Blake excepté). J’ai enchaîné les premiers tomes (quasiment les 10) très rapidement, motivée par la diffusion en parallèle de la série télévisée adaptée, True Blood. J’ai fini par me lasser des deux supports (je me suis arrêtée à la saison 4 de la série) ; j’ai grandi, je suis passée à autre chose et j’ai des envies de lectures et des attentes différentes aujourd’hui. Malgré tout, il m’est difficile d’abandonner une saga alors que je l’ai déjà bien entamée (10 tomes lus sur 13) ; il serait dommage de s’arrêter là et de ne pas avoir le fin mot de l’aventure de cette chère Sookie. Alors hop, me voilà lancée dans ce onzième opus, finalement assez contente de retrouver l’héroïne, un peu comme si je renouais avec une vieille amie perdue de vue depuis plusieurs années.

Ce onzième tome m’a divertie et finalement, je n’en attendais pas beaucoup plus. Il est évident qu’une nouvelle fois, Charlaine Harris ne nous propose pas de la grande littérature et je suis d’accord avec la majorité des lecteurs : ce n’est pas un tome extraordinaire et encore moins un indispensable. A vrai dire, il n’y a pas grand chose à retenir et peu d’avancées vraiment majeures pour l’intrigue (à part côté vampires). Et pourtant, il s’en passe des choses à Bon Temps… mais ça semble trop secondaire, trop anecdotique et se résout finalement bien trop vite.
Sookie continue à travailler comme serveuse au Merlotte mais depuis que Sam a fait son coming-out (il a révélé qu’il était un métamorphe), les lieux se désemplissent… et le cocktail Molotov balancé par une des fenêtres ne va pas arranger les affaires ! Crime « racial » en réponse à la révélation sur la nature du patron ou un nouvel ennemi pour Sookie ? La demoiselle a déjà fort affaire chez elle avec les deux faes qu’elle héberge gracieusement. Entre son cousin Claude et son grand oncle Dermot qui se croient tout permis et empiètent largement sur la vie privée de notre héroïne, le quotidien n’est pas de tout repos. Et elle ne peut même pas compter sur son mari-vampire – Erik – qui semble avoir la tête ailleurs et manigance un gros truc avec Pam. Mais quoi ?! Cela a-t-il un rapport avec Victor, leur nouveau maître, et les boîtes branchées – mais douteuses – qu’il a ouvertes aux alentours de Bon Temps ?

Ce onzième opus semble, comme les précédents, fourmiller de mini-intrigues qui partent dans tous les sens et qui impliquent de nombreux personnages plus ou moins secondaires. Malgré tout, la sensation de longueurs et de « désintérêt » est bien présente car on a comme une impression de remplissage. Bien sûr, c’est toujours agréable d’avoir des nouvelles de telle ou telle figure et c’est encore mieux quand l’auteure décide de régler définitivement certaines choses… mais je reste mitigée et suis arrivée au bout de la dernière page avec un sentiment de trop peu.
Finalement, seules les révélations concernant les aïeux de Sookie ont un réel intérêt pour la suite et pour l’intrigue générale (ou en tout cas ce sont les seuls éléments qui m’ont vraiment intéressée, moi). La présence de Claude et Dermot dans le quotidien de notre héroïne apporte quelques éclaircissements, notamment sur le passé de sa défunte grand-mère, qui avait fricoté la première avec des faes. Des mystères trouvent des réponses et les pièces du puzzle s’emboîtent plutôt bien. C’est plutôt pas mal trouvé, dans l’ensemble.
Les problèmes de vampires m’ont en revanche assez peu passionnée, je l’avoue. Pourtant, tout le côté de la manipulation politique n’est pas sans intérêt, mais je n’ai pas été vraiment accrochée. Peut-être que cette petite intrigue arrive trop tardivement dans le texte et reste un peu brouillonne ? Je n’ai pas tout compris en ce qui concerne la prise de pouvoirs de Victor, sa façon de « régner » et pourquoi il souhaiterait éliminer telle ou telle personne. Peut-être aurait-il fallu que je relise les tomes précédents pour avoir tous les éléments bien en main ? Il m’a sans doute manqué quelques clefs de compréhension pour pouvoir profiter de cette intrigue secondaire, intrigue bouclée dans la dernière partie. D’ailleurs, si je n’ai pas tout compris des agissements des méchants vampires, j’ai en revanche bien aimé le combat final, rythmé et explosif. Pas sûre d’avoir su bien tout visualiser des scènes décrites, mais ça bouge et donne un peu de peps à l’ensemble de ce tome qui manquait cruellement de tonus jusque là.
Quant à ce qui se passe au Merlotte – et nous le comprenons ensuite, tout ce qui a trait à une ancienne ennemie de Sookie -, j’ai trouvé ça carrément superflu et vite expédié. Juste histoire de mettre de nouveaux bâtons dans les roues à notre héroïne, juste histoire de corser un peu les choses. Mais concrètement, vu le dénouement expéditif, ça ne sert à rien. Cela dit, on a un dénouement clair et net pour cette histoire et ça, au moins, c’est appréciable.

Je n’ai pas adoré tout ce qui se passe dans ce Mort de peur, je me suis parfois ennuyée mais par contre, je ne suis pas complètement d’accord avec ceux qui reprochent à Charlaine Harris de nous décrire des moments où Sookie prend sa douche et fait le ménage. Alors ok, dit comme ça, ça a l’air « booooooring » et c’est vrai que ce n’est pas forcément captivant.
Mais je pense que ces passages sont là pour nous prouver que malgré son entrée dans un monde fantastique depuis plus de dix opus, malgré sa nature un peu particulière, Sookie est quelqu’un de foncièrement humain et de très sensible à ce qui se trame autour d’elle. Et, quand on est touché – voire choqué – par certaines choses (je pense que si on vivait le quart de ce qu’elle endure, on le serait aussi), la meilleure façon d’encaisser c’est de se plonger dans des tâches du quotidien rassurantes. Parce que oui, faire le ménage, ça vide la tête. Alors oui, c’est un peu chiant de lire plusieurs fois les séances de nettoyage de notre héroïne mais je préfère prendre ces paragraphes pour un retour dans le quotidien d’une personne « normale » et « humaine ».

Personnellement, moi je l’aime bien la petite Sookie. Ok, elle a ce côté énervant qui ne la quitte pas depuis la première ligne du premier tome mais en même temps, je trouve que c’est une nana assez forte, qui a su s’adapter et s’en sortir malgré tous les problèmes rencontrés (et elle en a eu un paquet de m****s) et qui a évolué positivement. Ce n’est pas une héroïne que j’adore mais une figure touchante que j’ai eu plaisir à retrouver après plusieurs années sans la côtoyer (littérairement parlant, s’entend).
En revanche, côté héros masculins, là c’est beaucoup moins glorieux. Si j’aimais beaucoup le côté décalé d’Erik le vampire Viking dans les premiers tomes – un vrai méchant marrant -, il est devenu carrément fade et chiant. Et ce onzième tome ne remonte pas la donne, malheureusement. Il n’est plus drôle, il n’est même plus cynique et il n’est même plus méchant pour être méchant. Il est là sans y être et il déçoit. Et si j’aimais bien sa relation avec Sookie, au début, là ça ne va plus du tout. D’ailleurs, même si les romances en bit-lit ne me plaisent généralement pas, je ne dis pas non à quelques pages d’amooooour… mais là, rien, zéro, nada. Snif.
Je n’ai jamais pu encadrer Bill. Il fait ici une réapparition pour venir en aide à Sookie et m’a juste paru très arriviste-opportuniste. J’ose espérer que Charlaine Harris ne va pas nous remettre le couvert avec le triangle amoureux parce que… non.
J’en viens même à espérer une fin terriblement humaine et banale pour notre jeune héroïne, sans vampires, sans loups-garous, sans métamorphes, sans faes… juste un humain sympa et une vie calme. Les deux prochains tomes me l’apprendront certainement.

Finalement, ce onzième opus fait avancer les choses très lentement sur certains points et en expédient d’autres (des intrigues secondaires) de façon expéditive. Il ne reste plus que deux tomes pour tout boucler, mais en même temps, que reste-t-il vraiment à raconter ? Toutes les créatures non-humaines ont fait leur coming-out (à part les faes qui semblent tramer un truc dans leur club bizarre…), on connaît maintenant le passé de Sookie et le pourquoi de ses dons, reste plus qu’à régler le coup de son futur, notamment amoureux. Erik ou Bill ou Alcide (qui d’ailleurs, fait une mini-apparition complètement inutile ici) ou quelqu’un d’autre ? Je me demande vraiment de quoi sont faits les deux derniers volets de cette série !

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La Communauté du Sud, Tome 10 : Une Mort certaine de Charlaine HARRIS

communautesud tome 10 une mort certaine charlaine harris j'ai lu
La Communauté du Sud, Tome 10 :

Une Mort certaine
de Charlaine HARRIS
J’ai lu,
2010, p. 414

Première Publication : 2010

Pour l’acheter : La Communauté du Sud, Tome 10

Charlaine Harris (née le 25 novembre 1951) est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux. Le premier tome de sa série La Communauté du Sud a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

La série décrit une coexistence entre vampires et humains au cœur d’une petite ville de Louisiane.Au cœur de cette coexistence se trouve le «True Blood», une boisson à base de sang de synthèse qui permet aux vampires de se nourrir. Si certains essaient de s’intégrer, d’autres au contraire, refusent ce sang synthétique et continuent à se nourrir de sang humain. Quant aux humains, la peur de l’inconnu les envahit et le racisme anti-vampires augmente au fur et à mesure que les meurtres se succèdent. Au coeur de ce conflit, l’amour entre Sookie, serveuse au Merlotte’s, et Bill, un vampire.

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« Enfin ! Enfin ma relation avec Eric commence à ressembler à quelque chose ! Après toutes ces épreuves, moi, Sookie, je l’ai bien mérité. Mais hélas, au moment où tout semble aller pour le mieux, voilà que mon entourage se met à me créer de nouveaux problèmes : Sam, Bill et même Eric ! Et la fureur qui a entouré la Grande Révélation des hybrides n’est pas vraiment retombée…  »
Sookie Stackhouse est à peine remise de la révélation de son arrière-grand-père qu’elle doit faire face à un visiteur imprévu : le créateur d’Eric, un vampire venu tout droit de l’Antiquité, accompagné d’un étrange jeune garçon aux moeurs sanguinaires. Et de l’autre côté, entre s’occuper de son couple et gérer sa famille faé, la jeune serveuse de Bon Temps a encore fort à faire…

Depuis ma lecture du tome précédent, Bel et bien mort, en mars dernier, j’attendais ce dixième opus impatiemment. Le neuvième m’ayant déçue (après avoir été enthousiasmée par le huitième), j’espérais que ce dixième volume me réconcilierait avec les aventures de Sookie Stackhouse. C’est donc avec une joie non dissimulée que j’ai appris que j’avais été choisie par la team Livraddict pour participer au partenariat avec les éditions J’ai lu. A peine quelques jours après l’annonce, je recevais le titre dans ma boîte aux lettres ! Alors, heureuse de cette lecture, déçue, pas déçue ?
Et bien… déçue, je suis, malheureusement. Quelques jours seulement après ma lecture, je me rends compte que j’ai déjà oublié beaucoup de choses et que ce dixième tome n’a pas apporté grand-chose… L’intrigue principale est, disons-le franchement, inexistante et les personnages principaux sont la plupart du temps insupportables… heureusement que deux ou trois choses viennent rehausser l’ensemble ; mais cette lecture reste tout de même une grosse déception !

Sookie Stackhouse, toujours serveuse au Merlotte, voit partir avec regrets, Amélia, sa colocataire sorcière. Alors qu’elle broie du noir, seule dans cette vieille maison isolée, son cousin faé – Claude -, lui demande s’il peut emménager, se sentant seul depuis la mort de sa sœur Claudine et le départ de tous ses amis faé. Sookie, très surprise par cette demande, accepte quand même, heureuse d’avoir une présence – quelle qu’elle soit – chez elle. Sa relation avec Eric suit son cours, mais connaît des bas depuis l’arrivée impromptue du créateur romain de son Viking – Appius Livius Ocella – et de la dernière création de celui-ci, un jeune garçon russe de 13 ou 14 ans, Alexeï Romanov (oui, oui, vous avez bien lu !). A côté de ça, Sookie doit jouer la baby-sitter avec Hunter – son petit neveu télépathe -, aider Bill le vampire qui ne se remet pas de l’attaque des faé pendant laquelle il a été blessé avec de l’argent, contrôler une meute de loups-garous venus dans ses bois à la pleine lune pour pouvoir chasser et faire disparaître le cadavre du lycanthrope trouvé sur ses terres… Evidemment, la jeune femme se retrouve au milieu de tout ça, doit jongler avec tous ces problèmes et venir en aide à tout le monde… tout en essayant de rester en vie !
Pour finir par les points positifs, commençons par ce qui m’a le plus dérangée pendant la lecture de ce dixième tome : le manque flagrant d’une intrigue principale ! Charlaine Harris fait se succéder les petites scénettes sans aucun rapport les unes avec les autres et on arrive au bout de ces 415 pages en se demandant ce qu’on a bien pu apprendre pendant cette lecture ! Il n’y a aucun évènement majeur, aucun élément déclencheur. L’auteure tente d’instaurer un semblant d’intrigue principale avec l’arrivée du créateur d’Eric et sa nouvelle créature indomptable ; et une pseudo enquête avec la découverte du cadavre du loup-garou dans les bois de Sookie… mais on n’y croit pas ! Est-ce un tome de transition comme j’ai pu le lire sur internet ? Soit, c’est possible. Mais un tome de transition vers quoi ? Où veut vraiment en venir Charlaine Harris ?

Les personnages forment la deuxième déception ressentie pendant cette lecture. Autant je m’étais attachée progressivement à Sookie après quelques tomes – allant même jusqu’à en faire une copine après le quatrième opus -, autant ici, j’ai juste eu envie de la baffer. On dirait qu’elle ne pense qu’à deux choses, constamment. Le sexe et l’argent. Alors qu’elle n’a pas vu Eric depuis des jours et qu’elle se faisait du souci pour lui (enfin, c’est ce qu’elle nous raconte), elle n’a qu’une envie, lorsqu’elle le retrouve enfin, lui sauter dessus et n’écoute même pas les explications qu’il a à lui offrir ! Elle est bien loin la petite Sookie timide et prude ! Et, alors qu’elle vient de perdre Claudine – sa bonne faé -, elle ne semble pas tellement peinée par cette perte, puisqu’elle ne pense qu’à l’héritage que celle-ci lui a légué ! J’appréciais, dans les tomes précédents, le fait de suivre les pensées de Sookie, mais là, c’était la plupart du temps assez insupportable ! Et Eric !? Mais où est passé Eric le Viking ? Où est le vampire millénaire aux répliques cinglantes et au cynisme prononcé ? Disparu, envolé ! Depuis qu’il est « officiellement » marié avec Sookie, Eric, n’ayons pas peur de le dire, est devenu mou du genou. Et là, c’est vraiment la plus grosse déception de ma lecture car, souvenez-vous, Eric était jusque là mon personnage préféré ! Même Pam, son associée, se ramollit ! Mais heureusement, elle n’a pas encore complètement perdu son sens de l’humour typiquement vampirique ; c’est rafraichissant !
Quant aux autres personnages, rien de bien intéressant à noter, on les survole la plupart du temps puisque, de toute façon, tout est centré autour de cette chère Sookie… Cependant, deux personnages méritent qu’on les cite, car leur personnalité est un peu plus développée pendant ce dixième tome, et, ça m’a plu ! Grâce à son emménagement chez Sookie, on passe pas mal de temps avec Claude, le magnifique faé (qui préfère les hommes mal rasés, malheureusement !), et on se rend compte que derrière sa superbe se cache une vraie solitude. Jason, le frère de l’héroïne, a droit lui aussi, a quelques scènes qui le mette en valeur ; et je suis contente de le découvrir sous un nouveau jour. Claude et Jason sont les plus jolies découvertes de cette lecture !

COMMUNAUTE du sud collection j'ai luPassons au dernier point négatif, et pas des moindres : les problèmes de traduction !!! Plusieurs mots (et surtout des noms propres), ont été modifiés depuis le tome précédent, la plupart du temps pour retrouver leur forme originale (celle présente dans la version anglaise). Alors oui, dans l’absolu, qu’une traduction française adopte les noms propres présentes dans la version originale ça me convient parfaitement ; mais quel est l’intérêt de le faire à partir du dixième tome, seulement ?! Heureusement que j’ai vu la saison 3 de la série télévisée, et donc, que je suis au courant qu’Alcide n’est autre que le Lèn de la version française des premiers tomes… Par contre, ce n’est qu’à la fin de ma lecture, en allant me balader sur le topic consacré à la saga sur Livraddict, que j’ai compris que Tara (qu’on connaît bien dans la série) est en fait la Nickie des tomes précédents… Je n’avais même pas fait le rapprochement !
J’ai également été déstabilisée par la forme des premiers chapitres qui sont très courts (à peine cinq pages pour certains !) et qui ont même un en-tête (par exemple : « Mars. Deuxième semaine »). Heureusement, avec l’arrivée du mois d’avril (vers la page 50), les choses rentrent dans l’ordre et on retrouve la forme « habituelle » (celle observée les neuf tomes précédents), c’est-à-dire une quinzaine de chapitres d’une vingtaine de pages chacun. Ce n’est qu’un détail minuscule, mais ça m’a sauté aux yeux, je vous jure !
J’ai bien cru, avec horreur, que j’allais devoir à nouveau subir les « mots du jour » de Sookie, mais non, elle ne nous offre celui-ci qu’une fois, au tout début ! Ouf ! Les dialogues sont moins vivants et amusants que précédemment (surtout ceux entre Sookie et Eric), et les moments d’introspection de l’héroïne m’ont semblé moins « travaillés » et intéressants qu’ils avaient pu l’être… Cela dit, c’est un tome de bit-lit, donc ça reste facile à lire et distrayant ; c’est rapidement lu… et vite oublié !

Venons-en maintenant aux points positifs (oui, il y en a !). J’ai aimé la scène (qui se situe dans la dernière partie) dans laquelle Sookie (et Jason) assiste à une réunion de loups-garous, et doit jouer la chamane en ingurgitant une drogue. On en apprend un peu plus sur les coutumes des lycanthropes et notamment sur leurs habitudes lorsqu’il s’agit de rendre la justice dans leur communauté ! J’ai également apprécié les quelques scènes et clins d’œil dédiés à la tension qui règne dorénavant entre les êtres humains et les changelings (maintenant traduit en « SurNat »), notamment lorsqu’une petite émeute menace d’éclater sur le parking du Merlotte à cause d’une poignée de fidèles (d’une nouvelle église) manifestant contre la nature du propriétaire des lieux (Sam). La preuve en est que l’homme n’est pas capable d’accepter ceux qui sont différents, quelle que soit cette différence ! Et, même si c’est assez bizarre, j’ai aimé l’explication apportée par Charlaine Harris, en ce qui concerne la « mort » d’Alexeï Romanov, le tsarévitch. C’est plutôt bien trouvé (un peu comme l’explication qu’elle apporte avec Bubba), c’est « amusant » et relie son univers avec le nôtre.
Dernier point positif, et là, il s’agit uniquement de l’objet en lui-même : l’illustration de couverture. Encore une fois, J’ai lu nous offre un joli visuel en apportant un élément nouveau, la pomme (la folie Twilight serait-elle pour quelque chose dans ce choix ?). Ce dixième opus, installé près des précédents, rend vraiment très bien dans ma bibliothèque (bien qu’il y ait un mini couac avec le neuvième tome) !

 Je lirai sans doute la suite, car ce serait bête de s’arrêter après dix tomes (et je suis quand même curieuse) ; mais je ne suis pas pressée et je me demande bien ce que Charlaine Harris nous réserve… J’espère que la suite sera meilleure !

 


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La Communauté du Sud, Tome 6 : La Reine des vampires de Charlaine HARRIS

la communauté du sud tome 6 la reine des vampires charlaine harris j'ai lu
La Communauté du Sud, Tome 6 :
La Reine des vampires

de Charlaine HARRIS
J’ai lu,

2009, p. 410

Première Publication : 2006

Pour l’acheter : La Communauté du Sud, Tome 6

Charlaine Harris (née le 25 novembre 1951) est une romancière américaine. Elle écrit des romans policiers et des romans d’amour paranormaux. Le premier tome de sa série La Communauté du Sud a fait l’objet d’une adaptation en série télévisée en 2008 sous le titre de True Blood.

La série décrit une coexistence entre vampires et humains au cœur d’une petite ville de Louisiane. Au cœur de cette coexistence se trouve le «True Blood», une boisson à base de sang de synthèse qui permet aux vampires de se nourrir. Si certains essaient de s’intégrer, d’autres au contraire, refusent ce sang synthétique et continuent à se nourrir de sang humain. Quant aux humains, la peur de l’inconnu les envahit et le racisme anti-vampires augmente au fur et à mesure que les meurtres se succèdent. Au coeur de ce conflit, l’amour entre Sookie, serveuse au Merlotte’s, et Bill, un vampire.

 Tome 1  Tome 2  Tome 3  Tome 4  Tome 5
 Tome 7  Tome 8  Tome 9  Tome 10 Tome 11 

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« C’est moi Sookie, je suis de retour, mais cette fois, je pars en mission dans la capitale du vice ! La reine des vampires m’a ordonné d’enquêter sur la mort de ma cousine-vampire Hadley. Et quand la reine ordonne… Bonne fille, j’obéis mais l’héritage d’Hadley attise la convoitise.Heureusement, Quinn, mon sublime tigre-garou, m’accompagne dans cette enquête sanglante. »
Sookie Stackhouse a quitté le fin fond de la Louisiane pour la Nouvelle-Orléans et utilise ses talents de télépathe pour enquêter sur la mort suspecte de sa cousine, dont la nature des relations avec la reine est encore trouble… De révélation en révélation, Sookie va rapidement regretter la vie paisible et les vampires finalement si peu terrifiants de Bon Temps.

Sixième tome de la Communauté du Sud, et de nouvelles aventures pour Sookie. On se demande d’ailleurs comment, avec tous ces dangers, elle parvient à rester en vie, elle, pauvre mortelle. Une explication nous est fournie dans ce tome et permet par la même occasion, d’apporter un peu de vraisemblance quant à son sex-appeal démesuré. Un tome moins passionnant que les précédents, mais, par contre, plus travaillé et mature dans le style, me semble-t-il.

L’histoire, pour une fois, ne m’a pas emballée plus que ça. Le prétexte de la mort d’une cousine défunte pour un départ vers la Nouvelle-Orléans m’a semblé un peu sorti de nulle part, comme les évènements se déroulant à Bon Temps dans les premières pages (l’arrivée de la nouvelle serveuse louche, la découverte du cadavre au fond du jardin de Sookie,…). Quant à la conspiration autour de la reine des vampires, l’intrigue ne m’a pas plus divertie que ça. Charlaine Harris remet une nouvelle fois sur le tapis la situation avec la famille Pelt, et ça commence vraiment à m’agacer cette histoire ! Pourvu qu’on en entende plus jamais parler, mais j’ai un doute…
Enfin, n’oublions pas la nouvelle relation de Sookie avec Quinn, le tigre-garou, relation qui ne me fait ni chaud ni froid. Quinn a beau être présenté comme un type tout à fait convenable et même comme un véritable gentleman, je n’accroche pas ; et son rapprochement avec Sookie aurait presque quelque chose de déplaisant… En plus, il y a plein de mystères autour de lui, je sens qu’il cache quelques chose…

Outre ce tigre-garou louche, Charlaine Harris s’appesantit légèrement sur de nouveaux personnages. L’arrivée de ceux-ci a quelque chose de rafraîchissant et est bienvenue pour ne pas que l’histoire s’essouffle. On fait plus ample connaissance avec Sophie-Anne, la reine des vampires, qui fait même l’honneur à Sookie de lui raconter son histoire. On découvre également une nouvelle figure en la personne d’Amélia, sorcière puissante qui risque de prendre une certaine importance dans les tomes suivants. Enfin, l’auteure annonce la présence de nouvelles créatures dans son univers : les demi-démons !

Les aventures de ce tome se déroulent une nouvelle fois très vite, à peine quelques jours ; et prennent place successivement à Bon Temps puis à la Nouvelle-Orléans où Sookie déambule entre l’appartement de sa défunte cousine, le QG de la reine des vampires et même dans les marais pour une fuite endiablée !
Même si l’histoire en elle-même m’a moins séduite, je remarque une amélioration dans le style de Charlaine Harris. Les descriptions gagnent en profondeur et les dialogues semblent plus réfléchis et plus « utiles » (moins employés pour du remplissage de pages). Bien sur, c’est toujours de la bit-lit, donc quelque chose de léger qui se lit très vite, mais il y a des progrès ! En plus, l’auteure nous offre une trentaine de pages supplémentaires par rapport aux volumes précédents (qui en comportaient 375 environ), que du bonheur !
Pour terminer, je regrette quand même les trop longues absences d’Eric, mon personnage préféré (définitivement). Heureusement, les quelques scènes qui lui sont dédiées sont à mourir de rire, je vous en mets d’ailleurs une  (p. 393) qui m’a largement rendu le sourire !

« Soudain, j’ai été projetée au sol, si violemment que j’en ai eu le souffle coupé. Je me suis débattue avec, pour tout résultat, de me retrouver les deux mains immobilisées. J’étais littéralement écrasée sous un grand corps lourd.
– Je te tiens ! m’a dit Eric.
– Bon sang ! Mais qu’est-ce que tu crois être en train de faire, là ?
– Je te protège.
Exalté par l’excitation du combat, il souriait de toutes ses dents, et ses beaux yeux bleus étincelaient comme des saphirs. Eric adorait se battre.
– Je ne vois personne en train de m’attaquer, lui ai-je fait remarquer. Et j’ai l’impression que la reine a autrement besoin de toi que moi. Mais j’apprécie le geste.
Emporté par son élan, Eric m’a embrassée – un long et profond baiser -, puis il a ramassé la tête de Wybert.
– Je roule pour les vampires de Louisiane ! s’est-il exclamé joyeusement, avant de balancer ce truc répugnant avec une telle précision et une telle force qu’il a littéralement arraché à Dreadlocks son épée des mains. »